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Carl Schmitt_Le décisionnisme and guerre

Carl Schmitt_Le décisionnisme and guerre

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sur Carl Scmitt
Emmanuel Tuchscherer
Le décisionnisme de Carl Schmitt :
théorie et rhétorique de la guerre
"On estime ordinairement que l’année 1933, date de l’adhésion de Carl
Schmitt (1888-1985) au parti national-socialiste, représente un point de rupture
dans l’évolution de sa pensée"
sur Carl Scmitt
Emmanuel Tuchscherer
Le décisionnisme de Carl Schmitt :
théorie et rhétorique de la guerre
"On estime ordinairement que l’année 1933, date de l’adhésion de Carl
Schmitt (1888-1985) au parti national-socialiste, représente un point de rupture
dans l’évolution de sa pensée"

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Mots. Les langages dupolitique
Numéro 73 (2004)Les discours de la guerre
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Emmanuel Tuchscherer
Le décisionnisme de Carl Schmitt :théorie et rhétorique de la guerre
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Référence électroniqueEmmanuel Tuchscherer, « Le décisionnisme de Carl Schmitt : théorie et rhétorique de la guerre »,
Mots. Leslangages du politique
[en ligne], 73 | 2004, mis en ligne le 09 octobre 2008. URL : http://mots.revues.org/index15642.htmlDOI : en cours d'attributionÉditeur : ENS Éditionshttp://mots.revues.orghttp://www.revues.orgDocument accessible en ligne à l'adresse suivante : http://mots.revues.org/index15642.htmlCe document est le fac-similé de l'édition papier.© ENS Éditions
 
Mots. Les discours de la guerre,
n° 73, novembre 2003
25
Emmanuel TUCHSCHERER 
1
Le décisionnisme de Carl Schmitt :théorie et rhétorique de la guerre
On estime ordinairement que l’année 1933, date de l’adhésion de CarlSchmitt (1888-1985) au parti national-socialiste, représente un point de rup-ture dans l’évolution de sa pensée. Cette présentation conduit à distinguer,dans une lecture faisant une large part aux reconstructions rétrospectives, lesouvrages antérieurs, où s’exprime encore sur ces sujets le penseur catholique,représentant éminent de la tradition de la « révolution conservatrice », et lestextes des années 1930-1940, dévidant désormais une apologétique convenueen faveur du nouveau régime et reprenant à son compte ses réflexes idéolo-giques et propagandistes. S’agissant du thème de la guerre, C. Schmitt seserait donc suivant cette logique rallié sur le tard à la
 Kriegsideologie
qui a justifié
 
la politique d’agression nazie pendant la Seconde guerre mondiale, endéveloppant un discours inédit de légitimation de la guerre au début de ladécennie 1930.En dépit de son aspect délibérément caricatural, cette présentation a lemérite de souligner le caractère éminemment problématique de l’articulationentre le cheminement intellectuel de C. Schmitt et les engagements del’homme public, du juriste et du politiste, qui ne cessent de se croiser, se che-vaucher ou de s’ignorer, contribuant en cela à rendre d’autant plus délicateune réception distanciée et objective de ses œuvres. Plutôt que de décrire leseffets de contamination de son œuvre par un discours et une idéologie liésaux avatars de son engagement, nous souhaitons souligner ici la continuitédoctrinale qui unifie la théorie schmittienne de la guerre, très fortement arti-culée depuis les premières formulations du décisionnisme juridico-politiquedonnées au début des années 1920 avec
Théologie politique
, puis reprises en1927 et 1932 dans
 La notion de politique
, jusqu’à sa théorie idéologiquementtrès investie de la guerre totale, qu’il développe en particulier dans un article
1.Université Pierre Mendès-France, Grenoble II, École doctorale Sciences del’Homme, BP 47 - 38040 Grenoble Cedex 9 - etuchsch@club-internet.fr 
 
Emmanuel Tuchscherer 
26
de 1937 intitulé « Ennemi total, guerre totale, État total »
2
. Ce parcours trans-versal de l’œuvre de C. Schmitt nous invitera à considérer la manière dont sedialectise au cœur de sa pensée politique une théorie et une rhétorique de laguerre, dont l’amalgame explique pour une large part les ambiguïtés signifi-catives d’une pensée tout à la fois séduisante et redoutable.
Théologie politique
: la décision et l’exception
« Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle » (
Souveränist, wer über den Ausnahmezustand entscheidet 
)
3
. Cette célèbre formuleempruntée à
Théologie politique I 
pose dès 1922 les fondements du décision-nisme, qui se présente initialement comme une reformulation des doctrinesmodernes de la souveraineté. Celle-ci, bien qu’elle ne présente a prioriaucune espèce d’affinité avec la problématique de la guerre, fournit la char- pente théorique au discours de la guerre que C. Schmitt développera ultérieu-rement à partir de la problématique de l’exception qui domine à ce stade sadéfinition du souverain. Dans ses prémisses, la conception décisionniste du politique, ici présentée sous les atours d’une reformulation des doctrinesmodernes de la souveraineté, marque le lien entre la théorie du politique etle discours de la guerre. Ce fameux exergue à
Théologie politique I 
marqueen effet le lien entre le monopole décisionnel, qui devient la marque essen-tielle de la souveraineté politique, et un ensemble de situations que résumele terme
 Ausnahmezustand 
, celui-ci qualifiant, derrière la généricité du terme« situation d’exception », ces cas limites que C. Schmitt énumère dans lasuite du passage sans véritablement distinguer : « cas de nécessité » (
 Notfall 
),« état d’urgence » (
 Notstand 
), « circonstances exceptionnelles » (
 Ausnahme- fall 
), bref les situations-types de l’
extremus necessitatis casus
qui comman-dent classiquement la suspension temporaire de l’ordre juridique ordinaireafin de prendre toutes les mesures requises, fussent-elles exorbitantes du droitcommun, afin de rétablir cet ordre. Le propos de C. Schmitt est de montrer comment le titulaire de la souveraineté s’avère dans la situation exception-nelle, tandis que celui-ci est ordinairement éclipsé par le fonctionnement
2.C. Schmitt, 1988 (1922),
Théologie politique I 
, trad. J.-L. Schlegel, Paris, Gallimard(coll. « Bibliothèque des sciences humaines »), désormais cité
TPI 
; 1992 (1927/1932),
 Lanotion de politique,
trad. M.-L. Steinhauser, Paris, Champs Flammarion, ci-après
 NP
(sauf indication contraire, nous suivons la traduction proposée par M.-L. Steinhauser) ; 1994(1937), « Totaler Feind, totaler Krieg, totaler Staat », (
 Ennemi total, guerre totale, État total 
) dans
 Positionen und Begriffe
, Berlin, Duncker und Humblot, p. 268-273.3.
TPI 
, p. 16.

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