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ACTIVITÉS DE LA SIDI ET DE SES PARTENAIRES EN 2007
Message
du Président
Chers amis,
Votre engagement à soutenir l’action de la SIDI est uneffet de levier considérable de la « chaîne de solidaritépour le financement ». Il permet à la SIDI de contribuerà créer des conditions de mieux-être pour les bénéfi-ciaires finaux de son action. En effet, au-delà de l’aug-mentation du revenu, il s’agit d’améliorer durablement lasituation économique et sociale des clients dans les dif-férents pays : réduire les causes de leur précarité et decelle de leur famille, et ce dans le respect de l’environ-nement.La Rencontre Nationale du CCFD qui s’est tenue à Gre-noble au cours du week-end de Pentecôte 2008 a per-mis à l’équipe SIDI qui participait à cet événementimportant de bénéficier de l’immense élan de motiva-tion du réseau CCFD. La SIDI, filiale du CCFD, constitueen effet un instrument majeur pour la mise en œuvre dela mission du CCFD en ce qui concerne l’Economie So-ciale et Solidaire. Les orientations de la SIDI sont parfai-tement en phase avec la politique d’appui auxpartenaires du rapport d’orientation 2008/2012 duCCFD.Au cours de cette rencontre nationale, Majid Rahnema
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rappelait l’importance de « voir dans le pauvre une puis-sance », « voir dans chacun une singularité disposantd’un potentiel immense qu’il faut permettre de s’expri-mer ». C’est le pari qui est fait par la SIDI avec les mil-lions d’artisans, de micro-entrepreneurs, de petitsproducteurs paysans, en leur permettant d’accéder à desservices financiers adaptés à leurs besoins.En se dotant il y a 25 ans d’un outil comme la SIDI, leCCFD a réussi à construire une finance solidaire au ser-vice des populations défavorisées et exclues des servicesfinanciers.La SIDI développe une démarche qui promeut une valeurajoutée sociale aux actions qu’elle soutient, c’est le «plus qui la différencie » :
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En donnant la priorité à la connaissance appro-fondie du contexte socio-économique du pays, enmettant tout en œuvre pour comprendre les si-tuations.
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En accordant de l’importance au « temps » :écouter, valoriser la qualité et les potentialités dupartenaire, construire la confiance, adapter l'offreà la demande.
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En prenant des risques dans des zones difficiles etmal desservies.
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En pratiquant, grâce à la composante « don »constituée des revenus du FCP Faim & Dévelop-pement, des coûts adaptés aux contextes locauxet aux besoins.
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En appréciant l'efficience, la performance socialede la SIDI dans le temps.La SIDI est au carrefour de la mobilisation du ci-toyen qui « ici » est invité à épargner et investir au-trement et « là-bas », à mettre en place dessystèmes d’accès de proximité aux services finan-ciers de base pour les populations défavoriséeset/ou exclues des systèmes financiers traditionnels.La SIDI est un acteur à part entière de l’économiesociale et solidaire, car elle contribue à mettre enplace et à développer les outils appropriés pour allervers ces objectifs.La SIDI est un investisseur social et s’appuie sur l’As-sociation ESD (Epargne Solidarité Développement),afin de mobiliser des actionnaires individuels. Deplus, la SIDI poursuit le développement d’un réseaud’alliances auprès des acteurs institutionnels pu-blics (Agence Française de Développement, le Mi-nistère des Affaires Etrangères, la Caisse des Dépôtset Consignations, l’Union Européenne, différentescoopérations bilatérales, …) et privés en France eten Europe : Cordaid, Oikocrédit, Alterfin, ETIMOS,Fondations Un Sol Mon et Stromme, Calvert, Oikos,etc. … qui découvrent l’intérêt du montage de la «chaîne de solidarité pour le financement » mis enœuvre par la SIDI.Au 31/12/2007, la SIDI a établi une relation finan-cière et technique avec 56 IMF dans une trentainede pays et a atteint un volume de portefeuille d'in-vestissement de 7,5 millions d'euros. Elle a, par ail-leurs, démarré une relation d’accompagnementtechnique avec plus d’une trentaine d'autres par-tenaires, relation qui devrait déboucher, pour la plu-part d'entre elles, sur un investissement dans les 5années à venir. Pour cela, la SIDI mobilise uneéquipe permanente et anime plusieurs équipes debénévoles, d’une part pour l’assistance technique,d’autre part pour renforcer la promotion perma-nente des produits financiers éthiques et de partageproposés par le CCFD.En parcourant ce rapport, vous y découvrirez despartenariats diversifiés, témoignant de la recherched’une meilleure «proximité» avec les clients/béné-ficiaires, d’une priorité sur l’Afrique, sur le monderural et d’une concrétisation d’une vision communede l’économie solidaire.En 2008, nous espérons mettre en place de nou-veaux instruments qui permettront d’amplifier lesactions au cours du prochain plan stratégique encours d’élaboration pour 2009/2012 : un fonds eu-ropéen FEFISOL
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et un fonds pour les organisationsde producteurs
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en Amérique Latine . Nous pour-suivrons également notre appui au développementd’outils régionaux dans les différents continentscomme en Afrique avec Tembeka, SMEA en Ou-ganda, BMS au Mali, etc. Afin de concrétiser cesperspectives, les actionnaires de la SIDI, lors des réu-nions des Conseils de Surveillance tenus en 2008,ont donné leur accord de principe à la propositiond’une augmentation de capital afin de couvrir lesbesoins de financements de la période 2009/2012.Les défis pris en compte depuis le démarrage duplan 2006/2008 seront poursuivis cette année etau cours des années suivantes, en particulier :
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La nature des services financiers offerts aux po-pulations : l’accent est trop souvent mis sur le cré-dit alors que les services financiers et les besoinsdes populations en la matière vont bien au-delà.Il faut continuer à diversifier l’offre de services lamieux adaptée.
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Les besoins financiers du monde rural : l’équipeSIDI, avec ses partenaires, recherche les meilleursstratégies et les innovations indispensables poursortir du cercle vicieux de la pauvreté en milieurural.
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La mobilisation des ressources au Sud : La re-cherche de financement dans le Sud se heurte àde nombreuses contraintes notamment unmanque d’instruments pour mobiliser des fondslocaux. Le défi est de renforcer la Chaîne de Soli-darité pour le Financement au Sud.
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Assortir les apports financiers d’un coût « le plus juste» possible, c’est-à-dire celui respectant lesfondamentaux de la SIDI, de manière à ne paspénaliser les institutions partenaires.Grâce à vous, la chaîne de solidarité pour le finan-cement doit grandir, doit se multiplier dans chaquelieu où des acteurs souhaitent agir, à partir de l’im-mense potentiel qu’ils ont en eux, pour mettre enplace un tissu économique et social vivant et dyna-mique.
Christian Schmitz
Président du Directoire, mai 2008.
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Majid Rahnema : ancien diplomate iranien,ancien représentant-résident des Nations Uniesau Mali, auteur de « Quand la misère chasse la pauvreté », paru chez Fayard/Actes Sud (Paris,2003).
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FEFISOL : voir chapitre 3.
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FOPEPRO : voir chapitre 3.
Christian SCHMITZ
Président du Directoire. Paris, 30 mai 2008
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