High Quality
Open the downloaded document, and select print from the file menu (PDF reader required).
Ammour
négocie
à Bordj
Tête-à-tête
entre Allik
et Achiou
Cela s’est passé dimanche Cela s’est passé dimanche Cela s’est passé dimanche
«L’Afrique
a fait taire les
sceptiques»
l disait qu’il avait de plus en plus de difcultés à tenir le rythme sur un terrain normal, mais après le match qu’il a livré dimanche au stade Perci-
val-Molson de Montréal, Zinédine Zidane va sans doute changer d’avis. En eet, Zizou a été époustouant lors du match de di- manche devant plus de 15 000 spectateurs éblouis par tant de classe et de dextérité, res- tés intacts depuis sa retraite. La communion était paraite entre Zizou et ses ans, compo- sés en grande majorité par les Algériens venus de tout le Canada.
Zinédine Zidane avait à cœur de satisaire le public et s’est comporté comme tout le monde l’espérait. Le magicien a ait ses tours tout au long de la rencontre qui s’est soldée sur un score euve de 10 à 0 en aveur des Amis de Zizou, composés de joueurs qui ont joué en Europe comme l’Ukrainien Sergueï Re- brov dont l’entente avec l’ancien meneur des Bleus mérite d’être signalée.
Incontestablement, Zidane est unique dans son genre. Et pour cause, il ne se déconnecte jamais de la réalité des choses de la vie, res- pectant même les supporteurs qui l’appelaient des tribunes. En eet, les Algériens et surtout les Algériennes qui l’appelaient des tribunes avaient souvent droit, entre deux gestes su- blimes de Zizou, à un signe de la main de la part de la star mondiale. Ce qui a déclenché une liesse indescriptible rôlant l’hystérie des supportrices qui ne pouvaient pas croire à une telle générosité. Un seigneur, c’est égale- ment cela.
Il refuse d’aider un
supporteur qui a pénétré
sur le terrain
lance du service de sécurité pour pénétrer sur le terrain. Ce qui a déclenché aussitôt une course-poursuite sur le terrain pour l’empê- cher d’arriver à Zidane. Ce dernier, qui avait vu le manège du coin des yeux, ne bronchera pas d’un pouce, laissant les stadiers plaquer l’intrus sur le gazon avant de l’éjecter hors du terrain. Une scène qui rappela sans doute à Zidane l’envahissement du terrain lors d’un certain soir au Stade de France… Zidane ne voulait pas cautionner un tel comportement, même s’il s’agissait d’un Algérien. Bravo pour ce geste éducati.
«Saffar ya l’arbitre rah tah ellil» comme au bon vieux temps
Le spectacle a été grandiose de l’avis de tous les présents, notamment les Algériens qui sont venus avec emme et enants pour assis- ter à cette grande ête du ootball. Dans les tri- bunes, il n’y avait pratiquement que des drapeaux algériens, entre l’ofciel et ceux des clubs phares comme la JSK, l’USMH, le CSC et le MCA. Les chants habituels de nos stades étaient repris en orce par nos émigrés qui, partis depuis des années du pays, se conten- taient de redonner de bien anciens «tubes» des stades comme ce «Saar ya l’arbitre rah tah ellil». Ce qui a ait marrer un max les nou- veaux résidents.
Mais ce qui a marqué le plus les gens dans les tribunes, c’est le témoignage d’aection de quelques habitués de la rue Jean Talon à la star algérienne des années 1980, privé injus- tement de ce match. En eet, l’absence de Lakhdar Belloumi a été le seul point noir de cette ête et les Algériens n’ont pas voulu pas- ser cela sous silence, comme cela a été le cas de Nouredine, chaueur de taxi de son état, qui afchait une pancarte dans laquelle on pouvait lire :«Où est Lakhdar Belloumi ???» Un hommage mérité, rendu par ce mordu du Mouloudia d’Alger, pour l’ancien Ballon d’or aricain qui s’est vu reuser le visa par les au- torités canadiennes.
Un long drapeau du
Mouloudia d’Alger dans
les tribunes
compatriote d’origine, mais aussi pour se rap- peler les bons vieux souvenirs du 5-Juillet et Bo- loghine», comme ils disent. Un drapeau de
près d’une dizaine de mètres aux couleurs du MCA embellissait le haut de la tribune qui ai- sait ace aux bancs des remplaçants,«ramené
du bled pour ne jamais oublier notre passion pour le Mouloudia. Je ne vais jamais au stade sans ce drapeau cher à mon cœur», nous dit
L’ancien international algérien du MO Constantine pendant les années 1970, Djamel Adlani, rère de Hacène Adlani, organisateur de cet événement, s’est vu coner le rôle d’en- traîneur de l’équipe de Zidane. Eh oui ! Ad- lani, qui avait entraîné par ailleurs le MOC et JJ Azzaba, s’est retrouvé soudainement pro- pulsé au rang de coach de la star mondiale. Le pauvre Djamel n’en revenait pas en rentrant
dans ce vestiaire, vivant un privilège auquel aucun entraîneur algérien n’a goûté aupara- vant. Mais le Azzabi à la orte personnalité ne s’est pas laisser impressionner longtemps, al- lant même jusqu’à plaisanter avec la mégastar mondiale, retenu sur le terrain pendant l’échauement, en lui disant à son retour au vestiaire :«Zidane, vous êtes en retard !» Ce qui a arraché un large sourire à Zizou et aux autres joueurs rancophones.
Djamel Adlani ne s’est pas contenté de coa- cher l’équipe de Zidane. En eet, après avoir vu le niveau du jeu de l’adversaire du jour, l’ancien attaquant du MOC a demandé le changement d’un de ses joueurs pour le rem- placer poste pour poste en attaque. Il aut souligner que c’est son rère Hacène qui a in- sisté pour le voir jouer aux côtés de Zidane dont il a hérité d’une de ses passes millimé- trées sur la tête. Mais les eets de l’âge ont eu raison de la volonté du pugnace Djamel qui a prééré revenir au pays intact, se contentant de voir le gardien de but dévier du coup de poing le ballon au lieu de sa tête.
En prenant part au match aux côtés de Zidane, Djamel Adlani nous a coné en plaisantant qu’il avait en quelque sorte«remplacé» le grand absent du jour, Lakhdar Belloumi, dont le nom a été lon- guement scandé par le public algérien présent au stade. A la n du match Djamel Adlani semblait même avoir oublié la blessure au genou droit que lui a occasionnée cette joueuse du camp adverse. Il aut souligner que l’équipe de la police était composée d’hommes et de emmes. C’est ce qui a ait que le Azzabi ait été blessé par… une emme, le tout devant les yeux de son épouse Yasmina qui assistait jalousement au match dans les tribunes.
Zidane a signé des
autographes à tous les
joueurs adverses
Zinédine Zidane est resté longtemps dans les vestiaires avant de rejoindre sa emme et ses enants qui l’attendaient dans la loge située derrière le banc des remplaçants. Comme de coutume, la star mondiale s’est livrée à une in- terminable séance de dédicaces et de photos souvenirs avec les policiers et même ses par- tenaires du jour. Mais à aucun moment il n’a montré un semblant de réticence ou de a- tigue. Le sourire collé à son visage, Zizou a il- luminé tous ceux qui l’avaient approché. La classe, c’est aussi cela chez Monsieur Zidane.
Jouer avec
Zidane est
incroyable !
«C’était incroyable de jouer aux côtés de Zi- dane. C’est le meilleur joueur de tous les temps, a déclaré Derrick-Huie après le
rick-Huie, 18 ans, a pris part du match qui a opposé les amis de Zizou aux policiers de la métropole au prot de l’Unice. Le jeune joueur avait lancé la star mondiale sur sa première réussite. Le capitaine a intercepté sa passe dans la surace avant d’enchaîner deux eintes de corps et une rappe pied gauche.
Sabrina Duour a quant à elle commis un aux pas qui n’est pas passé inaperçu. La po- licière a agité ses propres codages pour em- pêcher «Zizou» de marquer, une erreur qu’elle est cependant loin de regretter. «Je peux vous dire que c’est un but que j’ai mar- qué dans mon propre let qui valait la peine. Ça ma valu une accolade avec Zidane. Il m’a dit que c’était de sa aute car il m’avait retenu la main. Il est humble.» Notons que l’événe- ment a attiré quelque 15 000 spectateurs, malgré l’absence de plusieurs autres têtes d’afche à l’image de Barthez, Vieri et Gat- tuso. Zidane a eu tous les regards rivés sur lui, ses contrôles ont été applaudis et ses eintes étourdissantes ont suscité bien des cris de joie. Rudy Doliscat, ancien joueur de l’Impact, s’est d’ailleurs montré impressionné par la générosité et l’accessibilité du joueur :
«Il donne de la lumière au jeu. Il est généreux de sa personne et il se ait un plaisir de signer tout ce qu’on lui demande.»
La vedette de la conquête de la Coupe du monde par la France en 1998 n’a pas ren- contré les médias après la rencontre. Zizou s’est contenté juste de remercier ses ans pour l’accueil qu’ils lui ont réservé depuis son pre- mier jour au Canada.«Merci pour votre cha-
Le dernier match de la Tournée cana- dienne Zidane et ses amis sera disputé à Vancouver le 4 du mois prochain. L’Unice espère engranger un total de 115 000 dollars qu’elle reversera au prot des enants déa- vorisés à travers le monde.
Par ailleurs, les prots dégagés à Montréal serviront à nancer la construction d’inra- structures scolaires au Burkina Faso. Le joueur rançais d’origine algérienne enchante quelque 15 000 spectateurs montréalais lors du match amical. Selon Sarah Houde, direc- trice du développement des aaires à l’Uni- ce-Québec, une partie de la somme sera consacré à la construction d’un complexe scolaire au Burkina.
Le match de dimanche devra réunir d’au- tres grands noms, dont Fabien Barthez, Christian Vieri et Gennaro Gattuso. Toute- ois, l’équipe au sein de laquelle Zidane a évo- lué regroupait plutôt des joueurs aux noms moins prestigieux, à savoir Sergueï Rebrov, un ancien de West Ham, et Rohann Ricketts, ré- cemment libéré par le Toronto FC.
passer quelques jours en Espagne pour déconnecter complète- ment du monde du ootball avant de rentrer au pays via Paris dimanche soir. Yahia a proté de la nuit qu’il a pas- sée chez un ami à Alger pour revoir en entier le match Al- gérie – RFA de 82, histoire de retremper un peu dans l’am- biance de la Coupe du monde et de s’automotiver pour y aller l’été prochain. « C’est vrai que le ait de regarder un tel match te pousse encore plus à donner tout pour aller en Coupe du monde. J’ai été épaté par la technique des Al- gériens, mais ceux qui m’ont vraiment impressionné sont Fergani et Djamel Zidane, ils
Son père avait nar-
gué les Allemands
le 16 juin 82 à Mul-
house
La amille Yahia résidait à Mulhouse, une ville ronta- lière avec l’Allemagne et le père de Anthar côtoyait régu- lièrement les voisins d’outre- Rhin. Comme il allait s’y attendre, avant le match, les Allemands n’ont pas arrêté de chambrer les immigrés algé- riens dont le père de Yahia. On imagine un peu la réac- tion du très er Yahia après la rencontre, lui le ls de Cha- hid. Le père de Anthar a long- temps nargué ses collègues allemands qui ont accepté sportivement la déaite histo- rique subie ace aux Algé- riens.
« Voilà ce que m’a
dit Kaka lors d’Al-
gérie – Brésil »
Au cours du match Algérie – Brésil joué à Montpellier, beaucoup de téléspectateurs algériens ont dû remarquer l’échange de mots entre An- thar Yahia et Kaka durant une phase de jeu dans le camp brésilien. Yahia s’en souvient encore et il a accepté de nous raconter ce que la star brési- lienne lui avait dit. « Je suis monté sur un corner en notre aveur et Kaka a dû revenir dans son camp pour me mar- quer. Au moment où je m’y attendais le moins, Kaka m’a tenu par le maillot avant de me lancer : ‘Eh, tu cours trop et tu m’obliges à courir der- rière trop alors que je suis a- tigué, alors sois gentil et
laisse-moi me reposer un peu.’ Il me l’a dit bien sûr pour plaisanter car tout au long du match, j’ai découvert un grand joueur, mais aussi un homme très correct. »
Dès son arrivée à l’aéro- port d’Alger dimanche en début de soirée, Anthar Yahia a été harcelé par les joueurs algériens qui vou- laient prendre des photos avec lui, le solliciter pour des autographes ou tout simple- ment pour lui demander de nous qualier en Coupe du monde. Après avoir essayé de satisaire tout le monde, Yahia a dû mettre un cha- peau et des lunettes noires
pour passer inaperçu. « J’adore le contact avec les sup- porters, mais à un moment donné je n’en pouvais plus,
c’est pour ça que j’ai dû mettre ce chapeau », nous a dit Anthar avec son éternel sou- rire aux lèvres. Il a
allu un oubli di- manche soir au cours d’un dîner à Bab Ezzouar pour que les séances pho-
tos recommencent. En eet et avant de commencer à man- ger, Anthar a ma- c h i n a l e m e nt
enlevé son cha- peau et ses lu- nettes
oubliant que gens allaient le reconnaître très vite.
« L’air du pays me
fait beaucoup de
bien »
En Algérie, Anthar Yahia ne peut pas éviter de mettre de côté pour quelques jours les règles diététiques strictes en dégustant une salade de piments légèrement piquante, un bon gâteau du terroir ou des brochettes bien de chez nous. A Bab Ezzouar où il a dîné dimanche, Anthar a malgré la chaleur, abandonné la salle climatisée pour une table à l’air libre « car, dit-il, l’air du pays qui m’a manqué, me ait beaucoup de bien. » Mais attention, Anthar n’est aucun moment tombé dans les excès. Le proessionnel qu’il est sait qu’une saison particulièrement éprouvante l’attend. Une saison qu’il doit préparer dès maintenant. Ce
sera difcile surtout à Se- drata où la tentation de goûter encore à la chekh- choukha locale sera grande.
« C’est faux ! Je
n’ai jamais frappé
Vieri »
En lisant l’article paru sur France Football sur un pré- tendu coup de poing qu’il avait donné à Vieri, Anthar Yahia était très étonné « parce que, nous a-t-il dit, je n’ai jamais rappé Vieri et je n’ai jamais été viré par l’In- ter. » Que s’est-il passé alors ? Voilà la version de Anthar Yahia : « Nous jouions un match d’application à l’en- traînement et j’ai taclé Vieri qui n’a pas apprécié. L’en- traîneur a décidé d’arrêter le match et ça s’est arrêté là. Quand à mon départ à Bas- tia, c’est moi qui est décidé
Anthar Yahia, l’élégant défenseur inter-
national de Bochum nous a fait l’honneur
de nous rendre visite à notre rédaction
hier avant de prendre le vol vers Annaba
à 15h 30 d’où il a rallié Sedrata pour se
ressourcer auprès des siens. La discussion
avec Anthar a été très agréable autour de
boissons bien fraîches et de gâteaux tra-
ditionnels. Voici en vrac les principaux
sujets et anecdotes racontés par Anthar.
Deux jeunes fans ont
frappé à la porte du
Buteur juste pour voir
leur idole
Add a Comment