Symposium International : Qualité et Maintenance au Service de l’Entreprise QUALIMA01 - Tlemcen 2004
D’autres dérogations sont envisagées, telles relatives à l’indication de la liste desingrédients, la quantité nette du produit ainsi qu’au mode d’emploi de ce dernier. Selon ladoctrine5, il est vrai que les termes évoqués sont trop vagues ce qui pourrait éventuellementêtre interprété au profit de professionnels malintentionnés et peu scrupuleux6.Il convient toutefois d’exclusse de ces lacunes, le secret de fabrication d’un produit parexemple, et la dérogation est tout a fait légitime.
1.2.1-Les informations sur les prix et les conditions de vente
Dans le cadre de la protection assurée par le législateur algérien au consommateur, deuxtextes fondamentaux sont mis en œuvre et combinés ; il s’agit de la loi 89-02 relative à laprotection du consommateur et l’ordonnance 95-06 du 25 janvier 1995 relative à laconcurrence. En effet, l’article 53 de cette dernière précise que : « La publicité des prix estobligatoire. Elle est assurée par le vendeur à l’effet d’informer le client sur les prix et lesconditions de vente des biens et services ». le but essentiel de cette disposion estl’information impérative du consommateur sur les prix. La publicité des prix est une règle d’ordans le jeu de la concurrence. C’est d’ailleurs le leit motiv des consommateurs « choisir lemeilleur rapport qualité/prix pour les produits mis sur le marché.Dans la pratique algérienne, la publicité des prix n’est pas toujours assurée, d’ailleurs, enviolation des dispositions légales.C’est pourquoi le vendeur annonce souvent des prix –avec une bonne marge de différence-selon la tête du client !Le défaut de publicité des prix est pourtant puni par une amende (article 51 de l’ordonnance95-06). Les services de répression de la fraude ne font pas de cette publicité leur cheval debataille, ayant d’autres priorités (défaut de facture ou contrefaçon) pourtant, éduquer lescommerçants à ces pratiques demeure une vertu contribuant efficacement à la transparencedu marché7.
1.2.3 L’obligation d’utiliser la langue nationale
l’article 5 du décret 90-367 prévoit :« Les mentions d’étiquetage doivent être visibles, lisibles et indélébiles. Elles sont rédigéesen langue nationale et à titre complémentaire dans une autre langue ». la question de laseconde langue se pose bien évidemment. Et compte tenu du fait de l’utilisation quasi-généralisée de la langue française, il aurait été souhaitable de préciser que cette langueserait pour le moment la langue française, car nous ne voyons aucune utilité à utiliser lalangue turque ou chinoise inconnues du grand public.
1.3 Sanction de l’inexécution de l’obligation d’information
selon le droit commun le manquement à l’obligation d’information du consommateur exposele contrat à la nullité (dol, erreur sur une qualité substantielle). Le code pénal quant à luiprévoit une peine d’emprisonnement et/ou une amende (article 429 du code pénal) pourtromperie.A cet égard soulignons que le droit de la consommation, branche du droit des affaires,combine les règles de droit commun (civil ou pénal) ainsi que des dispositions spéciales.
5
D. ZENNAKI : op.cit.
6
le texte prévoit que la dérogation est sollicitée du ministre chargé de la qualité.
7
Hadjira DENNOUNI : « La loi sur concurrence et la protection du consommateur », séminairenational sur la protection du consommateur 14 et 15 mai 2000, faculté de droit, Oran
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