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La Rotonde - Édition du 9 septembre 2013

La Rotonde - Édition du 9 septembre 2013

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Édition du lundi 9 septembre 2013 | VOLUME LXXXII N
O
1
- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -
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Ouverture de lasaison de football
FRAIS DE SCOLARITÉ
LES HAUSSES,À JAMAIS?
Premier Pow-wowà l’U d’OPage 7Page 11
ILLUSTRATION : Nicholas DuBois
 
L
ÉDITORIAL
Ghassen Athmni | redaction@larotonde.ca
9 SEPTEMBRE 2013
www.larotonde.ca
2
L
Ghassen Athmni
 Rédacteur en chef  
Une question qui en soulève surement beaucoupd’autres et qui semble embarrasser, voire hébéter, cet étudi-ant lambda, qui sans vouloir déclarer la guerre aux haussesest dénitivement rustré et oppressé par le ait qu’on lalui impose. Mais ace à l’escalade (et c’est le cas de le dire)qui s’est (re)produite au début de cet été, il est absolumentnécessaire de commencer à trouver des réponses et sur-tout à en donner. Visiblement scandalisés par la présenced’une poignée d’étudiants venus exprimer leur désaccordlors de la réuniondu 27 mai dernier,les gouverneurs del’Université d’Ottawa(U d’O) ont choisid’enreindre toutes lesprocédures en matièrede onctionnementdes bureaux décision-naires, toute l’éthiqueindispensable à toutorgane de ce type etpiétiner le principe detransparence en optantpour un vote par cour-riel. Une manœuvredont l’objecti était deorcer l’approbationdu budget 2013-2014de l’U d’O, qui prévoitune hausse de 3 % desdroits de scolarité desétudiants canadiens etdes résidents perma-nents, et de 10 % (soitprès de 2000 dollars!)pour ceux des étudi-ants internationaux.
Le cœurdu problème
On ne pouvaittout de même pass’attendre à autrechose de la part d’untel corps. Au sein duBureau des gouver-neurs, la position dom-inante est quand mêmeacile à deviner à lalecture des noms et des onctions ac-tuelles ou antérieures de ceux qui lecomposent. Ce qui nous amène inévi-tablement à nous poser des questionssur l’intérêt de conérer le pouvoir dedécider du budget et donc de la hausseà un tel organe qui, en plus et de l’aveude certains de ses membres, n’a mêmepas débattu la question, mais s’est con-tenté de quelques consultations qui,bien entendu, ont prouvé le caractèrevital de l’augmentation des rais pour une université dontl’excédent budgétaire, à en croire les rapports ociels, sechirent en plusieurs dizaines de millions de dollars.D’un autre côté et malgré la présence des représent-ants de la FÉUO et de la GSAÉD, le Bdg agit en étant com-plètement isolé de la population étudiante. Qu’il publie sesprocès-verbaux ou des vidéos n’est clairement pas susantpour interagir avec celle-ci. Il est inadmissible que ceux quidécident pour les étudiants et infuencent radicalement leurparcours et leur expérience à l’université et au-delà, queceux qui détiennent ociellement un pouvoir déterminantsur le montant de la dette uture de chaque étudiant, soientde paraits inconnus pour la majorité de ces derniers.
La susance de la FÉUO
De leur côté, les représentants étudiants dénoncent,s’abstiennent de voter, tiennent des discours enfam-més lors des réunionsinternes du Bureaudes gouverneurs danslesquels ils ne ménagentaucunement leurs con-rères du dit bureau (cequi, à déaut de pouvoiren tenir dans des as-semblées générales, estquand même à saluer)mais aucune praxis tan-gible ne semble suivre, où alors on nous la cache trop bien,peut-être au milieu des caricatures de estivités de la Se-maine 101. La représentante de la GSAÉD a quant à elleclairement armé avoir voté contre mais n’est pas caté-gorique à propos de la comptabilisation de son vote, vuqu’elle a voté une minute avant la clôture ce qui révèleau moins des lacunes au niveau de l’organisation ou de latransparence, ou des deux, au Bureau des gouverneurs.Dans le cas où sa voix a été prise en compte, elle constituele seul « non » enregistré lors du scrutin électronique.
Le besoin pressant d’actions efectives
Pour rompre avec l’attentisme et parce que la lutte contrela hausse des rais de scolarité n’est pas ponctuelle et nese résume pas à l’opposition épisodique à des décisions del’université, qui plus est interviennent après la n du se-mestre d’hiver, alors quele plus gros des eectisétudiants est déjà loin,ou une parade annuelleou semestrielle dont lesrépercussions sont totale-ment nulles, il est essen-tiel que les associationsétudiantes qui souhaitents’engager dans ce com-bat élaborent un pland’action sur le court etle long terme. Il est aussiprimordial de soulignerque c’est carrément vainde vouloir entrepren-dre une telle besognesans tenter d’y mêlerplus d’eectis (parmiles étudiants et le corpsproessoral). Dans uneperspective plus large, ilserait intéressant de con-juguer la lutte contre lesrais à d’autres luttes, surle campus et en dehors,à Ottawa et au-delà and’acquérir du soutien.
Le simulacrede victoire
D’aucuns ont l’air dejubiler à l’égard de ladécision d’entériner unehausse de 3% seulementpour 2013-2014 alorsqu’il était prévu que cesoit le cas jusqu’en 2017.Que ceux-là se détrom-pent, cela ne représenteaucune garantie, au contraire. Il est tout à ait envisageableque ce pourcentage soit revu et augmenté, surtout au vudes méthodes du Bdg. Le ait que les gouverneurs aientlimité la décision à cette année peut touteois être exploit-able si les associations et organisations qui veulent se bat-tre sur ce terrain ont preuve de prévoyance et trouvent lesmoyens d’être plus ecaces et d’avoir plus sur le campus.L’exécuti de la FÉUO ne doit pas s’arrêter à la dénonciationparce que l’expérience nous a appris que cela ne changeaitrien au cours des évènements. Il ne doit pas non plus secontenter de simulacres d’actions qui ne menacent en rienl’ordre préétabli des choses. La seule voie qui pourrait men-er à une avancée sur cette question est celle qui avait étéempruntée par les indignés du 27 mai, simplement il mesemble qu’il ne aut plus attendre une séance du Bdg pourreprendre cette voie, et qu’il aut se préparer à une lutte delongue haleine pour parvenir à renverser la tendance.
Comment combattre les rais de scolarité?
Il est inadmissible que ceux quidétiennent un pouvoir déterminantsur le montant de la dette futuredes étudiants soient de parfaitsinconnus pour la majorité de cesderniers
 
ACTUALITÉS
William Felepchuk et Vincent Rioux (intérim) | actualites@larotonde.ca
9 SEPTEMBRE 2013
3
www.larotonde.ca
Vincent Rioux
Cochef de pupitre 
Comme à chaque an-née, la rencontre du Bu-reau des gouverneurs (Bdg)de l’Université d’Ottawa(U d’O) qui a lieu en mai,doit entériner le budget del’Université. Or, le 27 maidernier, devant près d’unecentaine d’étudiants venusmanifester leur désaccordface à la hausse des frais descolarité prévue dans le bud-get de l’année 2013-2014, lesreprésentants du Bdg, gênés par la présence des étudi-ants, ont repoussé le momentdu vote pour le remettre à la
n du mois de juin.
Quelques semaines plus tard, les membresdu Bdg ont entériné le budget par messagerieélectronique. Par le fait même, ils ont acceptéune hausse des frais de scolarité de 3% pourles étudiants canadiens et une hausse de 10%pour les étudiants internationaux.
Les représentants étudiantsdénoncent le vote en catimini
 À la réunion du Bdg du 25 juin 2013, lareprésentante étudiante du premier cycle auBureau, Nicole Desnoyers, a vigoureusement
dénoncé le vote par courriel, le qualiant
« D’absolument dégoutant. Il arrive que lesgens ne soient pas en accord avec vos déci-sions […] mais n’allez pas vous cacher com-me des lâches derrière votre ordinateur pour voter », a lancé Mme Desnoyers à l’endroitde Robert Giroux, président du Bdg. MonicaGattinger, représentante du corps professoral
au Bureau, en a aussi proté pour exprimer
son « malaise » par rapport à cette démarche.Les trois représentants étudiants au Bdg, ainsique Mme Gattinger, se sont opposés au votepar courriel.Pour M. Giroux, « tant que le [Bdg] fera faceà de l’intimidation et de l’obstruction, en tantque président, je vais prendre les mesuresnécessaires pour que le Bureau puisse fonc-
tionner normalement », s’est-il justié.
Une hausse sur un anau lieu de quatre
Une demi-heure avant la réunion du 27 mai, lerecteur de l’U d’O, Allan Rock, fait volte-faceet envoie un courriel à Anne-Marie Roy, pré-sidente de la Fédération étudiante de l’U d’O(FÉUO), pour l’aviser que la hausse des fraisde scolarité, prévue à l’origine pour les quatre
prochaines années, sera nalement seulement
pour l’année 2013-2014.Pour Mme Roy, malgré qu’elle trouve que c’est« quand même poche » et qu’elle se dise « pascontente » parce qu’elle ne veut pas de haussedu tout, elle croit que la nouvelle approche deM. Rock est de meilleure augure puisqu’au «moins on peut avoir un débat et une discus-sion avec l’Université cette année ». Malgréce revirement de situation, Mme Roy croittout de même que l’Université compte aug-menter ses frais de scolarité pour les quatreprochaines années.Depuis 2010, l’U d’O a accumulé des excé-dents budgétaires à hauteur de 125 millions dedollars. Rappelons qu’une lettre réclamant unebaisse des frais de scolarité avait été envoyéeaux membres du Bdg au printemps dernier.Les signataires étaient la Coalition ontariennecontre les hausses (COCH), l’Associationdes professeurs de l’Université d’Ottawa(APUO), l’Association des étudiant.e.s. enétudes autochtones et canadiennes (AÉÉAC),l’Association des étudiant.e.s en service socialde l’Université d’Ottawa (ADESS), le Centred’équité en matière des droits de la personnede la FÉUO, le Centre pour étudiant.e.s ayantun handicap de la FÉUO, le Centre de dura-bilité de la FÉUO, le Département des cam-pagnes de la FÉUO, les membres de l’exécutif de la FÉUO, les membres de l’exécutif duSCFP, section 4943 et le Syndicat canadien dela fonction publique, section 2626. Rappelonsaussi que l’U d’O avait haussé les droits descolarité de 4,3% pour l’année 2012-2013.
Droits de scolarité
Les gouverneurs entérinent une énième hausse
 
L’U d’O augmente les frais de scolarité de 3 % pour l’année 2013-2014
Des étudiants ont maniesté contre la hausse des rais de scolarité le 27 mai dernier.PHOTOS : Archives

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