SPORT MOTEUR
• sportmoteur@gmail.com Vol. 2 No. 6 • juillet 2009 » 11
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l’ÉPoPÉe de la moto,
le musÉe de la moto que le monde nous envie !
Le pèlerinage est à la mode. Certains vont à Saint Jacques de Compostelleou à Lourdes, d’autres se rendent à LaMecque, cela dépend des religions.
Pour ceux dont la religion est la moto, lelieu de pèlerinage se situe à Saint-Jean-Port-Joli. Contrairement aux pèlerins quise rendent à genoux à St-Jacques, les mo-tocyclistes ne seront même pas obligésde racler le genou pour se rendre au Mu-sée de L’Épopée de la Moto.Car il serait dommage de ne pas proterde la route 132 qui longe le majestueuxfeuve Saint Laurent. Au passage, scrutezl’horizon bleuté et les voiliers. Sides marins vous ont un signe, les doigtsen V, ne vous étonnez pas. Ce sontFrançois ou Jean Gagnon, les proprié-taires, ou Claire Martin, la directrice dumusée, qui vous saluent. Car la passionde la moto n’est pas exclusive, surtout sielle représente le voyage, la liberté et laraternité, comme l’entendent nos créa-teurs.Comme tout vrai bijou qui se respecte, lemusée de L’Épopée de la Moto est installédans un écrin. Cet écrin, c’est le villagede Saint-Jean-Port-Joli. Il aété classé en 2005 comme une des cinq capitales culturelles du Canada. Ilaccueille plusieurs musées axés sur lasculpture, la marine, sans oublier Le Mu-sée de la mémoire vivante. En borduredu St Laurent, Saint-Jean-Port-Joli est lacapitale des métiers d’art du Québec. Ilait la part belle aux sculpteurs et il rego-rge de restaurants typiques qui en ont unlieu de villégiature agréable.Mais arrivons enn au musée de L’Épopéede la Moto. C’est un lieu unique que lemonde entier nous enviera, après avoirlu cet article ! Car des expositions demotos anciennes, cela peut se trouver enEurope, ou même aux États-Unis (bienque la diversité du Musée soit exem- plaire). Mais ce qui est unique, c’est lamise en scène qui avantage chaque motoen l’intégrant à une histoire. Alors commençons par le début :Dicile de manquer le musée. L’immenseenseigne supportant une moto antiquemet tout de suite dans l’ambiance. Après s’être acquitté d’un ticket à 6,50$,c’est l’entrée dans le Graal de la moto an-tique. Oubliez la grange poussiéreuse. Lesbâtiments modernes ont été agrandit etentièrement réaménagés pour l’ouverturedu musée en 2003. Ils s’étirent sur troisétages et accueillent plus de cent motosreprésentant 40 marques diérentes.La première originalité est l’allée, quiserpente parmi les motos, telle la routeidéale dont rêve chaque motocycliste.Les motos sont mises en valeur sur des podiums ou bien dans des décors recon-stitués. Voici la vieille grange, un lieu oùles rères Gagnon ont découvert de nom-breux bijoux de la collection.Plus loin on découvre une scène militaireavec un antassin et sa moto de poche.Les motocross ou de Dirt track, telle laH-D XR750 de Martin Lavoie semblentanimées, chevauchées par leur pilotesen mousse, vêtus des habits véritablesd’époque.Une salle est dédiée aux motos japonais-es, dont la Honda CB 750 Four qui marquale départ du succès des motos japonaisesdans les années 70, ainsi que la Honda250 Elsinore, une des premières double-usage japonaise.Une autre commémore le génie etl’esthétisme italien, avec la complicité del’ancien importateur canadien, qui avaitgardé certains modèles en caisse. CesDucati, Bimota et Laverda sont exposéestel quel. La « Dolce Vita » est bien retrans-mise avec le bistro italien et son parterrede belles latines.Une autre exposition relate l’histoiredes motos utilisées par la Police depuis1925, date d’introduction des motos dansl’arsenal policier. Henderson 1931, Indian1937, Triumph 1950, c’est après les an-nées 60 que la sureté du Québec à adoptéla abilité des allemandes BMW. Ailleurs, on remonte encore le tempsavec des Aberdale, Ariel, Peugeot, Moto-bécane, Triumph 1915, Harley Davidson1929, Vincent Rapide, pour arriver à laClément 1903, la pièce la plus ancienne.Tiens, le Québec est représenté par uneBombardier Can Am des années70 !La magie de L’Épopée de la Moto,c’est que ce lieu rejoint toutes lesgénérations.Le baby boomer va revivre sa jeu-nesse en accéléré, et avec émo-tion. Sa emme se souviendra de la motode son père. Les jeunes générations se plongeront dans l’histoire prolique de lamoto à travers le 20ème siècle. Car ClaireMartin a su apporter une dimension sup- plémentaire à ces chevaux métalliques,en leur insufant de l’histoire et de la passion. Et en recréant des atmosphèresamilières, parsemées d’anecdotes desanciens propriétaires.Le musée a vu passer de nombreux pi-lotes, et acteurs majeurs du milieu moto-cycliste. Les murs sont imprégnés de leur passage, donnant une dimension supplé-mentaire à ce lieu unique :Yvon Duhamel, le pilote canadien le plusconnu en Europe, Gerry Marshall vain-queur du 1er championnat canadien demotocross en 1957, André Dion, 4 oisrecordman du monde en accélérationsur le quart de mille en wheelie, ouPierre-William Glenn, réalisateur dulm « Cheval de Fer », tous ont étéhonorés par le musée.Et en gravissant le dernier étage dumusée, on retrouve une salle de ci-néma où l’on pourra visionner unlm dédié à la moto : actuellement, lelm « Baja, de Québec, PQ, à Ensena-da, Mexique » réalisé par StéphaneLamontagne est à l’ache.Il est impossible de partir de L’Épopée dela Moto sans passer par la boutique. Unlieu de tentation où pour une ois ce sont(aussi) les hommes qui dévalisent les ray-ons. Anciennes plaques publicitaires enmétal, jouets en tôle, livres, B.D, cartes postales, on retrouve des trésors dontcertains sont uniques au Québec.
Musée ouvert du 22 Mai au 12 octobre
2009. tous les détails sur :
www.epopeedelaMoto.coM
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