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La relation avec la nature

La relation avec la nature

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Published by Rodolphe Monchy
J. Krishnamurti, Dernier journal, Traduction de Marie-Bertrande et Diane Maroger, Editions du Rocher, 1992.
J. Krishnamurti, Dernier journal, Traduction de Marie-Bertrande et Diane Maroger, Editions du Rocher, 1992.

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Published by: Rodolphe Monchy on Sep 23, 2013
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04/17/2014

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 Krishnamurti
Dernier Journal
TRADUIT DE L’ANGLAISPAR MARIE-BERTRANDE ET DIANE MAROGER
 Éditions du Seuil 
 
Si vous établissez un rapport avec lui, vous êtes enrapport avec l'humanité. Vous devenez responsablede cet arbre et de tous les arbres du monde. Mais sivous n’êtes pas en relation avec les êtres vivants de laterre, vous risquez de perdre votre rapport à l’humanité, aux êtres humains. Nous n’observons jamais profondément la qualité d'un arbre ; nous ne le touchons jamais pour sentir sa solidité, la rugosité de sonécorce, pour écouter le bruit qui lui est propre. Nonpas le bruit du vent dans les feuilles, ni la brise dumatin qui les fait bruisser, mais un son propre, le sondu tronc, et le son silencieux des racines. Il faut êtreextrêmement sensible pour entendre ce son. Ce n'estpas le bruit du monde, du bavardage de la pensée, nicelui des querelles humaines et des guerres, mais leson propre de l’univers.Il est curieux que nous ayons si peu de rapportsavec la nature, avec les insectes, la grenouille bondissante, et le hibou qui hulule d’une colline à l’autre,appelant un compagnon. Il semble que nous n’éprouvions pas de sentiment à l'égard de tous les êtresvivants de la terre. Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais d’animaux pour nous nourrir, nous neferions jamais de mal aux singes, aux chiens ou auxcochons d’Inde en pratiquant la vivisection dans notreseul intérêt. Nous trouverions d’autres moyens de soigner nos blessures et de guérir nos maladies. Mais laguérison de l'esprit est tout autre chose. Cette guérison s'opère peu à peu au contact de la nature, del’orange sur sa branche, du brin d’herbe qui se fraieun passage dans le ciment, et des collines couvertes,cachées par les nuages.Ce n’est pas le produit d’une imagination sentimentale ou romantique, c’est la réalité de celui qui est
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en relation avec tous les êtres vivants et animés de laterre. L’homme a massacré des millions de baleines etil en tue encore. Il y a d’autres moyens d’obtenir toutoe pourquoi il les massacre. Mais apparemment iladore tuer le cerf fuyant, la merveilleuse gazelle et legrand éléphant. Nous aimons aussi nous tuer les unsles autres. Depuis le début de leur histoire sur la terre,les êtres humains n’ont jamais cessé de s’entre-tuer.Si nous parvenions, et nous le devons, à établir unerelation immuable avec la nature, avec les arbres, lesbuissons, les fleurs, l’herbe et les nuages — alorsnous ne tuerions jamais un être humain pour quelqueraison que ce soit.

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