Plusieurs philosophes ont tenté de répondre à ces questions, ce qui aconduit à l’émergence de plusieurs théories de la connaissance. Parmi celles-ci nous citons le réalisme, le phénoménalisme, le rationalisme, l’empirisme, lesensualisme, le constructivisme, l’associationnisme, etc. Une grande partiedes travaux effectués par les tenants de ces théories sont consacrés àl'analyse de la connaissance, c'est-à-dire à la détermination des conditionsnécessaires et suffisantes pour cette connaissance. Il s'agit plus précisémentd'établir quelles relations entretient la connaissance avec la croyance et lavérité, et quelles
procédures de justification
permettent de distinguer unesimple croyance vraie qui peut l'être que par accident d'une véritableconnaissance. Si l’on considère la connaissance comme une croyance vraie et justifiée, alors la condition de justification serait de baser ses croyances sur debonnes raisons.Le
rationalisme
, doctrine selon laquelle la raison discursive est la seulesource de connaissance réelle, et
l’empirisme
qui est la doctrine qui affirmeque l’expérience sensible est la seule source de toute connaissance validesont des théories
fondationnalistes
dans le sens où elles croient qu’unepartie de nos connaissances sert de fondement pour toutes nos autresconnaissances. Par exemple, les cinq postulats d’Euclide, que l’on ne peut pas justifier, servent de base à toute la géométrie euclidienne. Toute connaissanceen géométrie euclidienne peut être construite à partir de ces cinq postulats.Dans ce sens, une connaissance est soit une
connaissance de base
, soitune
connaissance inférée
d'une autre connaissance de base. Les
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