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La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 30 juin 2009

La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 30 juin 2009

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ÉCONOMIE
ÉCONOMIE
Risque d’inflation ou destagnation ? 
Page 7 
FINANCE
FINANCE
Les « excès de la finance »vont-ils se poursuivre ? 
Page 7 
DROITS HUMAINS
DROITS HUMAINS
Survival demande le retrait dessociétés pétrolières au Pérou. 
Page 8
AFRIQUE
AFRIQUE
Nouvelle alerte pour la protectiondes gorilles. 
Page 10
Page 2 ................ InternationalPage 3 ................ InternationalPage 4 ............................ ChinePage 5 .............................. ChinePage 6 .............................. ChinePage 7 ....................... ÉconomiePage 8 ................... Droits humainsPage 9 .................. Nouveau regardPage 10 .................. EnvironnementPage 11 ................................. Petites annoncesPage 12 .............................................. Outre-merPage 13 ................................................... SociétéPage 14 ...... Santé et bien-êtrePage 15 ................. Art de vivrePage 16 ......................... Culture
P. 9
Nouveau regard
Les coursesde boeufstirantsDe la NouvelleVague au cinémanumérique
P. 12
Guadeloupe
P. 16 
Culture
Le cerf-volant,vecteur millénairede magie
Somalie
P. 3
Amériques
P. 3
L’Inde a accepté le 12 juin deretirer ses troupes des zonesinhabitées du Jammu et Cache-mire, un geste sans précédentporteur d’espoirs de détenteavec le Pakistan. L'
India Times
 n'hésite pas à titrer
Le vent duchangement 
.
L
'annonce a été faite par Palaniap-pan Chidambaram, le ministre del’Intérieur indien, lors de sa visitedans la région, alors que le sous-secré-taire d’État américain William Burns étaiten visite dans le pays au même momentet que des centaines de Kashmiri protes-taient contre le meurtre de deux femmes,attribué à des paramilitaires indiens.Ce que propose l'Inde est rien moinsque de se diriger vers un retrait del'Armed Forces Special Powers Act(AFSPA), texte du Parlement indienappliqué au Cachemire depuis 1990 etpermettant aux forces indiennes opé-rant dans la région de tirer sans somma-tion, d'arrêter des suspects sans mandatet de jouir d'une immunité – ou impunité – totale.
« Nous avons décidé de ceci il y adeux mois quand nous en avons parléavec le ministre en chef [du Cachemire].Mais je lui ai dit que nous nous en occu- perions après les élections. Maintenant que les élections sont passées, nousl'avons repris et j'ai promis de m'attacher au sujet et d'en parler avec le Premier Ministre et le ministre de la Défense, »
 explique M. Chidambaram au journalThe Hindu.
« Nous devons voir avecattention tous les aspects de ceci et nousavancerons sur ce chemin. »
 Au-delà de cette perspective, le minis-tre de l'Intérieur annonce d'ores et déjàun remodelage des forces présentes auCachemire :
« L'armée est responsablede la défense aux frontières, doit empê-cher les infiltrations et le terrorisme, alorsque les forces paramilitaires aident la police à maintenir l'ordre. »
L'arméeindienne, qui a environ 500.000 soldatsau Cachemire, y compris des paramilitai-res déployés depuis 1989, va donc quit-ter les villes de la région.En 1989, une insurrection majeureau Cachemire avait conduit New Delhià prendre en mains l'administration dela région. C'est seulement depuis 2004et l'amorce d'un processus de paix entreInde et Pakistan que la situation s'estgraduellement améliorée. Ceci n'a pasempêché les attentats de continuer etde toucher parfois le symbole même dela tentative de réconciliation, comme le« train de l'amitié » reliant New Delhi àLahore, dans lequel une bombe a tué70 personnes en février 2007. Pourtantà l'heure actuelle, affirme le ministre del'Intérieur Indien,
« nos informationsmontrent que la militance [terroriste] est bloquée, mais il y a encore des infiltra-tions » « La militance diminue, mais lesagitations augmentent 
» cite le
IndiaTimes
.
Lire la suite page 2
Vers un retrait des troupes indiennes au Cachemire
Des milliers de Somaliens ont étécontraints de fuir leur maison aucours du week-end à cause decombats parmi les plus sanglantsqu'ait connu Mogadiscio depuis le8 mai, lorsque les violences ontrepris entre les forces gouverne-mentales et les groupes d'opposi-tion Al-Shabaab et Hisb-ul-Islamdans plusieurs quartiers au nord-ouest de la capitale somalienne.
Escalade dela violenceen Somalie,selon le HCR
La nouvelle prison norvégienne,écolo et humaine
(Sveinungu Ystads/AFP/Getty)
Un détenu nettoie le port du côté nord d’une île dans le fjord d’Oslo en Norvège, où la prison de Bastoey est localisée. Le port est ouvert aux civils arrivant en bateau. Certains des criminels les plus durs en Norvège terminent leur peine sur l’île, en semi-liberté, apprenant à seréinsérer en élevant des moutons et en cultivant des fraises biologiques.
Page 15 
Cuba remetun pied dansl'Organisation desÉtats américains
Chine
P. 5 
Manifestationd’avocatschinois contreles violencespolicières
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UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
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1 700 000 exemplaires
 ÉDITION 158
16 – 30 JUIN 2009
• BIMENSUEL
 
16 – 30 JUIN 2009
 
LaGrandeÉpoque
2International
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Vers un retrait des troupesindiennes au Cachemire
Suite de la première page
Des troupes contestées
Le 11 juin, des centaines de femmes etde jeunes étudiantes manifestaient pourprotester contre le viol et le meurtre dedeux femmes de Shopian. Une jeune fillede 17 ans et sa belle-sœur enceinte de 22ans ont été violées et tuées et leurs corpsretrouvés en mai à une cinquantaine dekilomètres de Srinagar. La manifestation,organisée à l'appel d'un chef séparatiste,demande la punition des membres desmilitaires indiens soupçonnés.Palaniappan Chidambaram a lors de savisite garanti que les coupables seraienttrouvés et punis, quels qu'ils soient.
L'ouverture
New Delhi travaille donc à une reprisedu dialogue sur le Cachemire :
« Noussommes conscients des problèmes politi-ques au Jammu-et-Cachemire [le Cache-mire indien]. Nous allons les traiter, celademande un dialogue avec de nombreu-ses personnes. Nous devons demander aux personnes concernées. »
Si les «
 personnes concernées »
 étaient les Kashmiris plutôt que les autori-tés pakistanaises, cette déclaration signi-fierait la fin pure et simple d'un conflitvieux de soixante ans, dans lequel lesKashmiris ont toujours demandé le droità l'auto-détermination.Cette perspective est cependant tropoptimiste – ou trop précoce – pour plu-sieurs raisons. La première est que lapopulation Kashmiri est à près à 90 %musulmane et que les enquêtes d'opinionne vont pas en faveur d'un rapproche-ment de l'Inde. De plus, l'Inde ne pourraitnon plus accepter sans garanties fortesde perdre le contrôle d'une région qui estle berceau historique de sa civilisation etdont les eaux irriguent le fleuve Indus,vital pour son agriculture.Le même raisonnement est égale-ment vrai du côté pakistanais. Jean-Luc Racine, directeur de recherches auCNRS et auteur du rapport intitulé
Cache-mire : une géopolitique himalayenne
lerappelle en ces termes :
« Le Cachemireest un gigantesque château d’eau. Si le potentiel hydroélectrique est à peine uti-lisé, le contrôle du haut Indus, de la Jhe-lum et de la Chenab assure à l’Inde lamaîtrise des fleuves qui, avec la Ravi et la Beas, dont l’amont est également souscontrôle indien, assurent la prospérité duPendjab pakistanais, grenier céréalier du pays, et permettent la culture irriguée ducoton, source de devises essentielle pour le Pakistan. C’est dans ce sens que lesdirigeants d’Islamabad ont plusieurs foisdéfini le Cachemire comme la ‘veine jugu-laire du Pakistan’ ».
Avance-t-on malgré tout vers une plusgrande autonomie du Cachemire indien ?Le retrait de l'armée est un pas importantdans cette direction puisqu'il transfère laresponsabilité de la sécurité intérieuredu Jammur-et-Cachemire aux forces depolice locale. L'évocation par WilliamBurns de la prise en compte des aspira-tions des Kashmiris pointe dans la mêmedirection, même si elle a été balayée avechumeur par le secrétaire aux AffairesÉtrangères Shivshankar Menon que citele
Times of India.
Le besoin d’un axe indo-pakistanais pacifié
La nouvelle administration améri-caine a donné la priorité à la stabilisa-tion de l’Afghanistan, ce qui n’est possiblequ’avec une focalisation des efforts pakis-tanais sur sa frontière afghane servantde zone de repli et d’approvisionnementaux insurgés talibans. Ce point, estimeWashington, implique qu’Islamabad et sespuissants services de sécurité acceptentde détourner leur regard du Cachemire.
« Les États-Unis privilégient la reprisedu dialogue entre l’Inde et le Pakistanet veulent une solution au problème duCachemire en gardant en vue les aspi-rations des Kashmiris »,
a ainsi déclaréWilliam Burns le 11 juin, cité par le siteKasmirwatch.com.
« Mais c'est à l'Inde et au Pakistan dedécider quand et comment… c'est à eux de le décider »,
tempère le représentantaméricain.Le Premier ministre Indien ManmohanSingh avait plus tôt indiqué au Parlementindien être près à avancer vers le Pakistansi celui-ci démantelait les groupes terroris-tes anti-indiens qu'il a contribué à créer auCachemire, et s'il punissait les responsa-bles des attentats du mois de novembre2008 à Bombay.La visite de trois jours de William Burnsa également été l'occasion pour lui detransmettre au Premier ministre Singhune lettre de Barack Obama, de rencon-trer les leaders de l'opposition ainsi que leConseiller à la sécurité nationale.Du côté de l'opposition indienne, lesconservateurs hindous du BJP (Bhara-tiya Janata Party) voient d'un œil défa-vorable les mesures du gouvernementSingh :
« Cela pourrait conduire à unesituation dangereuse car la loi et l'ordresont déjà dérangés dans cet Etat »,
com-mente Ramesh Arora, un porte-parole duBJP interrogé par le
IndianExpress
.Et, côté Kashmiri, le doute subsiste, lescommentateurs du Kashmir Media Grouppréfèrant attendre plus de concret pour seréjouir :
« Il est temps pour Delhi de saisir cette occasion et de respecter les deman-des qui vont dans le sens des aspirationsdu peuple. Cela posera les bases d'unnouveau chemin de réconciliation ; sanscela, tout effort pour amener la paix seraréduit en miettes par des incidents commecelui de Shopian [le meurtre de deux fem-mes évoqué plus haut]. »
Dans ce nouvel exemple de l'approchedes relations internationales impulsée parl'administration Obama, la direction estclaire. Le résultat n'en sera visible quedans quelques années.
A
URÉLIEN
G
IRARD
 ROUF BHAT/AFP/Getty Images
 A gauche : Des étudianteskashmiri insultent un policier indien après avoir été attaquées àcoups de bâtons.Ci-dessous : Des manifestants àSrinagar font face aux militairesindiens.
TAUSEEF MUSTAFA/AFP/Getty Images
L
e Cachemire est un desplus anciens états princiersindiens, la « racine » de sa civi-lisation. Coincé entre le Pakis-tan à l’Ouest, la Chine à l’Estet l’Inde au Sud, il a été au cen-tre des guerres indo-pakista-naises de 1947, 1965 et 1999.État autonome avant la décoloni-sation, et alors qu’il hésitait à serattacher à l’Inde en suivant lareligion hindoue de son prince, leCachemire a été envahi en 1947par les troupes pakistanaises.Malgré l’intervention de l’ONU en1948, le Pakistan a conservé leszones conquises pour en faire laprovince du « Cachemire libre »au Nord-Ouest. La région souscontrôle indien a, elle, pris le nomde Jammu-et-Cachemire.Les séparatistes Kashmiri sesont, à partir du début des années90, orienté vers le terrorisme pourmener le combat. Ont ainsiémergé des groupes radicauxd'abord pilotés par les servicespakistanais, comme le Lashkar-eTaiba ou le Jaish-e Mohammad,deux groupes d’inspiration sala-fiste responsables des attentatsde Bombay en novembre 2008.
Le Cachemire
Népal : la hausse de la violence menace leprocessus de paix
L
e nombre croissant d’actes violents perpé-trés au Népal par les partis politiques et lesgroupes qui leurs sont affiliés, et les menaces dereprésailles qui suivent, pourraient menacer le pro-cessus de paix dans ce pays, s’inquiète le bureaudu Haut Commissariat des Nations Unies auxdroits de l'homme (HCDH) au Népal.Le Bureau appelle les dirigeants des partis poli-tiques à s'assurer que leurs cadres respectent lesdroits des autres partis politiques à mener pacifi-quement leurs activités légales.
« Si des incidents se produisent, tous les partisdevraient plaider pour le respect de l'Etat de droit.Cela inclut la coopération avec la police népalaise pour garantir que des enquêtes complètes sont menées rapidement et que ceux qui sont respon-sables sont poursuivis, au lieu d'utiliser des mena-ces et des représailles. »
Le Premier ministre maoïste Pushpa Kama Daha(Prachanda) a annoncé sa démission au début demois de mai après que le président de la républi-que se soit opposé au renvoi du chef d'Etat majorde l'armée, le général Rookmangud Katawal, quirefusait d'intégrer d'anciens combattants maoïstesdans l'armée népalaise.Les maoïstes voient dans les positions défen-dues par le chef des forces armées et les autresprincipaux partis politiques un moyen de saper leurinfluence et l'action gouvernementale, tandis queleurs détracteurs considèrent que les actions desmaoïstes démontrent leur intention de s'arroger latotalité du pouvoir.Selon la chef de la Mission des Nations Unies auNépal (MINUNEP), Karin Landgren, ces dévelop-pements ont des répercussions sur le fonctionne-ment des institutions, le processus d'élaboration dela nouvelle constitution et, à moyen terme, des ris-ques existent qu'une paralysie empêche la forma-tion d'un gouvernement et la poursuite des activitésde réintégration et de réhabilitation des combat-tants de l'armée maoïste.
Centre de Nouvelles de l'ONU 
 PRAKASH MATHEMA/AFP/Getty Images
Des enfants népalais passent des cordons policiers pour aller à l'école.
 
LaGrandeÉpoque
16 – 30 JUIN 2009
 
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Cuba remet un pied dans l'Organisation des États américains
La décision est historique etmarquera l'ère Obama. Envigueur depuis près d'un demi-siècle, l'exclusion de Cuba del'Organisation des États améri-cains (OEA) a été révoquée le3 juin par acclamations des 34pays, dont les États-Unis, decette organisation continentale.Elle tenait au niveau des chefsde la diplomatie sa 39
e
Assem-blée générale à San PedroSula, au nord du Honduras. Lalevée de l'exclusion ne signi-fie pas la réintégration automa-tique de Cuba, qui devrait enprendre l'initiative alors que leprésident Raul Castro et sonfrère Fidel se sont plusieurs foisprononcés contre le retour deleur île au sein de l'OEA.
L
a résolution adoptée par l'As-semblée générale déclare « sanseffet » celle qui avait exclu Cubaen 1962, lorsqu'en pleine guerre froidel'OEA jugeait le régime communiste deFidel Castro incompatible avec le sys-tème interaméricain. La révocation decette exclusion était réclamée par laquasi totalité des pays d'Amérique latine.Même si elle ne débouchera pas néces-sairement sur une réintégration, elle estsaluée comme un succès diplomatiqueque revendiquent tant les États-Unis quele président Hugo Chavez du Venezuelaet ses alliés régionaux de la gauche radi-cale. Selon ces derniers, l'OEA a réparéune « infamie historique » et le retour ounon de Cuba en son sein ne semble quesecondaire par rapport à cette victoire.La levée de l'exclusion reflète aussiet peut-être surtout le renouveau de lapolitique continentale de Washingtonsous la présidence de Barack Obama.A San Pedro Sula, le secrétaire d'Étatadjoint américain pour l'Amérique latine,Thomas Shannon, a estimé que l'appuides États-Unis à cette décision et lesmesures prises depuis mars (levée derestrictions aux voyages et transfertsd'argent d'Américano-Cubains, dialo-gue sur l'immigration) constituent «
le plus grand changement 
» de la politiquede Washington à l'égard de La Havanedepuis 40 ans.A Caracas, le président vénézuélienHugo Chavez a qualifié de «
grand triom- phe de la gauche bolivarienne
» l'annu-lation de l'exclusion de Cuba. Mais selonlui,
« ce n'est pas suffisant, c'est seule-ment le point de départ d'une nouvelleère, car l'OEA est toujours là, avec sesmécanismes et l'impérialisme intacts »
.Aussi, selon le président Chavez, fau-drait-il créer «
une organisation de payslatino-américains et des Caraïbes
».S'il a utilisé l'OEA pour obtenir ce qu'ilpense être une victoire diplomatique,Hugo Chavez n'en a pas moins pourl'organisation continentale un mépriségal à celui qu'affiche Cuba. Dans ses
Réflexions
qu'il livre à un rythme sou-tenu aux médias cubains, Fidel Castrotraitait le 2 juin l'OEA de «
complice detous les crimes commis contre Cuba
» etd'instrument «
d'agressions politiques et économiques
» contre l'Amérique latine.Sur le même ton, il écrivait déjà en avrildernier que «
cela nous offense lors-qu'on suppose que nous [les Cubains] souhaiterions réintégrer l'OEA. Le trainest passé depuis longtemps... Un jour,de nombreux pays demanderont pardonde lui avoir appartenu
». Il faudra toute-fois observer la réaction de Fidel et RaulCastro à la résolution historique adoptéeà San Pedro Sula.
Cuba comme outil ou pré-texte ?
Donc si, contrairement à l'opinionexprimée ces derniers mois par le prési-dent Raul Castro et son frère Fidel, Cubaestimait tout de même utile de réintégrerl'OEA, elle devrait prendre l'initiative dedemander l'ouverture d'un «
 processusde dialogue
» en vue de cette réintégra-tion. Ainsi, non seulement cette dernièren'est pas automatique, mais elle devraiten outre satisfaire aux «
 pratiques,objectifs et principes de l'OEA
».Dans un communiqué diffusé àWashington par le département d'État,sa titulaire, Hillary Clinton, a interprétéclairement la résolution en affirmantque «
Cuba peut revenir à l'OEA dansle futur si l'OEA décide que sa participa-tion satisfait aux objectifs et principes del'organisation, y compris la démocratie et les droits de l'homme
».Que la résolution soit néanmoinsapplaudie aussi par les pays de la gau-che radicale – Venezuela, Bolivie, Nica-ragua, Équateur, Honduras – s'expliquesans doute, outre les calculs diplomati-ques, par le paragraphe où sont citéségalement «
l'autodétermination, la non-intervention, le développement 
», quipeuvent être interprétés comme des rap-pels à l'ordre adressés aux États-Unis.D'autre part, même les mots «
démo-cratie
» et «
droits de l’homme
», chersà Washington, sont en Amérique latinel'objet de définitions contradictoires enfonction de la priorité octroyée soit auxlibertés individuelles, soit, comme Cubaet ses alliés, aux droits collectifs écono-miques et sociaux.À noter le coup de chapeau de la réso-lution à l'esprit de dialogue qui marqua,en avril au V
e
Sommet des Amériques, lapremière rencontre du président BarackObama avec l'ensemble de ses pairs ducontinent. Cependant, «
il serait naïf decroire que les bonnes intentions d'un président des États-Unis pourraient jus-tifier l'existence de l'OEA
», écrivait FidelCastro le 2 juin. L'ex-Lider Maximo, tou- jours premier secrétaire du Parti commu-niste cubain, rêve à voix haute, commeHugo Chavez, d'une nouvelle organisa-tion continentale, une éventuelle Orga-nisation des États latino-américains, uneOEA sans les États-Unis ni le Canada.Dans l'immédiat, c'est la levée del'embargo américain contre Cuba – ilremonte lui aussi à 1962 – que l'Amé-rique latine va continuer à exiger deBarack Obama. L'île des frères Cas-tro est peut-être devenue le prétexte oul'outil d'une lutte d'intérêts qui dépasseses frontières et qui vise à une remiseen cause des relations continentales,souhaitée même par les pays latino-américains de la gauche modérée ouconservateurs tels que, respectivement,le Brésil et le Mexique.
LatinReporters.com
Le jour de l’annonce, des Cubains essayant de fuir l'île communistesont arrêtés par les garde-frontière.
 ADALBERTO ROQUE/AFP/Getty Images
« Cuba peut revenir à l'OEA dans le futur si l'OEA décide quesa participationsatisfait aux objectifset principes del'organisation, y compris la démocratieet les droits del'homme. »
Hillary Clinton
Escalade de la violence enSomalie, selon le HCR
« 
Nous estimons à plus de 117.000 le nom-bre de personnes déplacées par les vio-lences de ce dernier mois
», a déclaré unporte-parole du Haut Commissariat desNations Unies pour les réfugiés (UNHCR),William Spindler.Plus de 200 personnes auraient été tuéesau cours du seul dernier mois, la plupartétant des civils. Des informations venant deshôpitaux font état de quelque 700 personnesblessées au cours des combats.Le HCR est extrêmement inquiet faceà ces violences et le fait qu'elles viennentaggraver une situation humanitaire déjàdésespérée sur le terrain.Selon l'agence des Nations unies, lafaçon dont les civils sont traités lors de cescombats est absolument inacceptable. Lesdifférentes parties impliquées dans le conflità Mogadiscio se font la guerre sans aucuneconsidération pour la sécurité des civils,dans un contexte très net de violation desprincipes des droits humanitaires internatio-naux et des droits de l'homme.Des sources indiquent également que despersonnes qui voudraient fuir à tout prix sonten fait bloquées dans leurs maisons depuisdes jours sans nourriture et sans eau, sansaucun accès aux services de base, atten-dant une accalmie dans les combats pours'échapper de la ville. Un hôpital dans lequartier d'Yaaqshiid à Mogadiscio a été con-traint de cesser ses activités temporairementpar crainte pour la sécurité de leur personnelmédical, ce qui a encore limité l'accès descivils blessés aux soins médicaux.Au cours de la dernière escalade de vio-lences, le HCR a été contraint de suspendreles distributions d'aide de première nécessitéprévues à proximité d'un lieu appelé Kilomè-tre 13, dans les faubourgs sud-est de la capi-tale somalienne, a dit le porte-parole.«
Pendant cette phase, nous avionsespéré pouvoir fournir une assistancehumanitaire à près de 30.000 personnesmais la distribution a été arrêtée à causedes combats que se livrent les forces gou-vernementales et les groupes d'opposition pour le contrôle de la route principale entreMogadiscio et le district d'Afgooye
», a ditM. Spindler.
Centre de Nouvelles de l'ONU 

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