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RÉFLEXION POUR UNE MEILLEURE STRATÉGIEDES AMÉNAGEMENTS PAYSAGERSDE NOS MILIEUX URBAINS
Décembre 2005
 
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Qui ne s’inquiète de l’état actuel de notre paysage urbain, même si en réalitécette dégradation est le produit de nos activités ordinaires qui nous paraissentabsurdes ou criminelles et que parfois, on se sent mal à l’aise devant ce que sontdevenus nos milieux urbains et leurs environnement, après la déchirure dessystèmes sociaux traditionnels et l’installation de la passivité de nos responsableslocaux comme dénominateur commun.L’évolution du paysage de nos milieux urbains révèle une extension trèsrapide et anarchique, au point que cette émergence d’espaces sans normesurbanistiques et paysagères, font révéler des carences de conception et de gestiondes espaces de nos milieux urbains existants, où même l’héritage des espacespublics avec leurs espaces verts paysagers, ont été détourné de leur vocationpremière, qu’est l’amélioration du cadre de vie des citoyens.Lors du séminaire international le 24 Mai 2001, monsieur le président de larépublique dénonçait un urbanisme placé sous l’éternel signe de l’urgence et ilplaidait pour une politique d’action contre la dégradation de nos sites urbains etdonnait le signal d’une nouvelle politique basée sur le diagnostic des erreurs dupassé et une concertation à même de créer une dynamique à la mesure desambitions algériennes en matière de développement et d’harmonisation de nosagglomérations urbaines.La nouvelle ville de Sidi Abdellah, qui a démarré en 1998 à 25 kilomètres àl’ouest d’Alger, constitue une véritable aubaine pour notre capitale qui étouffe à toutpoint de vue car à terme, elle pourra abriter plus de 500 000 habitants qui trouveronstous les équipements sociaux nécessaires ainsi que les équipements scientifiques ettechnologiques, appelés à structurer le nouveau paysage urbain et un meilleur cadrede vie des citoyens de l’Algérie de demain. Parce que l’argent ne manque pasaujourd’hui, qu’il est primordial que nos autorités insufflent une forte dynamique àl’édification de cette ville nouvelle, tout en exhortant les ministères et les institutionspubliques à démarrer au plus tôt les équipements qu’ils y avaient prévus, pour que« Sidi Abdellah », qui est déjà baptisés par nos citoyens « Les Mille et Une Nuits »,offrira un meilleur paysage urbain et une nouvelle destination pour tous les amoureuxde la nature car au sein de cette ville nouvelle, les espaces verts paysagers aurontleurs places primordiales grâce aux bonnes volontés de nos décideurs et desmeilleurs intentions des spécialistes d’aménagements paysagers, qui à termearriveront par leurs savoir-faire de se frayer un passage pour la réussite de ce megaprojet unique en Algérie.La wilaya de Ain Témouchent a entamé depuis peu la concrétisation del’objectif que s’était fixée la conservation des forets de cette wilaya en 2004 et quiconsiste à améliorer le cadre de vie des citoyens des agglomérations urbaines de lawilaya, en réalisant à partir de l’année 2006, dans le cadre du programme dedéveloppement quinquennal 2005/2009, pour l’ensemble des daïras, huit jardinspublics récréatifs d’un montant de 200 millions de Dinars. Ces projetsd’aménagement paysagers uniques en Algérie, seront accompagnés de moyensd’entretien et de gérance des espaces verts ainsi que la mise en place à AinTémouchent d’une structure centrale de formation de jardiniers et de paysagistespour la réalisation, la protection et l’entretien de l’environnement végétal des villes etvillages de la wilaya afin de combler le vide laissé par les services d’entretien et denettoyage des APC, qui ne ménagent aucun effort pour réussir la pérennité desespaces verts en milieu urbain et de la propreté de nos villes et villages, tout engaspillant les millions de Dinars, que notre Etat investi annuellement pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens.
 
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 Puisque chaque wilaya de notre pays, ne peut y avoir d’autres projets pour l’exercice de l’année prochaine, que si elle termine ce qu’elle a en cours. Le chef del’exécutif de la wilaya de Djelfa, lors d’une réunion regroupant les élus et les cadresdes différents secteurs où il est venu spécialement pour donner une mise en garde àceux qui ne font pas assez d’efforts dans sa wilaya pour achever les réalisations etrattraper les retards accumulés, s’est ouvertement exprimé en disant que« L’absence des élus dans les APC est une forme de mépris et de non-respect del’électeur et du citoyen qui leur fait confiance et qui espère régler ses problèmesgrâce à leurs interventions parce que l’élu doit rester constamment à l’écoute ducitoyen et ne doit jamais oublier que s’il est là, c’est bien grâce à ce dernier ».Si les retards dans la réalisation des projets d’amélioration du cadre de vie enmilieu urbain reste coutume chez nous, c’est parce que le choix des bureauxd’études et des entreprises de réalisation est souvent fait à l’ombre de la législationen vigueur, sans aucune exigence réelle de savoir-faire et de moyens humains etmatériel, ce qui fait que l’Algérie d’aujourd’hui continuera à rester dans la ligne demire de sa pensée chimérique des aménagements paysagers de ses milieux urbains,tant que les maîtres d’œuvres continueront à faire des projets d’aménagementsdisparates et que les entreprises de réalisation continueront à travailler avec desmoyens dérisoires, sans même la présence sur les chantiers d’un technicien pour gérer les projets de réalisation des aménagements urbains dans les normes.Il ne se passe pas un seul jour, sans que des écrits de presse ne fassent étatde la dégradation continuelle des espaces publics avec leurs espaces verts au sein denos milieux urbains, par des individus sans foi ni loi, en l’absence des autoritéscompétentes et sous les yeux de citoyens impuissants qui y perdent de jour en jour laqualité de leur cadre de vie en milieu urbain.Un groupe constitué d’une vingtaine de pieds-noirs natifs d’El Kala, est venuspécialement pour la fête des morts et revisiter les endroits de leur enfance, leur adolescence et beaucoup d’autres souvenirs. Ces visiteurs de quelques jours danscette ville mythique, sont étonnés par l’accueil extraordinaire de la population et desautorités mais regrette la saleté et les ordures qui sont partout et qui défigurent leur plus beau pays du monde que Yann Arthus-Bertrand, le célèbre photographe de « laterre vue du ciel » vendu à 3 millions d’exemplaires, trouve aussi que notre pays estnon seulement l’un des plus beaux pays qu’il a photographiés pour son nouveau livre« l’Algérie vue du ciel », mais surtout celui où il a été le mieux reçu.Transformée depuis plusieurs mois en un véritable « souk » de fruits etlégumes, la place « champs de Mars », située en plein centre ville de Annaba, estdevenue un véritable casse-tête pour les pouvoirs publics et les riverains car cetespace était naguère parsemé d’espaces verts et fréquentés par des personnes enquête de repos, pour devenir par la suite une source de nuisance de toutes sortesdont particulièrement les ordures et les odeurs puantes.Jadis, la place de la république de la ville de Béchar était un endroit attrayantpar sa propreté et son jardin verdoyant agrémenté par un jet d’eau lumineux,aujourd’hui cette place n’est plus un motif de fierté pour ses riverains car elle sedégrade au fil des jours, tout en se transformant en dépotoir et un lieu de retrouvaillesde jeunes dealers ou d’ivrognes qui s’adonnent à l’intérieur des carrés du jardin, à desbeuveries devant des passants indignés qui la contournent tout en dénonçant l’étatdéplorable de cette place, de l’incivisme avéré de certains citoyens et du laxisme
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