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UN CENTRE INDUSTRIEL RÉGIONAL
Au début du XX
e
, Québec devient
l’une des principales villes industrielles du Canada
et s’impose comme centreindustriel régional. On y compte 225 manufactures et ateliers qui emploient 10 000 travailleurs. Parmi ces manufactures,citons la place privilégiée du secteur de la chaussure, de la fabrique de corsets, des produits du tabac, de l’armement(pendant les deux grandes guerres mondiales) mais aussi
l’industrie du meuble
.
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LA PÂTE ET LE PAPIER
À la fin du XIX
e
siècle, l’établissement de la nouvelle industrie de la pâte et du papier permet l’utilisation d’une matièreligneuse jusqu’à ce jour inexploitée, l’épinette noire [80]
5.1
,que l’on retrouve en abondance dans la province de Québec.La qualité des tiges, et particulièrement la dimension de l’arbre, ne sont plus des critères de sélection et la quantité primemaintenant sur la qualité. Un nouveau cycle d’abondance de matière ligneuse émerge donc au moment même où celuidu pin blanc (bois équarri et bois de sciage) arrive dans une phase de déclin. De nouveaux chantiers de récolte sontalors établis et se déplacent graduellement de l’ouest vers l’est sur la Côte-Nord et du sud vers le nord dans l’Ouest et leCentre du Québec. Les effets de cette industrie sur le développement économique sont incroyables et la forêt publiqueest ainsi mise à forte contribution.Ainsi, au début du XX
e
siècle, de nombreuses papetières s’installent dans tout le Québec, en bordure des grandesrivières là où les ressources nécessaires à cette industrie sont disponibles (bois, transport de bois, énergiehydroélectrique)
5.2
. La ville de Québec accueille également cette industrie avec
une importante papetière construite àLimoilou en 1927-1928 par le Daily Mirror Newspaper de Londres : l’Anglo Canadian Pulp & Paper.
La créationdel’usine nécessite un investissement de 25 000 000 $, une somme énorme pour l’époque (voir encadré).L’usine emploie en 1928, 500 man
œ
uvres, gestionnaires et ingénieurs, ce qui fait de la papetière le plus importantemployeur de la ville et de Limoilou à cette époque. En 1935, l’usine compte 700 employés, plus de 1 000 en 1945 et1 050 en 1985. La papetière devient en 1985, le principal employeur du secteur privé à Québec. De récentes attritionsont ramené le nombre d’employé à 700. On estime également à 2000 le nombre d’emplois indirects liés à la présence del’entreprise dans le quartier.Cette usine a changé de propriétaire à plusieurs reprises depuis 1926. Fondée par l’Anglo Canadian Pulp & Paper Mills,elle devient une filiale de Reed Paper International en 1960 et adopte le nom de Reed Paper Ltd. en 1975. Suite àl’achat par Daishowa en 1988 (Japon), on y construit une usine de pâte thermo-mécanique et en 1992, une usine dedésencrage. Achetée par le groupe Enron en 2001, elle est devenue Stadacona ltée. L’usine Stadacona S.E.C. est lapropriété de Papiers White Birch depuis 2004. Papiers White Birch est le 3
e
plus grand producteur de papier journal enAmérique du Nord. À Québec, outre le journal Le Soleil, le papier White Birch sert au Publisac et le carton, à un nombreimpressionnant d’emballage.
5.1.
J. C. Langelier prédisait en 1905 que, tout critère affectant la possibilité forestière dans le temps, il y avait du bois pour l’industrie de la pâte pour les 350prochaines années.
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Québec, ville de bois
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section nouvel essor
Nombre d’employés : 700Masse salariale : 65 millions $Taux horaire moyen : 30,50$Production : Papier journal : 410 000 tonnes métriquesPapier annuaire : 95 000 tonnes métriquesCarton recyclé : 45 000 tonnes métriques
TABLEAU 5.1 QUELQUES CHIFFRES EN 2007(Source : Le Soleil, 24 août 2007)
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