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Le Monde - 18/09/2013 (GTA V. P6)

Le Monde - 18/09/2013 (GTA V. P6)

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Published by Brian Baglow
The business/enterprise section of Le Monde from September 18th 2013. Page 6 features an article on the release of GTA V, featuring B.Baglow...
The business/enterprise section of Le Monde from September 18th 2013. Page 6 features an article on the release of GTA V, featuring B.Baglow...

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11/19/2014

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J
CAC 40
4142PTS
–0,23%
AIRBUSPEINEÀ RELANCERLESVENTESD’A380
LIREPAGE4
Pharmacie:leslaboratoiresmenacentdemoinsinvestirenFrance
LIREPAGE4
17/09-9H30
JEUVIO:LE SUCCÈSANNONCÉDUNOUVEAUGTA5
LIREPAGE6
Bombardier
C
’est une petite révolu-tionquis’annoncedanslemondedel’aéronauti-que. Bombardier, leconstructeurcanadiend’avionsd’affairesetd’avionsrégionaux,ose marcher sur les plates-ban-des d’Airbus et Boeing. Un parifouquedesefrotteràunduopo-leaussipuissant?Passûr.Sousuncielbleu,leCS100,unbiréacteur conçu pour 110 à120passagers, a effectué avecsuccès son premier vol d’essailundi16septembre,àMontréal.Lefaitquecetteétapeintervien-neaprèstroisreportssuccessifspour des raisons inconnues etprès d’un an d’attente importefinalementassezpeu.S’il obtient sa certificationd’ici un an, le premier moyen-courrier de Bombardier trans-portera ses premiers passagersdès 2014. L’objectif est de s’oc-troyer une part du ciel dominéactuellement par la gammeA320 de l’avionneur européenet disputé par la gamme 737 desonconcurrentaméricain.Le petit troisième construc-teur aéronautique a engrangé177 commandes pour son nou-veau-né. C’est bien moins queles 300 escomptés au vol inau-gural. Mais on aurait tort d’yvoirunverreàmoitiévide.Pourun industriel ne disposantd’aucune référence sur ce cré-neau,c’estdéjàuneprouesse.
Uneoccasionrare
On n’est pas obligé de pren-dre au mot Pierre Beaudoin, lePDG du groupe canadien, lors-qu’il affirme crânement, sur letarmac de l’aéroport Mirabel,qu’il vise 50% du marché desmono-couloirsde100à160pla-ces qu’il estime à 7000 avionsd’icivingtans.MêmesileCS100aura bientôt un grand frère, leCS300(135à160sièges).Les compagnies aériennesvontsefrotterlesmains.Profi-terdel’irruptiond’unnouveauvenupourfairejouerlaconcur-renceentresesdeuxseulsfour-nisseurs est une occasion rare.De quoi lui assurer une placeau soleil. Reste à savoir quelleplace.Les lois du marché sont avecBombardier qui, sur un toutautre terrain, celui des TGV,affronteAlstom.Saufqueleduo-pole auquel il s’attaque n’estpas du genre à dormir sur unerente. La concurrence est rudeentreAirbusetBoeing.Le canadien a raison d’affir-mer qu’aucun nouvel avion decette catégorie n’avait été créédepuis 1987 et l’A320. Mais lesdeuxpremiersavionneursdelaplanète ont sérieusement faitévoluerleursbonsvieuxmodè-les. D’abord pour s’arracher lescommandes des compagniesaériennes,maisaussi enantici-pant l’arrivée du CS100. L’A320Neo, que l’on verra voler dansdeuxans,afranchiauSalonduBourget le cap des 2000 com-mandes.Boeingn’estpasenres-te avec son 737 Max dont l’arri-véeestprévueen2017.La bataille s’annonce doncféroce.Bombardier,quiainves-ti 3,9milliards de dollars(2,9milliards d’euros) en cinqans dans cette aventure, saitque le marché des avions sejoue sur des options à dix ans.D’ici là, un quatrième larron seseralancé.Ils’appelleComac,etsera le premier fabricantchinoisd’aviondeligne.
p
 jacquin@lemonde.fr
J
TAUX FRANÇAIS À 10 ANS
2,48%
Lahaussedestauxépargnelespayssousassistancedelazoneeuro
LIREPAGE5
QuepeutfaireVodafonedeses30milliardsdedollars?
Bénéficiairedel’unedesplusgrossesopérationsfinancièresdel’histoire,l’opérateurdetélécommunicationsbritanniqueseretrouvera,unefoislesactionnairespayés,àlatêtede30milliardsdedollars(22,5milliardsd’euros)àinvestirpourcomplétersaconquêtedel’Europe,dontilanticipeleredécollage.
LIREPAGE7
J
PÉTROLE
109,77$
LE BARIL
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EURO-DOLLAR
1,3352
PERTES &PROFITS
|
par Jean-Baptiste Jacquin
Paréaudécollage
Troisbanquesfrançaisess’unissentpourtenterdecontrerPayPal
STRATÉGIE &INNOVATION
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DOW JONES
15494PTS
+0,77%
CRUS-BOURGEOIS.COM
      C     r     e      d      i      t     p      h     o      t     o    :      F      U      R      A      X   -      M     o     n      t     a     g     e    :      F .      V     e     a     u     x
LES CRUS QUE L’ON PEUT CROIRE
M
édoc • Haut-Médoc • Listrac-Médoc • MoulisMargaux • Saint-Julien • Pauillac • Saint-Estèphe
L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.
P
ayLib, c’est le nouveau logo qui vaapparaître sur de grands sites decommerce en ligne français, aumoment de régler ses achats. Troisbanquessontàl’initiativedecettesolutiondepaiementàdistance,BNPParibas,SociétégénéraleetLaBanquepostale.Elles n’ont guère l’habitude de travaillerensemble,maisl’enjeujustifiecettealliancedecirconstance.PayLibs’attaqueàPayPal,leleaderincontestédupaiementenligneavec7millions d’utilisateurs en France, qui s’estlancésurcemarchéilyadixans.Surtout,lesbanquesveulentprendrepositionsurcecré-neau avant que ne déferle d’ici quelquesmoisunenouvellegénérationdeporte-mon-naie électroniques, concoctés par Google,VisaouMastercard.Alors que les paiements sur Internet ontconnuunecroissancede180%depuis2009,lesbanquessemordentlesdoigtsd’avoirlais-sé le champ libre à PayPal. D’autant que seprofile déjà une nouvelle révolution, celledespaiementsnomadesréaliséssurmobilesoutablettes.Aterme,c’estlecœurdumétierdesbanques,lepaiementdeproximité,soitencore93%destransactions,quiestmenacé.L’enjeu est déterminant mais la partien’estpasfacile.LeCréditagricole,partiseul,il y a deux ans, avec Kwixo, sa propresolu-tiondepaiement,n’aralliéque450000par-ticuliers. Buyster, la plate-forme soutenuepar trois opérateurs de télécommunica-tions,BouyguesTelecom,OrangeetSFR,ain-siqueparAtos,n’aguèreplusconvaincu.
p
LIREPAGE3
ÉTATS-UNIS:LA REPRISECREUSE LESINÉGALITÉS
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Les400Américainslesplusfortunéssontdeplusenplusriches,montreledernierpalmarès«Forbes»
t
Ilssontàlatêted’unpatrimoinesupérieuràcequ’ilétaiten2007,avantlacrise
t
Lepourcentageleplusprivilégiédelapopulationaméricaineacapté95%desgainsdepuisquel’économiearedémarré
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t
BNPParibas,laSociétégénéraleetLaBanquepostalelancentensembleunesolutiondepaiementenligne,PayLib
BillGates,cofondateurdeMicrosoft,premièrefortuneauclassement«Forbes»etDustinMoskovitz,cofondateurdeFacebook,au85
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rang.
JOHNKEATLEY/REDUX-REA
Marchée-commerce,ventesenligne
37,7
45
milliardsd’euros
31
En 2010 2011 2012
Mercredi 18 septembre 2013
Cahierdu« Monde »N˚ 21357datéMercredi18septembre2013-Nepeutêtrevenduséparément
 
Aurion,uneodyseafricaine
LecamerounaisKiro’oGamesfinaliselejeuvidéoauqueliltravailledepuisdixans
U
nmondelessépare!Quandlasociété Rockstar Games adépensédescentainesdemil-lionsdedollarspourledernierépisode du jeu vidéo «GrandTheft Auto», sorti mardi 17septembre,Kiro’o Games, une petite structure came-rounaise,chercheàréunir120millionsdefrancsCFA,soit…183000eurospourfinali-ser le développement d’un jeu, baptisé«Aurion», auquel elle travaille depuisdixans.Afindebouclercefinancement,Kiro’oalancé,depuisquelquessemaines,unappelà contribution à la communauté desjoueurs,mettantenplaceuneplateformeen ligne. En soi, cette initiative n’a riend’original:desdizainesdeprojetsdejeuxont été financés de la sorte sur des sitescomme Kickstarter ou IndieGogo. Plu-sieurs success story du secteur ont large-mentdépassélabarresymboliquedumil-lion de dollars (750000 euros) récolté.C’estlecas,notamment,dustudioaméri-cainDoubleFine,quiareçu,en2012,plusde3millionsdedollars(2,26millionsd’eu-ros)enàpeineunmois.LeprojetAurionn’atteindrasansdoutepasces sommes.Mais l’argentainsiréunidevrait permettre de tenir l’objectif decommercialiser«Aurion»pourlami-2014avantlasortiedes«blockbusters»defind’année–,toutenayant,entre-temps,missurpieduneentrepriseadhoc.Carl’abou-tissementdelacréationdutitre«Aurion»constituera aussi une mue pour Kiro’oGames,quipasserad’unestructureconsti-tuéed’amateurspassionnésàunstudiodejeuprofessionnel.
«Pourquoin’avons-nouspascréél’entre- prisedirectement?Parcequenousne vou-lions pas ralentir la procédure de levée de fonds avec des lourdeurs administrativesinterminables de cession de capital à cha-que part vendue»
, expliqueOlivier Madi-ba,l’undescréateursdeKiro’oGames
.«Le projet a eu plusieurs équipes bénévoles et amateursquisesontsuccédé.Aujourd’hui,nous avons prérecruté une équipe profes-sionnelle de dix-huit personnes, sur lesvingt-deux que nous jugeons nécessaires pourréaliser notre premier jeu»
, poursuitlejeunecréateurde28ans.Longdedixans,leprocessusdelacréa-tiond’«Aurion»tientdel’odyssée.L’équi-pe a en effet poli son concept et s’estpatiemment attelée à sa réalisation.Entre2003et2008,lesmembresdeKiro’oGamessesontconcentrésessentiellementsurla mise en scène et la trame narrativedu jeu. Puis, jusqu’en 2012, la structure acréésespropresoutilsdedéveloppement.
«Acetteépoque,nousnoussommesfoca-lisés sur la programmation du jeu. Nousavons conçu un moteur de jeu 2D, baptisé l’“Astral Engine”»
, détaille M.Madiba. Apartirdefin2012,l’équipes’estchargéedela réalisation proprement dite, et montrésespremiersprototypesvisuels.Le jeu «Aurion» reprend certains res-sortsbienconnusdesamateursdejeuxderôleetd’action,toutens’inspirant,notam-mentdanssesgraphismes,desmythesafri-cains.
«L’idée originelle de créer un jeuvidéom’estvenueenterminant“FinalFan-tasy VII” pour la cinquième fois. J’avais 14ans.Jemesuismisàimaginerdesalterna-tivessurlamécaniquedejeuetlescénario,notamment pour obtenir plus de réactivi-té»
,sesouvientM.Madiba.
«Evidemment, en dix ans, nous avonsbeaucoup approfondi le “background” du jeu,etnoussommespassésd’unjeuderôleet d’action shonên
[pour jeunes garçons]
avec un héros noirà une véritablehistoireoriginaleet même toute une nouvellecos-mogonie.»
Lejeuestencoreàl’étatembryonnaire,mais, comme le montrent les premièresimages,«Aurion»seveutambitieux.L’uni-versendeuxdimensionsetenhautedéfi-nitionimaginéparlesconcepteursestfoi-sonnantdeprotagonistesetdecontinentsàvisiter.Gra-phiquement,Kiro’o souhaite créerune«africanfantasy»,aumêmetitrequelemangaoulescomics.L’ambitiontientaussiauchoixdelapla-teforme.«Aurion»faitleparidujeusurPCetconsoles,alorsque,surlecontinentafri-cain,les jeux lesplus prisés sontdes jeuxdit occasionnels, offrant de courtes ses-sions ludiques et disponibles sur lesréseauxsociauxousurlesmobiles.Letitreestconçupourtenirenhaleinelejoueur le plus longtemps possible: il estpensépourdisposerd’uneduréedeviedevingtàtrenteheures.S’ilreprendlescodesd’illustresréférencesdujeuderôle,essen-tiellementjaponais,comme«FinalFanta-sy» du studio Square-Enix, «Aurion»entendaussiapportersamécaniqueorigi-nale. «
 Il y aura toute la panoplie desactionspropresauxjeuxderôleetd’action:notiondeguilde,possibilitédeparleràdes personnagesnon joueurs, de marchander,de partir en quête de nouveaux objets, dechasser…»
,indiqueM.Madiba.Pour donner du dynamisme à ses pha-sesd’action,«Aurion»entendrevisiterlescombatstactiques, en puisant dans le jeuderôle«TalesofDestiny»,sortiàlafindesannées 1990 sur Playstation, connu poursescombatsdynamiques.
L
esconcepteursdujeuveulentégale-ment prendre leurs distances avecla mécanique des Quick TimeEvents (QTE), dont abusent parfoisles développeurs, pour donner au joueurl’illusiond’interactivité.LesQTEréduisentenréalitél’expérienceludiqueàunsimplejeuderéflexes.
«Danslejeudecombat“GodofWar”,onne se sent pas lié à la puissance du héros grecKratos,oudumoinsonnesesentpaslié à son choix. C’est une des choses que le“cognitive battle event”, que nous avonsimaginé, va tenter de changer. Le défi denotre système est de proposer différents“modesdechoix”enfonctiondevosaffini-tésnaturelles»
,prévientleresponsableduprojet.Au-delàdudéfidelacréationd’unjeu,lastructure camerounaise se voit commeunepionnièredel’entreprenariatdanssonpays.
«Ilyaeudesprojetsdestudiosdansle passé, mais nous sommes ceux qui sont allés le plus loin»
, détaille M.Madiba
«La plus grosse difficulté est de trouver des financements,parcequ’iln’yapasdepoliti-que pour faciliter le crédit 
, poursuit-il.
Cequinousdonnedelavisibilitéailleurs–êtrelepre-mierstudiodejeuvidéo d’Afriquecentrale – donneaussiunecertainefrilosité aux investisseurs locaux. Le modèled’investissement, ou business venturedespays anglo-saxons,est extrêmemenméconnu.»
Pour compléter sa levée de fonds, legroupe multiplie les initiatives. Outre sacampagne de financement participatif,Kiro’o a entrepris de vendre un certainnombredepartsdesonstudio.Lastructu-re pense disposer d’atouts pour convain-crelesinvestisseursétrangers.
«Nouscoû-tons le quart du budget d’un studio euro- péenouaméricainpourréaliserdesjeuxdemoyenneenvergureet du coup nous som-mesviablespourcettesphère,oùlesstudioseuropéens et américains ont besoin d’unimportantvolumedeventespourêtreren-tables»
,assureM.Madiba.Pour mener le projet à terme, la petiteéquipedeKiro’oGamesabienconsciencequec’estlepublicqu’elledevraséduire.Sielleacommencéàsusciterunintérêtdelapresse spécialisée dans le jeu vidéo, elleentenddésormaisfairesespreuvesauprèsdesjoueurs.Celanes’annoncepasforcémentsimple.
«A Douala et Yaoundé, les jeunes jouent beaucoup aux jeux vidéo, surtout les jeux de foot et de guerre.Ils ne connaissent pasbeaucoup les jeux de rôle, mais c’est aussi parce qu’ils ne s’identifient pas facilement auxpersonnages»
,indiqueM.Madiba.
«Iln’yapasnonplus
,ajoute-t-il,
decir-cuitdedistributionorganisé,etlafractu-re numérique devient de plus en pluslourde pour les gamers du coin, sur-toutaveclesnouvellesconsolesquitendent de plus en plus vers ledématérialisé.»
D’iciàquatremois,unetou-tepremièreversionjouabled’«Aurion» devrait êtredisponible. Kiro’oGames saura alors s’ila réussi à imposerson «african fan-tasy».
p
LaurentChecola
pleincadre
AVECUNEDUEDEVIEDEVINGTÀTRENTEHEURES,LETITREESTCONÇUPOURTENIRENHALEINELEJOUEURLEPLUSLONGTEMPSPOSSIBLE
EnAfrique,lesadeptesdejeuxvidéo
préfèrentlemobile
LEMARCHÉdujeuvidéoestencoreembryonnaireenAfrique.D’aprèslesdonnéesducabinetPricewate-rhouseCooper(PWC),c’estlazoneMENA(Moyen-OrientetAfriqueduNord)quiestlaplusdynamique,représentant442millionsd’eurosdechiffred’affairesen2012.Elledépasserait550millionsen2017.L’AfriqueduSudconstitueaussil’undesdébouchésimportants,avecunmarchéestiméà204millionsd’eurosen2012(314millionsatten-dusen2017).Pourmémoire,lesventesmondia-lesdusecteurdesjeuxvidéo(maté-rielsetlogiciels)s’élevaien63mil-liardsdedollars(47milliardsd’eu-ros)en2012,selonPWC.Al’inversedecequiprévautauxEtats-UnisouenEurope,lemarchéafricainn’estpastiréparlesconso-lesdesalon,dontlabaseinstalléedemeurefaible.Lecoûtdecesmachinesconstituelefreinprincipaleuressor.Toutcommelefaitqu’ellessontconsidé-réescommedesappareilsmono-usage,uniquementdestinésàlapra-tiqueludique.Cen’estpaslecasauxEtats-Unis,etdansunecertainemesureenEuro-pe,oùlesfabricantsdeconsolesarri-ventàvendreleursproduitscommedesplates-formesdedivertisse-ment,permettantdejouer,maisaus-sidevisionnerdesfilmsoudeprofi-terd’uncataloguemusical.Lesjeuxsurordinateursperson-nels(PC)n’attirentpasdavantagelesjoueursafricains.L’offreludiqueestessentiellementcentréesurlesterminauxmobiles–pourl’essen-tielceuxutilisantlesystèmed’ex-ploitationAndroiddeGoogle.Lemarchéestégalementportéparlesportailsdejeu,accessiblesdepuislenavigateurWeb.
Cataloguevarié
Danscecontexte,raressontlesprojetsentendant,commeKiro’oetAurion,proposeruneexpériencedejeulonguesurconsoleouPC.Maisdeplusenplusdejeunespousseslocalesessaientdetirerleurépingledujeu,suruncontinentoùpeudemultinationalesdusecteursesontimplantées.AvantAurion,plusieursprojetsontfaitparlerd’eux.Dès2006,lejeunecréateurWesleyKirinyaasus-citél’intérêtdesmédiasenimagi-nant,etconcevantpresqueseulunjeud’aventuresentroisdimensionsbaptisé«TheAdventuresofNyan-gi»,inspiréducélèbretitre«TombRaider».M.Kirinyaaensuitecofon-délestudioLetiGames,dontleséquipestravaillentauGhanaetauKenya.Inspiréparlescomicsaméri-cains,lestudiosefocalisesurlesjeuxWebetmobiles.LesportailsdejeuxsurleWebdeMaliyoGamesouKuluya,deuxpeti-tesentreprisesduNigeria,enten-dentpourleurpartoffriruncatalo-guevariédetitres,tousgenresconfondus.Quantàlasociétéougan-daiseKolastudios,ellemisesursesproductionspourterminauxmobi-les,avecdesjeuxdecartes,maisaus-sidesapplicationsàbutéducatif.
p
L.Ch
.
«Aurion»s’inspiredesjeuxderôle,avecununiversévoquantl’Afrique.
KIRO’OGAMES
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0123
Mercredi18septembre2013
 
économie&entreprise
U
nepetiteicôneestnée.Elles’appellePayLibetpermet-tra bientôt de régler sonbilletdetraincommandésurVoya-ges-sncf.com ou le robotménagerrepérésurVentesprivees.com.Cet-te solution de paiement en ligne,sur smartphone ou tablette, a étédévoilée mardi 17septembre pardegrandsparrains:BNPParibas,laSociétégénéraleetLaBanquepos-tale(LBP).Une surprise, car ces troisréseaux n’ont guère l’habitude detravaillerensemble.L’urgencedelasituation le justifie. Il s’agit, eneffet, pour les banques, de s’atta-queràPayPal,lapremièresolutiondepaiementenlignedanslemon-deetleleaderincontestéenFranceavec7millionsdecomptes.Ils’agit,également, pour elles de prendreposition avant qu’une nouvellegénérationdeportefeuillesélectro-niques ne déferle en Europe fin2013, dotée de sponsors plus queconvaincants: Google, Visa,Mastercard…Pour les contrer, PayLib misesur deux arguments: la simplicitéetlasécurité.SansmêmeparlerdePayPal, pourquoi un particulieraurait-il intérêt à cliquer sur Pay-Lib plutôt que sur Visa ou Master-cardaumomentderéglerunachatàdistance?
«Parcequ’iln’aurapasàressaisirles16chiffresdesacartebancaire, la date d’expiration et lecryptogramme. Mais seulementson identifiant de banque en ligne –qu’il est censé connaître par cœur–etuncodesecret»
,expliquel’undespromoteursduprojet.Ensuite,
«c’est la seule solution garantissantquelesdonnéesnesor-tentpasdelabanque»
,poursuit-il.Selon l’Observatoire de la sécuritédes cartes de paiement de la Ban-quedeFrance,lafraudesurlespaie-ments à distance a baissé en 2012,passantde0,341%destransactionsà 0,290%. Mais ces opérationsconcentrentquand même 61% dumontantdelafraudeenFrance.LaSociétégénérale,BNPParibasetLa Banquepostalevontmainte-nant faire la promotion de la for-mule auprès de leurs clients. Euxseuls pourront bénéficier de Pay-Lib.
«Iln’yaurapasbesoindes’enrô-ler sur un site externe. Ce sera trèssimple»
, promet un banquier dutrio.Aeuxtrois,lesbanquesrecen-sent23millionsdecomptesdepar-ticuliersetsetarguentdevoirpas-seruntiersdesdépensesenligne.Cette «masse critique» a déjàpermis de convaincre des poidslourds de l’e-commerce d’implan-ter le logo PayLib sur leur site.Voyages-sncf.com, Ventespri-vees.com,Leroy-MerlinetPriceMi-nistersesontlaisséséduire:
«8des 15principauxsitesdecommerceenligne en France ont donné leur accord de principe»,
selon un desbanquiers impliqués. Le succès del’entreprise dépendra de l’adhé-siondesclients,maisaussidescom-merçants.Ils’agitdecréeruncerclevertueux: les commerçants s’ymettant d’autant plus volontiersquelesclientssontnombreux.Pourles vendeursen ligne, l’in-térêtdePayLib,c’estqu’ilvapréle-ver une commission inférieure àcelledePayPal,quiestde3%surlestransactions.
«Ce sont les particu-liers qui feront le succès des porte- feuillesélectroniquesetilsjugerontsurlasimplicitéet lafacilitéd’usa- ge»,
estimeunspécialistequipro-nostique une longueur d’avancepour les
«marques au rayonne-mentinternational»
.Même soutenu par troisréseaux bancaires, le pari de Pay-Lib paraît pourtant bien auda-cieux.Les précédentsle prouvent.Il y a deux ans, le Crédit agricole,premier réseau bancaire français,avaitlancéàgrandrenfortdepubli-cité Kwixo, une plate-forme depaiementouverteàtous.Ellevisaitde
«5 à 6millions d’utilisateursdanslesquatreàcinqans»
.Auder-nier comptage, elle en comptait450000, avec 1200 commerçantsinscrits, mais aucun des 15 pre-miers selon le classement de laFevad (Fédération de l’e-commer-ce et de la vente à distance).
«En fait, le nombre d’utilisateurs actifsest nettement moins élevé. C’estclairement un échec»,
lâche unconcurrent. Même constat pourBuyster, l’offre lancée par Bou-yguesTelecom,OrangeetSFRavecAtos, le leader technologique destransactionsenligne.LespromoteursdePayLibespè-rent rallier leurs concurrents ban-quiers à leur
«solution ouverte»
.Maislesonzemoisdepréparationde leur solution n’ont pas permisdeconvaincreles«mammouths»,Crédit agricole, BPCE et Créditmutuel, de les rejoindre. L’enjeupourSociétégénérale,BNPParibasetLBP estdecréer,avecPayLib,unstandard tel que les autres serontobligésdevenir.Lesujetestcomplexe.D’uncôté,on voit mal commentles banquesfrançaises pourraient s’imposer siellesavancentenordredispersé.Ensens inverse, les Autorités de laconcurrence regardent d’un trèsmauvais œil tout ce qui peut res-semblerdeprèsoudeloinàuncar-tel bancaire. L’interbancarité, quiavaitfaitlesuccèsdelacartebancai-re,ne serait sans doute plus possi-bleàmettreenplaceaujourd’hui.Pourlesbanques,celaressembleà un sauve-qui-peut. Elles ont faitl’erreurdelaisserPayPals’installer,sous l’ombrelle d’eBay, à l’époqueoù le commerce en ligne balbu-tiait: ila crû de 80% depuis 2009.Surtoutseprofiledéjàunenouvel-le révolution, avec l’irrésistiblepoussée des achats nomades surmobileettablette(baptisésm-com-merce). Payer ses cigarettes aubureaudetabacparmobileoucar-tesanscontact,c’estl’étaped’après.Les banques qui dominent l’achatdeproximité–93%dumarché–ris-quent de se faire doubler sur leurcœur de métier par des rouleauxcompresseurscommeGoogle.
p
IsabelleChaperon
LABATAILLEestféroce.Lemarchédespaiementssurmobiledevraitpasserde163,1milliardsdedollars(122,2milliardsd’euros)en2012à235milliardsdedollarsen2013,soitunehaussede44%.Etilatteindrait,en2017,721milliardsdedollarsdepaiementssurmobi-leet450millionsd’utilisateurs,selonlesdonnéespubliéesenjuinparl’institutd’étudesGartner.Maisdanslepaysagedesmoyensdepaiementsurmobile,PayPalaincontestablementprisdel’avance.AcquisepareBayenoctobre2002,ils’agissaitàl’origi-neuniquementd’unesolutiondestinéeàl’échanged’argententrelesparticuliersquiache-taientetvendaientdesbienssurlesiteInternetd’eBay.MaisPay-Palaprisuneautredimensionens’extrayantdugirondesamaisonmère:ilestutiliséparunemyria-dedecommerçants.Ceservice,c’estaujourd’hui132millionsdecomptesclientsactifssurInter-net,surplusde193marchésdanslemondeetdans25devises.Depuiscetété,lacompagnieaérienneAirberlinacceptelespaiementsparl’intermédiairedePayPal.Laforcedusystème:payerenquelquesclicssansavoiràsaisiràchaquefoissescoordonnéesban-cairesoueffectuertoutaussirapi-dementdestransfertsd’argententreparticuliers.Maislescom-missionsquelesvendeursdoi-ventreversePayPalainsiquel’énormebasededonnéesdeclientsquelasociés’estconsti-tuéeontsuscitélaconvoitiseetfaitémergeruneconcurrence.
ContrerlesacteursduNet
Enpremierlieu,desacteursduNet.Googlealancésonporte-monnaieélectronique,GoogleWallet,en2011,maisiln’apasencoreprislamêmeampleurquePayPal.EtFacebook,leréseausocialaumilliarddemembres,comptebien,lui,entrersurcemarché.Legroupeaméricainaconfirméaumoisd’aoûtqu’ilallaitprochainementtestersasolutiondepaiement,plusparti-culièrementpourlesachatssurlesboutiquesenligneprésentessursessites.L’enjeupourcessystèmesdepaiementestégalementdepéné-trerlecommercephysique.AuxEtats-Unis,onpeutpayeràlacais-seavecPayPalsursonmobiledanslesmagasinsdebricolageHomeDepotdepuis2012,etdanslesmagasinsaméricainsd’Aber-crombie&Fitch,d’Hollister,deToysR’Us,deFootLockeroud’A-mericanEagleOutfitters.Starbucks,lui,achoisid’équi-perses7000magasinsaméri-cainsdusystèmedepaiementSquare,crééen2010parlefonda-teurdeTwitter.PourcontrercesacteursduNetquiprétendents’arrogerlemarchédestransactions–etlescoordonnéesdesclients–,auxEtats-Unis,unequinzainedecom-merçantsdontWalmart,ontcrééMerchantCustomerExchange(MCX),quidéveloppeuneapplica-tionmobiledepaiementsanscontactenmagasin.EnFrance,lesecteurdelagran-dedistributiontenteaussil’expé-rience,notammentAuchan,aveclesystèmeFlash’NPay,quelegroupeadévoiléendécem-bre2012.
p
CécilePrudhomme
LorsduSalondue-commerce,en2009.
DENIS/REA
Lespratiquesdesagencesdeservationenlignesontcontrairesaucodeducommerce
Laparitétarifaire,quiopposehôteliersetsitesInternet,est«frappéedenullité»parlaloi,selonlaCommissiondespratiquescommerciales
LespromoteursdePayLibn’ontpasréussiàconvaincreles«mammouths»,Créditagricole,BPCEetCréditmutuel,delesrejoindre
LesbanquesfrançaisesdéclarentlaguerreàPayPal
BNPParibas,laSociégénéraleetLaBanquepostalelancentPayLib,unservicepourglerlesachatssurInternet
Lafilialed’eBayaprisunebonnelongueurd’avance
L
espouvoirspublicssemblentdécidés à faire le ménagedans les pratiques commer-ciales qui régissent les réserva-tionsd’hôtelssurInternet.LaCom-mission d’examen des pratiquescommerciales (CEPC) – instancepublique créée en 2001 pour don-nersonavissurla légalitédeclau-sescontractuelles–aannoncé,lun-di16septembre,quecertainesclau-ses liant hôteliers et centrales deréservation en ligne
«apparais-sentcontrairesauxdispositionsducodedecommerce»
.La CEPC avait été saisie pouravis,en juin,parle secteurde l’hô-tellerie contre certaines pratiquesdesagencesdevoyageenligne.Ellejuge,notamment,que
«lesclausesdeparité,prévoyantunalignementautomatique de différentes condi-tions consenties à des concurrents,sontcontrairesàl’articleL.442-6-II-ducodedecommerceetsontexpres-sémentfrappéesdenullitéparcettedisposition»
.Leprincipedeparitétarifaireestau cœur du différend entre hôte-liers et sites de réservation enligne: les premiers accusent lesseconds,devenusincontournables,d’exercerainsi une forme de pres-sion.Laparitétarifaireimposeàunhôteliervoulant,parexemple,faireunepromotiondedernièreminutesursonsiteInternetd’eninformerpréalablement les autres sites quilecommercialisentafinquetoutlemondeaffichelesmêmesprix.Laparitétarifaireest
«uneprati-que saine»,
qui «
évite une guerredesprixnéfastepourl’ensembledumarché»,
jugeEliedeCoignac,PDGfondateur du site de réservationSplendia,dansuncourrierreçupar
 LeMonde
.
«Levraiproblème»,
àsesyeux, serait plutôt
«les conditionsannexes: obligation contractuelled’attribuerladernièrechambredis- ponibleàBooking.com,impossibili-té d’accéder aux coordonnées duclientavantle jour d’arrivéeàl’hô-tel»
.
Procéduresencours
Un sondage auprès de 700 pro-fessionnelsdel’hôtellerie-restaura-tion,effectué pour le livre
Addi (c)tion-Le hold-up des intermédiairesdutourismeenligne
(Edition Paged’Ecriture, 14,90 euros), de RémiOhayon,montreque64%deshôte-liers reversent des commissionsallant de 15% à 30% du prix de lachambre.CesujetdessitesderéservationsurInternetestl’objetdetouteslesattentions de la part des pouvoirspublics. Le Conseil national dunumérique, saisi par le gouverne-mentenjuilletpourétudierlaques-tiondelaneutralitédesplates-for-messurInternet,commeGoogle,aélargi son travail à l’ensemble del’intermédiationenligne.Ilrendraun avis fin novembre, débutdécembre.L’autoritédelaconcurrencetra-vailleaussisurledossier.Elleaétésaisieparlessyndicatsprofession-nels UMIH (Union des métiers etdes industries de l’hôtellerie) etCPIH (Confédération des profes-sionnelsindépendantsdel’hôtelle-rie), début juillet, pour pratiquesanticoncurrentiellesde la part dessitesBooking.com,ExpediaetHRS.Enfin, des procédures sont encours à la Direction générale de laconcurrence,de la consommationetdelarépressiondesfraudesafinde
«vérifiersilesrèglesetles prati-ques commercialessont respectéesdansledomainedessitesderéserva-tion en ligne»,
indique-t-on auministèredelaconsommation.
p
C.Pme
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Mercredi18septembre2013

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