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Édition du 30 septembre 2013

Édition du 30 septembre 2013

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Édition du lundi 30 septembre 2013 | VOLUME LXXXII N
O
4
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- Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa -
ARTS et CULTURE
PONY GIRL :
Lancement d’album
Page 10
LIBERTÉ D’EXPRESSION
BAFOUÉE
 À L’U D’O ?
SPORTS
SOCCER FÉMININ :Indétrônables
Page 15
ACTUALITÈS | Inauguration d’un monument en l’honneur de la francophonie - Page 4ARTS et CULTURE | Concert : The Night Watch - Page 11
 
Ghassen Athmni
 Rédacteur en chef  
L’Université d’Ottawa (Ud’O), tout comme la Fédéra-tion étudiante de l’Universitéd’Ottawa (FÉUO), n’ont sure-ment pas apprécié ce que le
 Justice Centre for ConstitutionaFreedoms 
(JCCF) leur a adressécette semaine (voir page 3).Loin de moi l’idée d’accorderplus qu’il n’en faut de crédità l’organisme unilingue an-glophone albertain. Mon pro-pos découle directement de lapublication du
Campus Freedom Index 
, mais il est importantd’avertir nos chers lecteurspour les rassurer sur le fait qu’ilne s’agit ici que d’une conjonc-ture qui nous permet de con-tinuer à essayer de susciter undébat autour des institutionsadministratives et estudian-tines de l’U d’O.
Des mécanismes propres aux cam- pus
 An d’éviter que des rapports du genre aient un
quelconque écho, non pas que le
Campus Freedom In- dex 
en ait eu sur le campus, et s’il n’en a pas eu ce n’estsurement pas pour les bonnes raisons, il faudraitpenser à se doter de moyens qui permettraient plusd’adhésion des étudiants. En accord avec la thèsedéfendue dans l’Éditorial du 23 septembre, les As-semblées générales (AG) seraient évidemment uneréponse convaincante. Le Conseil d’administrationde la FÉUO concentre, selon la constitution du syn-dicat, les pleins pouvoirs et peut décider sans super- vision ou obligation de rendre compte à un organedésigné. Il serait intéressant de voir si la campagnepour l’instauration des AG aboutit positivement etprévoit un tel mécanisme de contrôle des organesexécutifs par la population étudiante.
Une telle conguration permettrait de lutter
toute exclusion potentielle, tous les étudiants aurontaccès aux réunions des AG et y auront le droit deparole. Cela permettrait aussi d’enrichir les débats,d’approfondir les concepts et de consolider les prin-cipes qui régissent la politique et les affaires étudi-antes.
Envahir tous les espaces
Une autre problématique implicitement etinconsciemment soulevée par le
Campus Freedom Index 
s’offre aux étudiants. Celle du rapport àl’administration. Encore une fois, il n’est pasquestion de reprendre les allégations du JCCFou de fonder un argumentaire sur ses notations.Simplement, certains des points invoqués dans lerapport, aussi bien sur le plan théorique que sur leplan factuel, portent effectivement à confusion etquestionnent assurément le bien-fondé des poli-tiques de l’U d’O. Cependant, le questionnementne doit nullement s’arrêter là où ceux qui inter-prètent les problématiques de liberté fonda-mentale avec une abstraction dénaturante, digned’une équation mathématique, choisissent dejeter leur ancre. Si les politiques administrativesengendrent de telles équivoques, pour ne pas direautre chose, c’est aussi et surtout parce que ceuxqui sont l’essence véritable de l’Université n’ontaucun droit de regard sur ce qui se trame.Le Bureau des gouverneurs, le meilleur desexemples, est composé par une majorité qui nesubit aucunement ses décisions. Avec seulementdeux représentants, les étudiants n’y représententaucun poids. Il n’existe à l’U d’O, ni ailleurs, au-cun mécanisme institutionnel qui oblige les déci-deurs de répondre de leurs actes devant ceux quien subissent quotidiennement les conséquences.
D’ailleurs, excepté les discours ofciels, quisuivent par dénition un seul vecteur, et dans
lesquels ont ne recèle qu’une information inutileou inintelligible, il n’existe aucune communica-tion entre la population étudiante et les dirigeants
universitaires. Nous avons l’afigeante impres
-sion que cet ordre est implacable, qu’il est là parrespect pour une certaine tradition et qu’il estimpensable de le perturber ou d’en questionnerle bon sens. Cette absence d’interaction autourdes enjeux primordiaux suggère que l’un desprincipes fondateurs de l’institution universitaireest le paternalisme exacerbé, lui-même issu de laperception des étudiants comme des mineurs in-capables d’être impliqués dans des processus deprise de décision ou du moins dans les débats quis’y juxtaposent.L’Université, tout comme tout ce quil’encadre, est un terrain qui offre et force unemultitude de combats potentiels pour la com-munauté étudiante. Les associations groupes etles individus militants se doivent d’envahir tousles espaces possibles, y compris dans l’institution
an de pouvoir jouer leurs rôles. Concrètement,
cela se traduirait par l’exigence d’accroître lareprésentativité des étudiants dans les organesdécisionnels et dans des organes de supervision,ainsi que par d’incessantes adresses au corps en-seignant et au corps administratif dans le desseinde traduire les aspirations étudiantes.Évidemment, cette évolution exige un at-troupement des forces étudiantes dont la prépon-dérance serait massive, mais encore une fois,
dèle à sa ligne de défense des intérêts étudiants,
La Rotonde 
se doit de lancer un appel pour la rup-ture avec l’attentisme et la passivité.
L
ÉDITORIAL
redaction@larotonde.ca
30 septembre 2013
www.larotonde.ca
2
L
Table des matières
Actualités
Un monument pour les francophones p. 4Démission de Brad Lafortune p.5Affaire Claridge p. 6AG de l’AÉÉAC et AÉA p. 7Courriels de l’U d’O passent à Gmail p. 8Protestation contre un projet d’oléoduc p. 9Revue de presse p. 9
Arts et culture
Premier album de
Pony Girl 
p. 10Concert de
Night Watch
p. 11MCC célébre le jour des Franco-ontariens p. 12Chronique haïtienne p. 13
Sports
Historique de la Panda p. 14Soccer fémininp. 15Rugby féminin p. 15Entrevue avec Chantal McFetridge p. 16Étoiles de la semaine p. 17Statistiques et classement p. 17
Opinions
L’impossible devenu possible p. 18Monument ou pierre tombale? p. 18Les Fauteux de Troubles p. 19
La Rotonde 
est àla recherche d’unChef de pupitre Actualités
 Veuillez envoyer votrecandidature à
 
embauches@larotonde.ca
Les mécanismes salvateurs
L
 
Ghassen Athmni
 Rédacteur en chef  
Le J
ustice Centre for Constitu- tional Freedoms 
(JCCF), une or-ganisation non gouvernemen-tale qui se présente commeorgane de défense des libertéset des droits de la personne auCanada, a publié mardi dernierun rapport de 244 pages inti-tulé
The 2013 Campus Freedom Index 
. Le rapport en questionclasse les universités publiquescanadiennes selon leurs poli-tiques et leurs agissements enmatière de liberté d’expression.L’Université d’Ottawa y fait
mauvaise gure, puisqu’avec sa
 voisine, l’Université Carleton,elles se trouvent en dernièreposition.
« Un échec alarmant »
Le JCCF dit avoir examiné les règlements etles pratiques des 45 institutions universitaires ca-nadiennes. Sur le premier volet, l’U d’O obtientun « D », d’une part à cause du fait que la cen-sure est présente dans les règlements, en particu-lier dans les cas de discours considérés commehaineux ou d’harcèlement, et d’autre part parceque selon le rapport, l’U d’O se réserve le droit
de xer le nombre de gardes de sécurité pour
tout évènement, bien que les coûts doivent êtrecouverts par l’organisateur. En ce qui concerneles pratiques, c’est un « F » que le JCCF décerneà l’établissement de la capitale. L’ONG cite lesaffaires Rancourt et Coulter ainsi que le ban-
nissement de certaines afches lors de la Se
-maine de l’Apartheid Israélien et des documentsqui prouveraient que l’administration avait vou-lu empêcher la venue de l’activiste birman KaHsaw Wa au campus.Pour Michael Kennedy, directeur des com-munications du JCCF et corédacteur du
2013Campus Freedom Index 
, il s’agit « d’un échec alar-mant, Carleton comme l’U d’O n’ont pas pu as-surer un climat de liberté d’expression sur leurscampus. »Interrogé sur les motivations del’organisation, M. Kennedy a expliqué que cerapport s’inscrit dans leur politique générale.« Nous voulons fournir aux étudiants les outilsnécessaires pour défendre leur libertés. »
L’Université ne se prononce pas
Suite à la publication de ce rapport,l’administration de l’U d’O n’a pas réagipubliquement et a préféré ne pas utiliser sondroit de réponse.« Pour ce qui est du rapport, nousn’avons pas de commentaire pour l’instant.L’Université d’Ottawa appuie un campus ou- vert à la libre expression dans le respect desdifférences et des opinions. Les règlementsen vigueur visent à favoriser les échangesd’idées tout en éliminant la discrimination etle harcèlement », affirme Patrick Charrette,le directeur des communications institution-nelles de l’établissement. L’Université n’avaitpas publiquement émis d’opinion après lapublication de l’édition 2012 du rapport quilui attribuait des notes sensiblement simi-laires.
La FÉUO conteste la crédibilitédu JCCF
Le rapport s’intéresse aussi aux fédéra-tions étudiantes et leur attribue des notes dela même manière que pour les universités. LaFédération étudiante de l’Université d’Ottawa(FÉUO) obtient un « D » aussi bien pour sespolitiques que pour ses actions. Le JCCF in- voque diverses raisons pour cette évaluation.La présence d’articles dans la constitution dela fédération qui pourraient, selon l’organisme,
être utilisés à des ns de censure, comme
l’article 8.13.10 paragraphe k qui concernel’approbation des clubs par la FÉUO, ou leManuel des clubs qui stipule que tout le maté-riel communicationnel utilisé par les clubs doit
être soumis à une vérication préalable par le
Service de protection. Le JCCF pointe aussi lefait que dans sa constitution, la FÉUO prendune position idéologique et qu’elle « l’imposeainsi à tous ses adhérents ». Il s’agit du dernierparagraphe de la Déclaration de principes quicite explicitement l’objectif de lutter contre lesdiscriminations subies par différentes orienta-tions sexuelles, certains groupes ethniques,religieux ou linguistiques, ou encore celles quesubissent les femmes.La présidente de la FÉUO, Anne-MarieRoy, n’a pas fait dans la dentelle en critiquantle rapport. « Ce rapport présente une perspec-tive très biaisée de droite. Le rapport ne re-connait pas l’existence de discours haineux etdéfend même l’existence de ces derniers dansle contexte de la liberté d’expression. […] Cesdiscours ne s’inscrivent pas dans le cadre de laliberté d’expression, et ce selon la Charte desdroits canadiens », considère-t-elle. Le rapportcritique aussi la présence d’un centre d’équitéqui dicterait les discours à adopter aux étudi-ants, ce à quoi Mme Roy rétorque que le Centrea été créé suite à un référendum où la popula-tion étudiante a apposé son approbation à cetteentreprise.
3
www.larotonde.ca
ACTUALITÉS
actualites@larotonde.ca
30 septembre 2013
LIBERTÉ D’EXPRESSION SUR LES CAMPUS
Un rapport classe l’U d’O en dernière position
L’Université d’Ottawa et l’Université Carleton se partagent la dernière position, selon le rapport du JCCF - Photo Internet

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