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Hier, Michel Barnier a cédé sa place à Bruno Le Maire à l’Agriculture. Il laisse derrière lui un arrière-goût d’inachevé, avec en guise de mot d’adieu ce communiqué de presse du 12 juin dans lequel il pro-pose une vision tellement idyllique de la bio aujourd’hui qu’on se demande si on vit bien sur la mêmeplanète ! Des surfaces agricoles en conversion cinq fois plus importantes qu'en 2008, un nombre d'ex-ploitations bio en augmentation de 15%, des surfaces bio en hausse de 10% en 2009... Bref, la révolu-tion bio serait en marche et tout irait bien dans le meilleur des mondes ?Il faut tout de même rappeler, même si on ne peut que saluer ce redémarrage timide, que les objectifsfixés par le Grenelle de tripler les surfaces en bio d’ici 2012 sont encore loin d’être atteints. Car pourcela il faudrait non pas 10% mais 45% d’augmentation des surfaces par an. Attention également à nepas se réjouir trop vite, comme le fait le nouvel ex-ministre, du développement de l’offre bio en GMSou dans les magasins à bas coût, car ce n’est pas la production française qui en bénéficiera mais celledes pays tiers, plus aidée ou moins coûteuse en main d’œuvre.Et même si la production française augmente, on ne résoudra pas pour autant le problème du prixélevé des produits bio, comme semble le croire Michel Barnier. D’abord parce que produire en Francecoûtera systématiquement plus cher que produire en Pologne ou au Brésil. Ensuite, parce que tantque l’on masquera au consommateur français le prix réel du produit conventionnel, dépollution com-prise, il trouvera toujours trop cher le produit bio. Aussi, lorsque l’ancien ministre indique que l’a-griculture bio, en plus d’être écologiquement responsable, doit devenir économiquement productiveen citant l’agriculture conventionnelle comme exemple, on a envie de se pincer très fort.Quant aux mentalités, autre levier de progrès, certes elles évoluent Mr Barnier, mais bien moinsvite que vous ne le croyez. Car l’agriculture française reste engluée dans un système productivistede primes, de quotas et de copinage agrochimique qui empêche le changement auquel de plus enplus de paysans aspirent. Une agriculture embarquée dans une course à l’agrandissement qui in-terdit à de nombreux candidats à l’installation de concrétiser leur projet, alors qu’ils représen-tent le monde agricole de demain, soucieux de revenir à une agriculture plus durable, plus hu-maine, moins folle, libre. Rappelez-vous ce GAEC creusois de 200 ha qui s’était agrandi en ba-layant d’un revers de main un jeune agriculteur bio qui souhaitait s’installer. Le premier a per-çu 70 000 € de la PAC en 2008 alors que le second est aujourd’hui toujours au RMI…Monsieur le nouveau Ministre de l’Agriculture, votre prédécesseur a su définir dans le plan quiporte son nom des objectifs ambitieux pour développer l’agriculture biologique. Mais toutreste à faire, les décrets à signer, le problème du foncier à régler, les moyens à mobiliser.Car 20 millions d’euros pour la bio en 2009 contre 1 milliard pour les agrocarburants, cen’est pas acceptable quand on sait que l’une peut nourrir la planète alors que les autresrisquent de l’affamer. Le dossier bio sera donc à n’en pas douter celui sur lequel denombreux citoyens, paysans et consommateurs, vous jugeront.
Communiqué de presse GABLIM du 26 juin 2009 
 
La FNAB propose la création de « Pôles deconversion »Exonération de la taxe foncièrePoint sur la mission DIVA« restauration collective »Raphaëlle de Seilhac :agricultrice bio en CorrèzeL’auxiliaire et le nuisible
OGMÉchos du réseau
104 juin 2009
Le saviez -vous ? AnnoncesCalendrierFilières Actu LimousinPortrait
Halte aux« Biocarburants »
TribunelibreRèglementation
2009, année de la bio...Barnier ena rêvé, Le Maire va-t-il le faire ?
Coexistence impossible :FNE avait vu juste
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Revalorisation des aides CAB en maraî-chage sous tunnel et arboriculture
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La Feuille bio du Limousin104 juin 2009
En 1ere lecture au Sénat, le terme « biocarburant » aété banni du projet de loi de programme relatif à lamise en
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uvre du Grenelle de l’Environnement, auprofit du mot « agrocarburant », moins trompeurpour les consommateurs et citoyens. La Commis-sion des Affaires économiques de l’Assemblée na- tionale n’a pas repris ces amendements dans sonrapport qui sera soumis aux députés, lors de la2eme lecture de la loi à partir du 9 juin. La Fédé-ration nationale d’agriculture biologique des ré- gions de France demande que l’amendement dessénateurs soit maintenu et voté définitivement.Il y aujourd’hui, dans l’esprit des consomma- teurs, un lien fort entre le préfixe « bio » utili-sé pour qualifier des cultures ou des produitsissus de ces cultures, et la production biologi-que, donc à considérer qu’une culture ou pro-duit issu de l’agriculture et qualifié de « bio »respecte l’environnement. Nous demandonsque la loi avalise le terme « agrocarburant », comme lefont désormais de nombreux acteurs et institutions quiont à traiter du sujet, afin de lever toute forme d’ambi- guïté. Rappelons que le terme « bio » lié au mode de pro-duction biologique est également utilisé dans d’autresÉtats membres, avec le même risque de confusion, etque les associations qui promeuvent la bio dans ces paysdemandent, comme en France, l’extension de la protec- tion de ce préfixe à l’ensemble des cultures et produitsde cultures, sur l’ensemble du territoire de l’Union Euro-péenne. La FNAB demande donc à tous ceux, paysans, citoyens,consommateurs qui ont à c
œ
ur de défendre l’intégrité del’agriculture biologique et le droit à une information non trompeuse, d’écrire à leur député(e), afin qu’il (elle) voteen ce sens et conserve l’amendement du Sénat.Communiqué de presse FNAB du 4 juin 2009
Halte aux «Halte aux «Halte aux «Halte aux « Biocarburants Biocarburants Biocarburants Biocarburants »»»»
Tout le monde ne sait pas greffer les arbresfruitiers ou les rosiers mais chacun a appris quecela consiste, en quelque sorte, à « cultiver »un greffon intéressant sur un porte-greffe. Sil'opération est réussie le porte-greffe « nourrit» convenablement le greffon et lui permet d'ex-primer les potentialités qui nous intéressent, parexemple la qualité gustative de ses fruits. Dans lecas contraire il peut y avoir un « rejet » de lagreffe et le greffon meurt ou végète. Les branchesdu porte-greffe ont alors souvent tendance à re-pousser.De la même manière la pratique agricole est enquelque sorte un greffon que l’on associe à desmécanismes naturels jouant le rôle de porte-greffe. On enlève la végétation naturelle du ter-rain et on la remplace par des plantes cultivéesde la même façon qu'on supprime la ramuredu porte-greffe au profit du ou des greffons.Si la greffe est bien effectuée tout se déroulepour le mieux, les cultures greffon »)poussent bien et ne sont pas malades. Lavégétation spontanée (les repousses du «porte-greffe ») n'est pas trop envahis-sante. Mais une greffe effectuée par lamain de l'homme contrecarre presque toujours, parfois beaucoup, parfoispeu, les mécanismes naturels. Unepartie de ces derniers semble alorsconsidérer le greffon comme uneanomalie à supprimer. A l'inverseune autre paraît le « soutenir » etl'aider. Si la première est faiblepar rapport à la seconde la réussite de la greffe est assu-rée. Dans le cas contraire c'est l'échec.Le praticien attentif peut observer cette « lutte » entreles facteurs naturels qui favorisent ses cultures et ceuxqui les agressent. Mais son observation reste très partiellecar les phénomènes mis en jeu sont beaucoup tropnombreux et complexes pour être perçus dans leur en-semble. Quoiqu'il en soit la comparaison entre l'opéra- tion du greffage et la pratique agricole, aussi imparfaiteet peu «scientifique» qu'elle soit, nous aide à mieuxcomprendre les notions d'auxiliaire et de nuisible. L’ana-logie avec le greffage nous aide également à saisir queces aspects « nuisibles » ou « auxiliaires» ne présententpas de justification scientifique. Ils prennent du sensdans le cadre de la pratique agricole seulement.Dans la nature aucun organisme vivant n'est gênant oubénéfique et encore moins « bon » ou « mauvais ».Chacun se contente de vivre au mieux sans chercher àplaire ou à nuire (…). L’animal ou le végétal sont rare-ment toujours utiles ou toujours nuisibles à l’activitéagricole. Généralement ils sont tantôt l’un tantôt l’autreselon les situations, quelques exceptions mises à part.Joseph Pousset, extrait de « Agriculture Naturelle ».
Conseil de lecture chez ce même auteur
« Agriculture Naturelle », Editions Agridécisions, 2009.« Agriculture sans herbicides », Editions Agridécisions, 2003.« Engrais verts et fertilité des sols », Editions Agridécisions,2000 puis 2002.« La conversion à l’agriculture biologique », Editions Utovie,1991.Pour acheter directement auprès de l’auteur vous pouvez lecontacter par tel/fax au 02.33.35.22.67 ou par courriel àjoseph.pousset@wanadoo.fr
L’auxiliaire et le nuisible
   L  e   S  a  v   i  e  z  -  v  o  u  s   ?
   T  r   i   b   u   n   e   L   i   b  r   e   T  r   i   b   u   n   e   L   i   b  r   e   T  r   i   b   u   n   e   L   i   b  r   e   T  r   i   b   u   n   e   L   i   b  r   e
 
N° 104 juin 2009
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La Feuille bio du Limousin
Quel est lhistorique de la fermeQuel est lhistorique de la fermeQuel est lhistorique de la fermeQuel est lhistorique de la ferme ????
En 1997, jai hérité d’une grande maison datant du 1
ième
 siècle, de 12 ha de SAU et 30 ha de forêt. Mon installationsur les lieux est progressive : dabord maison de campagne, puis résidence principale. Cest réellement en 2003 que mon projet agricole voit le jour après deux ans de travaux dansla maison. En 2004, jai lopportunité de racheter 30 hade terres jouxtant la ferme qui se libèrent réellement en2008.
Quelles sont tes activités actuellesQuelles sont tes activités actuellesQuelles sont tes activités actuellesQuelles sont tes activités actuelles ????
 Je m’installe au départ avec 70 brebis limousines pures et 4 chambres d’hôte. Je viens de constituer mon troupeaubovin composé de 8 vaches suitées (normande, gasconnes,salers, aubrac, limousine, un b
œ
uf highland) et de 11 génis-ses limousines. J’apprécie la diversité ! Je cultive 2ha decéréales distribuées aux brebis pendant lagnelage, à mesvolailles et cochons (que jélève en petites quantités, des-tinées à la table d’hôtes). Grâce aux techniques acquises àl’ADAPA (Association pour le Développement dune Agri-culture Plus Auto-nome), les agneauxsont finis à l’herbeet commercialisés envente directe ; jecompte faire demême avec les bovins. Actuellement, mesrevenus sont répar-tis équitablement entre les chambres dhôtes, les ovins et la forêt. La part dela ferme augmentera avec le nouveau troupeau.Étant seule sur la ferme, jemploie un salarié agricole 1 jou par semaine à travers un groupement demployeurs et uneaide ménagère pour les chambres. Mais il y aurait du travail pour beaucoup plus !
 As As As As----tu des projets sur la fermetu des projets sur la fermetu des projets sur la fermetu des projets sur la ferme ????
 Je suis consciente de mon privilège. Mais pour moi, être pro- priétaire de ce foncier n’a pas réellement de sens. L’heureest au partage des biens communs comme la terre et leau. J’adhère assez à la vision des indiens dAmérique qui se pré-sentent comme appartenant à la terre et non lin-verse ! Cest pour toutes ces raisons que je souhaitecréer une fondation dédiée au développement du-rable, à léquité et la culture, en accueillant des personnes et leur projet de vie dans ces lieux,quils soient agricole, artisanal ou artistique. Et  puis la grange pourrait devenir une salle de spec-tacle…J’espère aussi créer une Société Coopéra-tive Immobilière pour permettre à chacun de cons-truire son chez soi.
Pour toi, la bio, cest quoiPour toi, la bio, cest quoiPour toi, la bio, cest quoiPour toi, la bio, cest quoi ????
 Je suis passée en bio dès 2004 comme une évi-dence. Je considère que le cahier des charges AB est le B.A. BA, la première marche vers la durabilité delagriculture. Ensuite lagriculture se doit dêtrebonne, équitable, joyeuse, humaine, belle ! Concer-nant la création d’une marque privée mieux-disanteque le règlement bio européen, jadhère au principemême si je reste persuadée que ce qui marche le mieux,c’est lexigence de son savoir-faire et les relations plus informelles…
Comment vois tu lavenir de la bioComment vois tu lavenir de la bioComment vois tu lavenir de la bioComment vois tu lavenir de la bio ????
Quand je me suis installée en 2003, javais limpres-sion dêtre la seule à m’intéresser à l’écologie. Au- jourdhui, tout le monde en parle mais le mondeagricole ne bouge pas ! Je m’interroge sur cette frilosité alors que le paysan de demain doit pou-voir progresser vers plus de durabilité, indivi-duellement et au sein d’un collectif. Ce sont desdécisions à prendre en son âme et conscience.
Propos recueillis par Véronique Baillon
 o  r  t   r  a  i    t   o  r  t   r  a  i    t   o  r  t   r  a  i    t   o  r  t   r  a  i    t   
Ente en bio en 200442 ha de SAU  plus dinfos sur www.duvertdanslesoreilles.fr 
 Raphaëlle Raphaëlle Raphaëlle Raphaëllede Seilhacde Seilhacde Seilhacde Seilhac
 Le Mons Le Mons Le Mons Le Mons19800 Vitrac sur  Montanel : 05 55 27 60 8
Ovins,Ovins,Ovins,Ovins,chambres d’hôtchambres d’hôtchambres d’hôtchambres d’hôt
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