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L’ACTUALITÉ POITOU-CHARENTES 
 N° 80 
80
Du questionnement intimeà l’investigation numérique
culture scientifique
L
résidence à l’Espace culture multimédia(ECM) de Poitiers, du 11 au 16 février2008, pour préparer leur prochaine créa-tion
Tant de jours coulés au fond du corps
.A travers les interrogations sur l’emploide l’outil numérique se joue la manièredont le corps du danseur va «résonner»durant le spectacle. Fancis Plisson cher-che. Depuis son passage au Lyon OpéraBallet, le chorégraphe croise les pratiques,entreprend de nouveaux dispositifs scéni-ques, et surtout interroge sans relâche lerapport intime qui se joue entre danse etmusique. L’outil numérique est venu ré-cemment compléter sa palette. Alors, du-rant la résidence à l’ECM de l’EspaceMendès France, il explore cette voie. Sirien n’est encore définitif, il sait déjà quelsécueils il souhaite éviter : «L’outil numéri-que est une nouvelle donne dans le rapportdanse-musique. Mais mon sujet ce n’estpas la virtualité.» Une figure le repousse,celle de «l’homme bionique», produit d’unerelation trop mécanique et évidente entrele geste produit par le danseur et sontraitement sur le plan sonore. «Le pro-blème de l’homme bionique, c’est bienqu’il soit visible en tant que tel.» Or, ce quiintéresse davantage Francis Plisson se si-tue dans le décalage et la spontanéité.Dans ce registre, il a trouvé un bon com-plice en la personne de Carlos Zingaro.Après
 L’écho de mon corps répété dans lebattement d’une aile murmurante
, c’est ladeuxième collaboration entre le musicienportugais, expérimentateur enthousiaste,et le danseur tourangeau. Ensemble ilsinterrogent ce fil qui relie leurs deux dis-ciplines et s’inventent de nouvelles for-mes de captation. Ils travaillent en «trompel’oreille», c’est-à-dire en évitant l’illus-tration directe. Sur le plan acoustique, celase traduit notamment par un travail avecun sol sonore, l’enregistrement de la res-piration du danseur, ou encore un microplacé au niveau de la hanche afin de capterles pliures du corps.Francis Plisson cherche et, au terme de sarésidence, il a déjà une certitude quant àla spatialisation. L’adepte des «écrituresà forme ouverte» a tranché en faveurd’une installation-spectacle, délaissantl’option plus classique de la représenta-tion frontale. «Cette configuration memet dans un autre état par rapport au son.Celui-ci deviendra le point central et lesgens tourneront autour. Cela permet defaire un autre type de spectacle.» L’objetde cette résidence à l’ECM est bien detravailler sur l’interactivité et de perce-voir comment le corps devient un instru-ment aux possibilités redéfinies par letraitement sonore en temps direct réalisépar Carlos Zingaro, et la programmationvisuelle signée Kamal Hamadache. Danscette démarche, architecture de l’espaceet du corps se renvoient sans cesse l’une àl’autre. La création a débuté en octobre2007 et a pris pour point de départ unerésidence à l’abbaye de Noirlac (
XII
e
siè-cle). Des images de pierres issues de cecadre seront utilisées lors de la représenta-tion. Le corps, dont il est question dans lafuture création, a lui aussi une histoireparticulière. C’est avant tout celui d’undanseur de 47 ans nommé Francis Plisson.Après s’être consacré exclusivement auxprojets d’autres chorégraphes pendant troisans, l’artiste est revenu à des problémati-ques personnelles sans limiter son proposà sa seule silhouette. La délicate questiondu vieillissement, il l’interroge aujourd’huien compagnie de deux autres danseurs«matures» : Stéphane Imbert et FabrizioPazzaglia. Dans ce travail autour d’un étatintime, une question demeure : «Com-ment faire passer la danse sans utiliser laprouesse ?» L’emploi sans artifice del’outil numérique, voilà l’option choisiepar Francis Plisson.
Alexandre Duval 
Tant de jours coulés au fond du corps 
.,première le 3 septembre 2008 au Centrechorégraphique national de Tours.
e chorégraphe Francis Plisson et sacompagnie Marouchka étaient en
BLOG DES AUTEURS
Parmi les écrivains et artistes quicollaborent à
L’Actualité 
, il y a despionniers du Net comme FrançoisBon qui a créé remue.net puiswww.tierslivre.net, et d’autres quin’ont même pas de courriel. C’est lecas d’Alberto Manguel qui, pourtant,se retrouve depuis peu sur le Netgrâce à des amis libraires deHambourg qui lui ont concocté unsite très complet :www.alberto.manguel.comPour en savoir plus sur l’auteur dusafari historico-gastronomique enPoitou-Charentes :www.glenbaxter.comPour suivre le travail desphotographes :http://marcdeneyer.comwww.claudepauquet.frwww.thierrygirard.comwww.sebastienlaval.com
CINÉMA, INTERACTIVITÉET SOCIÉTÉ
A l’initiative de l’Ecole européennesupérieure de l’image, un séminaireinternational réunira plusieursgénérations d’artistes et dethéoriciens sur le thème «Cinéma,interactivité et société», à Poitiersdu 18 au 20 novembre.
LA BIOSPHÈREDE L’ANTHROPOCÈNE
Jacques Grinevald était invité parl’Espace Mendès France au premierséminaire sur le développementdurable (entretien sur ladécroissance soutenable dans
L’Actualité 
n° 63, janvier 2004).Il vient de publier
La Biosphère de l’Anthropocène. Climat et pétrole, la double menace. Repères transdisciplinaires (1824-2007) 
, éd.Médecine & Hygiène, 292 p., 30
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La sieste «décomplexée»D
temps. Pourtant les bienfaits de ce tempsde repos sont incontestables. L’EspaceMendès France de Poitiers met donc lasieste à l’honneur du 21 au 26 avril 2008en relation avec les Contrebandiers dutemps (Marie-Pierre Thomat et ArnoTartary), le lycée de l’image et du sond’Angoulême et le Greta Charente. Enouverture et dans le cadre d’un repas (20
), 50 personnes assisteront à la perfor-mance artistique
 Nappening One
du cou-ple Thomat-Tartary. Le docteur et«somnologue» Eric Mullens et FrancineHarmandon, médecin du travail, présen-
TUMULUS DE BOUGON
A partir du 7 juin, le musée destumulus de Bougon présente«Aux origines de Pharaon», uneexposition conçue en partenariatavec le musée d’archéologienationale de Saint-Germain-en-Laye.
ROC-AUX-SORCIERS
A Angles-sur-l’Anglin, le Centred’interprétation du Roc-aux-Sorcierspermet de découvrir la reproductionde la superbe frise magdaléniennesculptée dans un abri sous roche dela commune il y a environ 15 000ans. Le site est connu despréhistoriens du monde entier maisil n’a jamais été ouvert au publicpour des raisons de conservation.
l’année. C’est le cas des affiches duCinématocrac réalisées durant les années1970. Alors comment retrouver une an-née ? Prenons l’exemple de l’affiche pu-bliée en page 72 : quelles sont les annéesqui possèdent un mercredi 19 mars ?Voici les explications données par EricChapelle, animateur scientifique à l’Es-pace Mendès France.Pour trouver la solution il est préférabled’utiliser la lettre dominicale. Elle estmentionnée sur le calendrier du facteur.Voici la règle : le 1
er
jour de l’annéeporte la lettre A, le 2
e
la lettre B, jusqu’àla lettre G ; la lettre du 1
er
dimanche estappelée lettre dominicale. Chaque an-née, la lettre dominicale diminue d’unrang, sauf l’année suivant une annéebissextile où deux rangs sont passés(elle porte alors deux lettres : 2008 estune année FE).Dans le cas d’une année ordinaire, le 19mars est le 78
e
jour de l’année. Le mer-credi arrive 3 jours après un dimanche.Ainsi, les années recherchées ont leur 75
e
 jour ou leur 5
e
jour de l’année un diman-che (car 75 jours = 10 semaines + 5 jours)donc de lettre dominicale E.Dans le cas d’une année bissextile, le 19mars est le 79
e
jour de l’année. Le 76
e
ou6
e
jour de l’année doit être un dimanchedonc de lettre dominicale FE.Depuis 1964, les années 2008, 2003,1997, 1986, 1980, 1976 et 1969 sont delettre dominicale E ou FE et possèdentdonc un mercredi 19 mars. Puisque l’af-fiche a été réalisée durant les années1970, l’année est obligatoirement 1976 !
En quelle année ?P
arfois, les affiches qui annoncentun spectacle ne mentionnent pasteront les vertus thérapeutiques du petitroupillon lors d’une conférence organi-sée le 22 avril à 20h30. Enfin sur le thèmede
 L’île aux oiseaux 
, des séances de sies-tes sonores se dérouleront quotidienne-ment au planétarium à 13h30 et 15h,supervisées par le compositeur et direc-teur artistique Georges Beaux.
culture scientifique
ans notre société, la sieste est sou-vent perçue comme une perte de
   A   l  e  x  a  n   d  r  a   P  o  u  z  e   t
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I
CENTRE INTERNATIONAL DE LA MER
Panama, l’épopée d’un canal
culture scientifique
L’exposition, présentée à la Corderieroyale de Rochefort du 11 avril au 4 janvier 2009, retrace l’odyssée de la cons-truction de cet ouvrage gigantesque, quiouvrit, à partir de 1914, une nouvellevoie, plus courte et plus sûre, au com-merce maritime international.Sons, images et documents d’époqueentraînent le visiteur dans les pas despionniers du canal, ceux qui se sont frayéun passage dans la forêt tropicale, ceuxqui ont creusé la montagne. Puis il esttransporté, au travers de films, de photo-graphies et de bornes vidéos, au cœur duchantier titanesque, qui fut lancé en 1879par les Français, sous la direction deFerdinand de Lesseps, puis stoppé à mi-parcours en 1887, sur fond de difficultésrencontrées dans les travaux, et de scan-dale politique et financier. La construc-tion sera reprise en 1904 par les Améri-cains et le canal sera inauguré en 1914.Dès son ouverture, le canal de Panama aconnu un énorme succès. Aujourd’hui,plus de 14 000 navires l’empruntent cha-que année. Face à l’accroissement dutrafic et à l’augmentation de la taille desnavires, les autorités de Panama ont en-trepris, depuis 2007, d’élargir le canal etde modifier les écluses. Une mappemondeinteractive dessine les routes maritimesmajeures et les principaux passagesd’aujourd’hui, illustrant les nouveauxdéfis actuels.
Exposition à la Corderie royalede Rochefort, du 11 avril 2008au 4 janvier 2009. Tél. 05 46 87 01 90www.corderie-royale.com
ncroyable canal, qui relie deux océansen passant par-dessus les montagnes !
Travaux dans laCulebra, janvier1912.Porte-conteneursdans la Culebra.
   A  u   t  o  r   i   t   é   d  u  c  a  n  a   l   d  e   P  a  n  a  m  a   A  u   t  o  r   i   t   é   d  u  c  a  n  a   l   d  e   P  a  n  a  m  a
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