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L’ACTuALITé PoITou-ChARENTES
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N° 84
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4848
culture scientifque
ENSMA
des cahérales pour le ven
a
u début du
xx
e
siècle, l’industrie de
la souferie voit le jour avec l’essor
de l’aviation. Pour préserver les pilotes
d’essai et pallier les difcultés de l’étude
de l’avion en vol, on décide d’utiliser une
maquette qu’on xe dans un conduit ; puis
on fait circuler de l’air autour. Ainsi naît
le concept de la souferie.
La dimension du parc français est remar-
quable : Saint-Cyr, Lille, Modane, Nantes,
Marseille, Poitiers… Leurs spécialités sont
aussi variées que l’aérodynamique des vé
-hicules aéronautiques, spatiaux, terrestres,bâtiments et équipements sportifs.
C’est l’emblématique souferie bois del’Ensma de Poitiers qui a inspiré ce lm
à Jean Tensi, ingénieur de recherche au
CNRS, dans le laboratoire d’études aé
-
rodynamiques (UMR 6609), auteur du
documentaire, réalisé en collaborationavec le service audiovisuel i-médias del’Université de Poitiers. Le double DVDcontient dans une première partie quatre
lms chronologiques sur l’évolution dessouferies en France. La deuxième partieréunit des interviews et un lm péda
-gogique sur la fabrication d’une petite
souferie destinée aux enfants.
l
’association Orcades publie deuxnouveaux outils pédagogiques surle thème des catastrophes naturelles. Lepremier est un jeu :
Planète… Horizon2050
. Tous les joueurs forment uneseule équipe. L’objectif est de gérer lesressources naturelles et maintenir en vieles populations. Pour cela on dispose d’unstock d’énergie fossile à investir dans lesénergies renouvelables, les forêts, l’entre-tien des richesses. Au bout de chaque tour,le bilan des progrès et dégâts écologiquesdétermine le niveau critique de CO
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dansl’atmosphère et le nombre de catastrophesclimatiques qui en découlent.Ce jeu tout public a été testé sur des groupesd’adolescents accompagnés par des anima-teurs. Il est conçu de manière à les inciterà se concerter sur les tactiques à adopter.
Fanny Gimeno, l’une des responsables de
l’éducation au développement et à la soli-
darité internationale (EADSI) d’Orcades,coordinatrice du jeu, explique : «Il n’y a
pas qu’une seule stratégie possible. J’ai ungroupe qui a décidé par exemple de tout
miser sur les forêts et a ni par manquer
d’énergie. Trouver le bon équilibre est
périlleux.» La victoire est d’autant plusdifcile que, comme dans la réalité, les
événements climatiques surgissent avecune puissance et une localisation aléatoires,qui se décide ici d’un jet de dés. La perte
d’une population signie la n immédiatede la partie. «Certains élèves surpris par
une défaite précoce m’interrogent : Tu es
vraiment sûre qu’on peut gagner ?»
Le deuxième outil proposé par Orcadesest le dossier
Catastrophes «naturelles»
destiné aux élèves de collège et lycée. La
première partie, pédagogique, est structu-
rée sur l’axe comprendre - rééchir - agir.
Exemple : la canicule de 2003 a-t-elle révéléun affaiblissement du lien social et familialen France ? Etait-ce lié à la pollution ?Que faire pour que cela ne se reproduise
pas ? Il n’y a pas de réponse facile, le but
est d’amener l’élève à un questionnement.Une fois dépassée l’émotion première, ontente de raisonner sur les problèmes desociété qui se révèlent. Dans la secondepartie, interactive, exercices et jeux de rôles
initient la réexion sur des problématiques
transversales, telles que : les inégalitéssociales sont-elles des facteurs aggravantsface aux risques naturels ? Le groupe, guidépar un animateur, mène un débat mouvant,modèle facilitant la prise de parole par laminorité et permettant de construire unargumentaire collectivement.Jérôme Martin, deuxième responsableEADSI, organise la création, la diffusion et
la formation sur le dossier. «Nous souhaitons
que les enfants en parlent avec leur familleet fassent de la prévention. Aujourd’huil’enjeu n’est plus seulement d’informer lesgens mais de les responsabiliser, montrerl’exemple, leur faire prendre consciencequ’ils sont porteurs des solutions. Cela passe
par l’information auprès des jeunes.»
Aude Debenest
www.rcades.cm
oRCADES
des jeux pour comprenre
Le récit est ponctué de témoignages des
«compagnons bâtisseurs» qui racontentavec erté et nostalgie l’aventure à laquelle
ils ont participé et soulignent l’importance
de continuer à utiliser les souferies.
L’informatique, loin de les avoir condam-nées, en est devenue complémentaire. Les
essais en souferie demeurent une étape
indispensable entre les calculs et les essaisen conditions réelles.
A. D.
Avan ’êre insallée à Poiiers, lasouferie bois avai rouvé refuge ansune chapelle e toulouse en 1940.
J e a n T e n s i
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