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La Biologie

La Biologie

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09/29/2010

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La biologie (du gr.
bios
« vie » et
logos
« discours » ou « raisonnement ») est la science de la vie quicomprend toutes les études relatives aux organismes vivants et est donc essentiellementinterdisciplinaire. Tout usage du terme par des spécialistes avec un sens restrictif témoigne d'uneétroitesse d'esprit et est impropre.Les études biologiques d'organismes ou de groupes d'organismes s'effectuent à divers niveauxd'organisation : moléculaire, cellulaire, anatomique, physiologique, comportemental, écologique etévolutionniste. De grands progrès ont été réalisés, particulièrement enBIOCHIMIEet enmicroscopie électronique. Ces découvertes ont influencé la classification à tous les niveaux de lataxonomie au cours des 40 dernières années.Bien des organismes classés ensemble en raison de leur forme ou de leur structure (morphologiede base) sont maintenant considérés comme appartenant à des classes différentes. Il est évidentque l'utilisation de divisions comme les monères, les protistes, lesCHAMPIGNONS,les VÉGÉTAUXou lesANIMAUX pour classer les êtres vivants est préférable à la classification classique qui ne comprenait que les règnes végétal et animal. Les cinq règnes vivants sont répartisen deux grands super-règnes : les procaryotes (cellules sans membrane nucléaire) et leseucaryotes (cellules dont le noyau est entouré d'une membrane). D'autres différences au niveau dela structure nucléaire contribuent à rendre la différenciation évidente et absolue.Les procaryotes ne comprennent que le règne des Monères, qui est constitué des bactéries, ycompris les Cyanobactéries (anciennement appeléesALGUES BLEUES). La limite inférieure desMonères est mal définie parce que les virus, dont la structure n'est pas cellulaire, sont parfoisinclus dans cette division. Certains virus sont si peu complexes qu'ils ne sont guère plus que desmolécules autoreproductrices et on hésite à les considérer comme des êtres vivants véritables.Le règne le moins complexe des Eucaryotes est celui des Protistes. Les organismes de ce groupesont essentiellement unicellulaires et possèdent un noyau organisé, de même que des organitesresponsables de la photosynthèse, de la respiration cellulaire, du métabolisme, etc. Ce règne estplutôt disparate. Cependant, les Protistes se reproduisent pratiquement toujours par une forme dedivision nucléaire mitotique. Par exemple, le noyau se divise pour former deux nouveaux noyauxpossédant chacun un nombre de chromosomes identique à celui de la cellule mère. Les celluleseucaryotes sont généralement beaucoup plus grandes que celles des procaryotes.Selon leur évolution, les Protistes proviendraient des Monères, mais ce processus évolutif demeuremal compris. Une théorie récente suggère que les structures spécialisées des cellules eucaryotes(les organites) proviendraient de Monères qui se seraient adaptées à vivre à l'intérieur d'un autreMonère plus gros. Cette théorie sur l'origine symbiotique est convaincante dans le cas deschloroplastes (organites photosynthétiques), entre autres pour certaines algues rouges dérivéesdes Cyanobactéries, pour les algues vertes provenant d'un procaryote vert comme le Prochloron etpour d'autres groupes d'algues provenant de procaryotes photosynthétiques disparus ou nonconnus.Bien que cette théorie soit moins convaincante en ce qui concerne les autres organites, elledemeure plus plausible que certaines des autres théories proposées. Le passage des Monères auxProtistes s'est probablement produit plusieurs fois au cours de l'histoire de la vie. En fait, lesProtistes ne constituent pas un regroupement « naturel » (c'est à dire un ensemble d'organismesprovenant tous du même ancêtre). Ce règne sert en quelque sorte de fourre-tout dans lequel onplace divers organismes ayant atteint un niveau d'évolution semblable.Les trois règnes « supérieurs » (Animaux, Végétaux et Champignons) proviennent de différentsgroupes de protistes. Il est difficile de définir la limite entre les protistes et ces règnes supérieurs.Par exemple, bien que les Moisissures gluantes (ou Myxomycètes) ressemblent plus à desProtozoaires qu'à des Champignons, comme elles se reproduisent par spores et forment desfructifications comme les Champignons, elles sont surtout étudiées par les spécialistes de cegroupe (les mycologues) et dans lesHERBIERS, ils sont placés avec les Champignons.
 
Un cas encore plus litigieux est celui des Chytridiomycètes, des organismes aquatiquesmicroscopiques. Certains théoriciens les classent dans les Protistes, mais leur ressemblance avecles Champignons en a fait un sujet d'étude réservé aux mycologues. De tels problèmes montrentque la classification est faite par l'homme et qu'elle n'est pas entièrement naturelle. Cependant, sion excepte leurs limites inférieures, les trois règnes supérieurs sont clairement distincts.Les termes
taxonomie
et
systématique
sont devenus pratiquement synonymes, ce qui est un usagefautif. Le terme
taxonomie
(ou taxinomie), créé en 1813, englobe les bases, les principes et lesrègles de la classification et de la nomenclature (nomination), de même que la structurehiérarchique; il se rapporte à une méthodologie de support plutôt qu'à une discipline de recherche.La systématique moderne (l'étude de l'organisation concrète, du regroupement et de la nominationdes organismes) a vu le jour au XVIII
e
siècle avec le travail du botaniste suédois Carl von Linne(Linnaeus). Celui-ci a développé une nomenclature binominale qui attribue à chaque espèce unnom scientifique unique formé de deux mots latins (le premier mot est appelé le genre et le secondl'espèce) et qui indique parfois les liens entre les espèces.La systématisation n'a véritablement progressé que lorsque laGÉNÉTIQUEest réapparue et que lacytologie (l'étude de la cellule) s'est développée. Les botanistes en particulier se servent de plus enplus des données cytologiques pour regrouper les organismes. Grâce à Julian Huxley et à d'autreschercheurs, la nouvelle systématique s'est répandue aux environs de 1940 et on l'a rapidementrenommée biosystématique. Celle-ci se définit comme l'étude scientifique de la diversité desorganismes vivants et des relations entre les espèces. L'approche générale de la systématique pourla plupart des espèces se sert de toutes les disciplines appropriées, mais le choix de la disciplinedépend de l'organisme étudié. Par exemple, la cytogénétique, qui étudie les chromosomes àl'intérieur des cellules, ne peut être utilisée de façon courante pour un grand nombre deChampignons, puisque leurs chromosomes sont difficiles à observer.Bien qu'on ait essayé de restreindre son champ d'étude, la systématique est reconnue pour sonutilisation de toute discipline qui complète la morphologie et l'anatomie. Parmi ces disciplines, ontrouve la cytologie, la génétique, la biochimie, l'écologie, laBIOGÉOGRAPHIE, la biologie de lareproduction, la parasitologie, l'éthologie (étude du comportement animal) et, grâce à l'apparitiondes ordinateurs, les analyses mathématiques des données. Les étudiants faisant des étudessupérieures en systématique végétale doivent maintenant compléter leur formation en morphologiepar au moins une autre discipline, et une connaissance des méthodes d'analyse statistique et deprogrammation des systèmes informatiques est nécessaire à ce niveau. La systématique est doncau coeur de la biologie. Elle relie toutes les disciplines et explique l'ÉVOLUTION, même si la complexité de la biologie rend une unification complète difficile, sinon impossible.La recherche biologique existe depuis longtemps au Canada, mais les chercheurs envoyaient leursspécimens en Europe pour qu'ils y soient étudiés. En conséquence, la systématique s'estdéveloppée tardivement au Canada. Cependant, son développement s'est accéléré au début duXX
e
siècle. À l'apparition de la systématique au Canada, les universités et les instituts de recherchecanadiens étaient prêts à contribuer à cette discipline élargie. L'apport du Canada a été plusévident dans l'étude de certaines espèces particulières de fleurs, d'insectes et de champignons.
Disciplines
Les disciplines désignant l'étude de chacun des cinq règnes (bactériologie, protistologie,mycologie,BOTANIQUEetZOOLOGIE) sont trop vastes pour être considérées comme des disciplines individuelles, sauf en ce qui concerne leur introduction générale. Parmi les disciplinesuniversitaires relatives à la biologie (les disciplines spécifiques à la médecine non comprises), ontrouve : l'anatomie (l'étude des structures internes des organismes), la biochimie, labiogéographie, la biométrie, la cytologie, la cytogénétique, l'écologie, l'embryologie,l'ENTOMOLOGIE, l'éthologie, l'évolution, la biologie des pêches, la génétique, leGÉNIE GÉNÉTIQUE, l'histologie (l'étude des tissus cellulaires), la limnologie (la biologie aquatique, particulièrement eneau douce), la biologie marine, la microbiologie, laBIOLOGIE MOLÉCULAIRE, la morphologie
 
(l'étude de la forme et de la structure des organismes), laPALEONTOLOGIE(qui comprend lamicropaléontologie et laPALYNOLOGIE), laPARASITOLOGIE,la pathologie (l'étude des maladies humaines, animales ou végétales), la physiologie, la taxonomie et la systématique, la toxicologie etla pharmacologie, ainsi que l'étude de l'ultrastructure cellulaire (l'étude de la structure détaillée desorganites cellulaires).Certaines disciplines (p. ex. l'écologie, la génétique, la microbiologie) comportent plusieurssubdivisons et certaines autres se chevauchent (p. ex. la biogéographie et l'écologie). Beaucoup dedisciplines ne limitent pas leur application aux organismes d'un seul règne. Le nombre potentiel dechamps d'étude est donc énorme. L'évolution est comprise dans l'énumération précédente bienqu'elle ne soit pas une discipline, mais plutôt une théorie qui concerne toutes les disciplines de labiologie.
Succès multidisciplinaires
Presque tous les organismes sont influencés par des facteurs physiques variables, en particulier lalumière, la température, l'humidité, les précipitations, le vent, la texture du sol et ses nutriments,l'érosion et le feu. En écologie, non seulement on étudie les relations des organismes entre eux,mais aussi les relations des organismes avec les facteurs physiques de leur environnement. Enconséquence, la majorité des problèmes biologiques comportent plus de variables qu'un problèmede physique pourrait en comporter. Tous les atomes d'un élément chimique sont identiques, maistous les organismes qui ont un mode de reproduction sexué sont différents. Bien souvent, unproblème biologique ne peut être résolu que partiellement, mais un biologiste conscient desfacteurs impliqués peut généralement interpréter le phénomène étudié.La croissance rapide et la complexité croissante de la biologie rendent la spécialisation nécessaire,même chez les débutants. Cependant, il est nécessaire de faire appel à plusieurs disciplines de labiologie et de la physique pour résoudre certains problèmes, et certains compromis doivent êtrefaits. Au cours des études supérieures, le travail se fait principalement en équipe. Plusieursexemples de contributions canadiennes en ce qui concerne les succès multidisciplinaires sontdécrits ci-après.Une équipe composée d'un botaniste-mycologue ayant des connaissances en aérodynamique et enmétéorologie et d'un mathématicien a percé à jour le mécanisme de déversement par la corollepropre à diverses plantes; ce mécanisme emploie l'eau qui tombe pour disperser les graines ou lesspores. À leur surprise, ils ont découvert que la vitesse acquise d'une goutte de 4 à 4,5 mm dediamètre (comme celles qui tombent du feuillage) après une chute de moins de 1 m est supérieureà la vitesse terminale d'une goutte de pluie typique de 2 mm de diamètre. Cette découverte aexpliqué pourquoi la saxifrage dorée (
Chrysosplenium
) fleurit dans les marécages arctiques où lebrouillard et la bruine ne permettent aux gouttes qui tombent des herbes basses et du foin platqu'une chute d'à peine 0,5 m. Cela explique également pourquoi les champignons provenant desnids d'oiseaux croissent sous les arbustes nains dans le désert du Pérou où le brouillard est la seuleprécipitation.Des notions en aérodynamique ont permis à un ornithologue amateur de prouver quel'Archaeopteryx, un oiseau du Jurassique aujourd'hui disparu, ne possédait pas un coup d'aile trèspuissant, mais planait par contre avec aisance. On a démontré que la forme et la fonction de sesailes était semblable à celles du passereau de l'ère moderne. Les paléontologistes prétendaient queles ailes, qui n'étaient pas rattachées à de puissants muscles pectoraux, ne servaient qu'à chasserles insectes et les plumes, à réchauffer l'oiseau.L'étude de divers parasites jette un éclairage nouveau sur les liens évolutifs entre les espècesvégétales et nécessite de combiner la systématique végétale à la mycologie, l'entomologie ou lanématologie. Le champignon responsable de la rouille et le végétal hôte reflètent leur âge d'origine,car les compléments génétiques du parasite et de l'hôte sont plus susceptibles d'être compatibleslorsque ceux-ci sont aux premiers stades de leur évolution. Des années d'études combinantl'écologie et la biogéographie des parasites et des hôtes ont permis de fournir cette explication et,

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