Stefan Zweig/La Peur
© Éditions Bernard Grasset, 1935.
A la publication de
La Peur
en France, en 1935,les lecteurs découvrent, après le talent de l'histo-rien et de l'essayiste, celui du conteur. Stefan Zweig était en effet plus connu à l'époque pour ses biographies historiques comme
Fouché
ou
Marie-Antoinette. La Confusion des sentiments,Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme,Amok
feront admirer le psychologue, l'analystedu comportement humain, et le merveilleux auteur de nouvelles. Comme dans son roman,
La Pitiédangereuse,
Stefan Zweig est un observateur degénie. Romain Rolland lui attribuait « ce démonde voir et de savoir et de vivre toutes les vies, quia fait de lui un pèlerin passionné, et toujours envoyage ». Zweig lui-même a très bien expliqué ce travailde concentration, qui a donné naissance à cescourts chefs-d'œuvre : «Le désir répété de résu-mer le destin d'un individu dans un minimumd'espace et
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à l'exemple de Maupassant —l'effort fait en vue de donner dans une nouvelle lasubstance d'un livre. » En 1942, désespéré de voir les succès du nazisme en Europe, Stefan Zweig se
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