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Toponymie dans la littérature pour les enfants

Toponymie dans la littérature pour les enfants

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La toponymie dans la littérature pour les enfants
 Anca Andrei- Fanea
La définition de la toponymie et la détermination de la place qu’elle occupe parmiles autres sciences continue à préoccuper à présent les chercheurs de ce domaine.Controversée, non pas tant par la nature du matériel qu’elle comprend, que parl’appartenance de ce matériel – en tant qu’objet d’étude – à une science ou à une autre,par les différents angles à travers lesquels ce matériel peut être analysé et, implicitement,par l’utilité d’une telle marche, la toponymie a été consirée soit une branchesubordonnée à une science ou à une autre, soit une science indépendante.Dans cette dernière hypostase, la toponymie a été regardée parfois commediscipline scientifique autonome, mais complémentaire. Parfois elle a été considéréecomme une science complexe, interdisciplinaire.Par son caractère complexe, par les relations étroites qu’elle entretient avec tantd’autres sciences, la toponymie ne peut pas être considérée une science en soi et pour soi.La recherche attentive des noms propres d’une langue nous aide à arriver à unesérie de conclusions d’ordre linguistique, géographique, historique, socio-économique etethnographique sur la vie d’un peuple.Autrement dit, la toponymie peut nous offrir une image d’ensemble surl’évolution culturelle matérielle et spirituelle.« Les noms –disait Alexandru Graur – constituent une petite partie de la tradition,de l’histoire d’un pays et donnent des informations sur le mode de vie en général. »
1
1
Graur, Al.,
 Nume de persoane
(Noms de personnes)
 ,
Editura
Ş
tiin
ţ
ific
ă
, Bucure
ş
ti, 1963, p. 9.
 
Dans le même ordre des idées, parlant des noms des lieux, Iorgu Iordan montrait,d’une manière très plastique, que : « la toponymie peut être considérée l’histoire non-écrite d’un peuple, une vraie archive où l’on garde la mémoire de tant d’événements,actions et faits plus ou moins anciens ou importants qui se sont passés durant les siècleset ont impressionné en quelque sorte l’âme populaire. »
2
Bien que la toponymie soit avant tout une discipline linguistique, elle s’est toutparticulièrement développée dans le champ littéraire, au point que la toponymie littéraire,désormais domaine bien délimité, a mis au point ses propres méthodes et problématiquesde travail. Ses résultats, et donc ce qu’elle peut nous apprendre sur le sens des nomspropres, sont assez différents, mais tout à fait complémentaires, de ce qu’apporte latoponymie linguistique traditionnelle.La toponymie littéraire a pour objet les valeurs et le sens des noms propres dansl’œuvre littéraire et s’intéresse essentiellement aux noms des lieux.Le sens du nom propre intervient à deux niveaux : le premier niveau, celui de« l’encodage lexical »
3
, c’est-à-dire de la conception du nom propre par l’auteur, quil’élabore avant et pendant la rédaction ; le second niveau est celui de la lecture, de laréception de l’œuvre et des noms propres par le lecteur, qui se fait obligatoirement encontexte, dans une dimension syntagmatique.Le point de départ est donc l’auteur-démiurge, qui choisit le nom de ses lieux, envertu d’un pouvoir rarissime dans le monde non-fictionnel, et qui est guidé dans ce choix,2
Iordan, Iorgu,
Toponimia româneasc
ă
(La toponymie roumaine), Editura
Ş
tiin
ţ
ific
ă
, Bucure
ş
ti,1965, p. 2.
3
Cf 
. Baudelle Y., « Sémantique de l’onomastique fictionnelle : esquisse d’une topique »,
 Le Texteet le Nom
(M. Léonard et E. Nardout-Lafarge, éds.), Montréal, XYZ, 1996, pp. 25-40.
 
de façon consciente ou non, par certaines motivations du nom propre. Il pourra ainsiutiliser des noms propres existants, qui seront exploités pour telle ou telle association.Il y a donc toute une construction littéraire avec les noms propres qu’on peutétudier du point de vue de la production, en cherchant les causes et les raisons du choixde tel ou tel nom propre ou de celui de la réception, en montrant en quoi le nom proprecontribue, pour le lecteur, à la construction de la représentation du nom de lieux. Denombreux éléments jouent un rôle, plus ou moins important, dans cette construction :sonorités du nom, valeur des affixes, mots qu’on peut y percevoir.Tout cela est mis en rapport avec ce qui est décrit des noms de lieux, ses traitsphysiques ou psychologiques ou son rôle dans la narration.On trouve dans la littérature pour les enfants les toponymes qui caractérisent leslieux respectivement.Exemples :
 La forêt de Chizit,
qui n’évoque une oasis de silence et de verdure ;
 La forêt de Bouleaux
, qui n’évoque une symbole de l’amour, du travail et duprintemps ;
 La Baignoire des Aigles
, qui n’évoque la destruction des démunis par lesforts ;
 La Clairière du Loup
, qui n’évoque une clairière épouvantable ;
 Le Palais desOiseaux,
qui n’ évoque l’endroit ou habitent les créatures du ciel, etc;
 Arbre
, qui n’évoqueun lieu maléfique ;
 Arbre aux chats
qui n’évoque l’arbre repsente un lieu pourréconciliation des hommes avec les animaux qu’ils avaient chassés. Cette chose estpossible grâce à l’innocence des enfants.Les exemples peuvent continuer.Dans la littérature d’enfance il y a les toponymes formées par la recatégorisationmorphologique. Exemple :
 Le Ruisseau, Le Pommier, Le Pêcher, Le Cerisier, LeGriottier, Le Cognassier, Le Tumulus
– qui n’évoque un endroit cher de l’enfance et
 Le

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