• Embed Doc
  • Readcast
  • Collections
  • CommentGo Back
Download
 
 1 
QUELLE STRATEGIEPOUR LES AMENAGEMENTS PAYSAGERSDE NOS MILIEUX URBAINS ?
Qui ne s’inquiète de l’état actuel de notre paysage urbain, même si en réalitécette dégradation est le produit de nos activités ordinaires qui nous paraissentabsurdes ou criminelles et que parfois, on se sent mal à l’aise devant ce que sontdevenus nos milieux urbains et leurs environnement, après la déchirure dessystèmes sociaux traditionnels et l’installation de la passivité de nos responsableslocaux comme dénominateur commun.L’évolution du paysage de nos milieux urbains révèle une extension trèsrapide et anarchique, au point que cette émergence d’espaces sans normesurbanistiques et paysagères, font révéler des carences de conception et de gestiondes espaces de nos milieux urbains existants, où même l’héritage des espacespublics avec leurs espaces verts paysagers, ont été détourné de leur vocationpremière, qu’est l’amélioration du cadre de vie des citoyens.Lors du séminaire international le 24 Mai 2001, monsieur le président de larépublique dénonçait un urbanisme placé sous l’éternel signe de l’urgence et ilplaidait pour une politique d’action contre la dégradation de nos sites urbains etdonnait le signal d’une nouvelle politique basée sur le diagnostic des erreurs dupassé et une concertation à même de créer une dynamique à la mesure desambitions algériennes en matière de développement et d’harmonisation de nosagglomérations urbaines.Sur un ensemble de 70 pays en voie de développement, seul six pays ont faitl’effort pour atteindre le niveau des pays développés en matière de l’environnementet du respect de l’aménagement du territoire et du paysage des milieux urbains.C’est parce que les villes algériennes accueilleront d’ici à l’horizon de 2025 pasmoins de 15 millions d’habitants que notre pays a adopté une politique basée sur lacréation de villes nouvelles autour des grandes agglomérations afin de mieux répartir la population et gérer le déséquilibre démographique du à l’exode rural qui menacela cohérence de nos villes actuelles car la réalisation de ces villes nouvelles obéiraaux critères modernes et spécifiques qui tiennent compte de la rentabilité de cesvilles et du cadre de vie de leurs habitants, loin de l’expérience et des erreurs desnouvelles villes de Bab-Ezzouar et de Ain-Naâdja, qui ont raté leurs missionsculturelle et civilisationnelle.La nouvelle ville de Sidi Abdellah, qui a démarré en 1998 à 25 kilomètres àl’ouest d’Alger, constitue une véritable aubaine pour notre capitale qui étouffe à toutpoint de vue car à terme, elle pourra abriter plus de 500 000 habitants qui trouveronstous les équipements sociaux nécessaires ainsi que les équipements scientifiques ettechnologiques, appelés à structurer le nouveau paysage urbain et mettre en placeun meilleur cadre de vie des citoyens de l’Algérie de demain. Parce que l’argent nemanque pas aujourd’hui, qu’il est primordial que nos décideurs insufflent une fortedynamique à l’édification de cette ville nouvelle, tout en exhortant les ministères etles institutions publiques à démarrer au plus tôt les équipements qu’ils y avaientprévus, pour que « Sidi Abdellah », qui est déjà baptisés par nos citoyens « Les Milleet Une Nuits », offrira un meilleur paysage urbain et une nouvelle destination pour 
 
 2
tous les amoureux de la nature car au sein de cette ville nouvelle, les espaces vertspaysagers auront leurs places primordiales grâce aux bonnes volontés de nosresponsables et des meilleurs intentions des spécialistes d’aménagementspaysagers, qui à terme arriveront par leurs savoir-faire de se frayer un passage pour la réussite de ce premier mega-projet en Algérie.Evoqué depuis le 12 Décembre 2001 et créée officiellement par décretexécutif n°04-97 du 1
er 
Avril 2004, le projet de réalisation d’une ville nouvelle dansles hauts plateaux à 170 km au sud de la capitale, commence à prendre forme. Laville nouvelle de Boughezoul, qui s’étend sur une superficie totale de 13 724 ha etaura un programme d’habitat de quelque 350 000 logements, est l’objet d’une longuematuration et sera un projet culturel et civilisationnel qui nécessitera une longueconcertation entre tous les partenaires concernés et un travail de proximité pour recueillir toutes les données techniques, démographiques, socioéconomiques etculturelles pour rompre avec la vision traditionnelle en matière d’urbanisation quiconsistait jusque-là en la création de « villes dortoirs » car face à la pousséedémographique dont souffre nos milieux urbains du nord, notre pays n’a que le choixd’opter pour une politique urbanistique harmonieuse pour un plus grand équilibre denos villes et villages et par conséquent, un meilleur cadre de vie des citoyens enmilieu urbain afin de ne pas refaire les erreurs des trente dernières années où 600regroupements urbains, 300 zones d’habitations urbaines nouvelles et 30 villesnouvelles ont été bâtis sans l’établissement au préalable de plans d’urbanisme etd’études paysagères, ce qui laisse aujourd’hui l’Algérie à la 55 ème place loin de la25 ème place de la Tunisie sur les 70 pays.Un groupe constitué d’une vingtaine de pieds-noirs natifs d’El Kala, est venuspécialement pour la fête des morts et revisiter les endroits de leur enfance, leur adolescence et beaucoup d’autres souvenirs. Ces visiteurs de quelques jours danscette ville mythique, sont étonnés par l’accueil extraordinaire de la population et desautorités mais regrette la saleté et les ordures qui sont partout et qui défigurent lepaysage de leur plus beau pays du monde, que même Yann Arthus-Bertrand, lecélèbre photographe de « la terre vue du ciel » vendu à 3 millions d’exemplaires,trouve non seulement l’Algérie comme l’un des plus beaux pays qu’il a photographiésmais surtout celui où il a été le mieux reçu pour la préparation de son nouveau livre« l’Algérie vue du ciel ».Il ne se passe pas un seul jour, sans que des écrits de presse ne fassent étatde la dégradation continuelle des paysages de nos milieux urbains avec leursespaces verts, par des individus sans foi ni loi, en l’absence des autoritéscompétentes et sous les yeux de citoyens impuissants qui y perdent de jour en jour laqualité de leur cadre de vie en milieu urbain.Transformée depuis plusieurs mois en un véritable « souk » de fruits etlégumes, la place « champs de Mars », située en plein centre ville de Annaba, estdevenue un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics et les riverains car cetespace était naguère parsemé d’espaces verts et fréquentés par des personnes enquête de repos, pour devenir par la suite une source de nuisance de toutes sortesdont particulièrement les ordures et les odeurs puantes.Jadis, la place de la république de la ville de Béchar était un endroit attrayantpar sa propreté et son jardin verdoyant agrémenté par un jet d’eau lumineux,aujourd’hui cette place n’est plus un motif de fierté pour ses riverains car elle sedégrade au fil des jours, tout en se transformant en dépotoir et un lieu de retrouvaillesde jeunes dealers ou d’ivrognes qui s’adonnent à l’intérieur des carrés du jardin, à des
 
 3
beuveries devant des passants indignés qui la contournent tout en dénonçant l’étatdéplorable de cette place, de l’incivisme avéré de certains citoyens et du laxismeflagrant des services concernés aussi bien des responsables administratifs que desélus qui ne se soucient plus de la salubrité de leur ville.A Constantine, alors qu’un plan de construction conséquent de milliers delogements est lancé aussi bien dans les villes nouvelles Ali Mendjeli et Massinissa,ces programmes urbanistiques grandioses semblent, selon de nombreuxobservateurs, pécher par manque d’équilibre et d’harmonisation au plan urbanistique.A cet égard, les sites ayant abrité des bidonvilles, comme le terrain Tanoudji et lacarrière Gance, seront normalement convertis en espaces verts pour échapper aubétonnage. Parce que, l’accent est mis par le premier responsable de la wilaya, sur lefait que les espaces verts réalisés ces dernières années ont été pour la plupartabandonnés par faute d’entretien et de gardiennage et sont livrés aux exactions d’unecatégorie de population marginalisée car malgré qu’ils ont coûté des millions deDinars, rien n’a été prévu pour assurer leur entretien, leur gardiennage et leur conservation, parce que souvent dès la fin des travaux d’aménagements des cesespaces verts, les entrepreneurs ainsi que les promoteurs se retirent sans laisser unembryon d’encadrement ou pour le moins des gardiens, ce qui a pour conséquenceque la majorité des équipements sont pillés et que les structures de ces espaces vertssont laissées à l’état d’abandon.A Bejaia, désespérés de voir venir les services de l’APC concernés par l’aménagement urbain, les habitants de la cité 5 Juillet, ont décidé de résoudre eux-mêmes les problèmes liés à l’amélioration du cadre de vie de leur cité, en engageantdes particuliers pour les travaux de réfection de la remise des dalles et la réhabilitationdes espaces verts, tout en continuant à payer aux caisses de l’état la taxed’habitation avec chaque facture d’électricité.Une étude récente réalisée par une équipe de chercheurs de l’université DjilaliLiabès, montre que la ville de Sidi Bel Abbès se retrouve aujourd’hui avec un trèsgrand déficit en arbres d’ornement et que sa planification, dans le cadre de sonprogramme d’aménagement urbain, reste presque dépourvu de projets d’espacesverts paysagers. Le P.APC de Sidi Bel Abbès n’a trouvé de solution pour remédier àce problème majeur de l’amélioration du milieu urbain de sa ville, que de déposer une plainte, en bonne et due forme, contre les membres de l’association du quartier « 144 logements de Sidi Djillali », pour avoir planté quelques malheureux arbres quine feraient qu’enjoliver la ville et l’aérer afin de contrer avec le peu de moyens, àune désertification effrénée qui menace la ville de Sidi Bel Abbès, qu’on appelait jadis « le petit Paris ».Dans le cadre des accords de jumelage qui sont signés entre la communed’Oran et les villes Françaises de Bordeaux et de Lyon, deux ateliers ont été lancés,le premier concerne la formation des cadres de la commune d’Oran et le second estrelatif au renouvellement urbain de la ville d’Oran. Concernant le jumelage entreOran et Lyon, il y a eu deux missions d’exploration de techniciens lyonnais, l’une aumois de janvier 2004 et l’autre au mois de janvier 2005, et ce, pour établir lespremiers accords de coopération, l’un pour la réhabilitation du patrimoine ancien etl’autre pour l’assistance technique et urbanistique dans la conception et la réalisationdes espaces publics et des espaces verts au sein du milieu urbain Oranais.Selon la division de l’urbanisme et de la planification (DUP) de l’APC d’Oran,d’importants travaux d’aménagement seront lancées au niveau de l’avenue deChoupot, devenue l’une des artères commerçantes la plus importante de la ville
of 00

Leave a Comment

You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...
You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...