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Créée il y a plus de 2O ans par leCCFD, la SIDI est une institution desolidarité internationale. Elle contri-bue à consolider financièrement et techniquement des structures de fi-nancement de proximité, en Afrique,en Asie, en Amérique Latine et enEurope de l’Est. La SIDI soutient desacteurs locaux capables de fonction-ner de façon autonome et d’appor- ter des produits et servicesfinanciers durables à une populationdéfavorisée, n’ayant pas accès ausecteur bancaire classique.
Le financementsolidaire en 2006
A partir d’un socle de base constitué par lesprises de participation, la SIDI allie les troisoutils classiques d’investissement : prêts,prises de participation et garanties. Depuisson plan stratégique 2003-2005, elle achoisi de travailler délibérément sur lesquestions de l’accs au financement dans lemonde rural. La question de l’accs est abor-dée à la fois au niveau de l’augmentationdes partenariats en milieu rural et sous l’an-gle des modalités associées à ces différentesformes d’investissement (augmentation dela durée des prêts, réflexion sur les taux d’in-térêts, prêts participatifs…) afin de lesadapter aux besoins des institutions œu-vrant en milieu rural et par conséquent, àceux de leurs clients.En 2006, l’engagement de la SIDI en faveurde la finance solidaire se caractérise par :
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Un portefeuille à hauteurde 6,6 millions d’euros dans 28 pays.
L’engagement financier de la SIDI au 31 dé-cembre 2006 auprs des partenaires du Sudet de l’Est atteint 6,6 millions d’euros (soitune progression de 25% par rapport à fin2005) : 3,8 millions d’euros pour le porte-feuille de prêts (plusieurs prêts en attented’être convertis en capital), 2,6 millionsd’euros pour les prises de participation et0,2 millions d’euros en garantie(cf.figure 1).La SIDI intervient dans 28 pays dont quatrenouveaux en 2006 : Nicaragua, BurkinaFaso, Bolivie et Egypte, et dans cinq outilsmultilatéraux dont un nouveau (East AfricanFUND) dédié au financement en Afrique del’Est.Au 31 Décembre 2006, le portefeuille estconstitué à hauteur de 57% de prêts, contre40% pour les prises de participation, et 3%pour les garanties. Les prêts représententune part plus importante que les prises departicipation, du fait d’une part croissantedes investissements en Afrique de l’Ouest,une zone où la réglementation favorise lesstructures de type mutualiste ou associatif,et d’autre part par l’engagement en milieurural, zone dans laquelle on trouve rarementdes structures de type société anonyme. Tou-tefois, la prise de participation demeurel’instrument d’intervention privilégié de laSIDI. Lorsque la réglementation ou les sta-tuts du partenaire s’y prêtent, la SIDI pro-cde à des conversions de prêts enparticipations. Ainsi, les prêts à AL AMANA,ANED, EA FUND et MICROINVEST sont sus-ceptibles d’être convertis en capital d’ici fin2008.
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La création d’effets de leviers parles fonds de refinancement
En 2006, la SIDI intervient comme actionnairedans cinq fonds de refinancement régionaux,dont un nouveau (EAFUND, basé en Ou-ganda et dédié au refinancement d’IMF enAfrique de l’Est) : LACIF en Amérique Latine,MAF en Asie, SEFEA en Europe de l’Est, PRO-FUND qui a clôturé ses activités en 2006, à lafin de sa durée de vie statutaire.
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Près de la moitié du portefeuilleSIDI est investi en Afrique
L’Afrique maintient une place importantedans le portefeuille de la SIDI, une tendanceamorcée ds 2003 (52% pour l’Afrique et leBassin Méditerranéen, cf. figure 1). Cette ré-partition géographique est quasi-identique àcelle de 2005, hormis pour Hati qui est passéde 4% à 1% du portefeuille (difficultés poli-tiques depuis trois ans), et pour l’Europe del’Est qui représentait 4% en 2005 contre 8%à l’heure actuelle (renforcement en Moldavieet au Kosovo, désengagement de la Pologne).Le Sénégal, le Mali et le Togo sont les paysqui concentrent le plus de partenaires.Le montant moyen d’un investissement SIDIest de 115.000 euros, avec un maximum de475.000 euros (CERUDEB, en Ouganda).
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Des engagements financiers auprofit de partenariats diversifiés
57 institutions sont financées et partenairesde la SIDI au cours de l’année 2006. Sur ces57 financements, trois ont été remboursésen totalité au 31 décembre 2006 (AOPP auMali, PROFUND en Amérique Latine, TISE enPologne). Un prêt en Hati a été passé enperte.La SIDI a fait le choix de s’adapter à la di-versité des situations rencontrées dans lesinstitutions de microfinance œuvrant en mi-lieu rural :
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Ainsi, la moitié (28) sont des institutions fi-nancires qui disposent d’un statut « clas-sique » de type société anonyme (CRG,SIPEM, CCRD, AMRET, HATTHA KAKSE-KAR,...) ou banques commerciales (CERU-DEB, AKIBA, BMS, BANCO SOLIDARIO..) ouassociations/ONG (TIMPAC, WAGES,MCCH… ).
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L’autre moitié se compose d’institutions àprofils variés telles que des organisations deproducteurs (8), des Unions de caisses (6),ou des fonds de refinancement (6), commeTEMBEKA, EAFUND, LACIF, MAF, BMS, PRO-FUND)
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Les nouveaux engagementsfinanciers de 2006 sont entièrementdédiés au monde rural
La SIDI s’est engagée avec 9 nouveaux par-tenaires au cours de l’année 2006 : MOG-TEDO au Burkina Faso, CREC au Sénégal,UCMECS au Togo, CREDIFLORIDA au Pérou,FONDEFER au Nicaragua, ANED en Bolivie,LAO FARMERS PRODUCTS au Laos, EACDen Egypte, EAFUND, basé en Ouganda pourle refinancement des institutions œuvranten milieu rural, en priorité. Ces neuf institu-tions consacrent toute leur activité en mi-lieu rural.
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Des outils financiers avecdes modalités adaptées et solidaires
L’équipe SIDI a poursuivi sa réflexion surl’adaptation de ses outils financiers soli-daires. En effet, et notamment en milieurural, l’absence de garantie, la faible renta-bilité des investissements, les aléas de laproduction, obligent à repenser nos moda-lités d’intervention financire. La durée desengagements financiers a été augmentée etse situe à cinq ans en moyenne. Cette duréepermet notamment de contribuer au finan-
Nos ressources proviennent de la chaîne de solidarité pour le financementAu Nord, des actionnaires publics et privés (institutionnels et individuels) et des épar-gnants qui partagent le revenu de leur épargne, mettent des ressources à la dispositionde la SIDI.Au Sud, ces ressources sont utilisées par des partenaires : des structures de finance-ment de proximité et des organisations de producteurs, qui sont engagées dans l’offrede services financiers aux populations défavorisées.
La SIDI, c’est :
1)une société anonyme au capitalde 9 millions d’euros, créée en1983 par le CCFD aux côtés d’au-tres actionnaires, qui partagentses valeurs.2) un acteur de la finance soli-daire qui s’adresse prioritairementà des personnes exclues et margi-nalisées sur le plan économique etsocial.3) une organisation qui articule samission d’accompagnement tech-nique avec une mission de finan-cement, se distinguant ainsi desautres investisseurs sociaux.4) Une chaîne de solidarité pourle financement.La démarche de la SIDI s’ancredans une chaîne humaine activeet engagée dans un partage nord-sud : un partage des revenus del’épargne solidaire au Nord, unpartage des risques avec les insti-tutions du Sud, un partage de sa-voir-faire.5) Une institution qui s’engage enpartenariat avec des structures definancement de proximité, sur lelong terme.6) Une équipe de salariés (seizepersonnes dont huit responsablesgéographiques, un chargé de via-bilité sociale, une responsable despartenariats institutionnels) et desconsultants bénévoles spécialisésdans :-les questions financires (ingé-nierie, prise de participation, prêt,garantie)-l’accompagnement de proxi-mité (participation aux conseilsd’administration, appui pour l’éla-boration de nouveaux produits, deplans d’affaires, de systmes d’in-formation etc…)-la mise en réseau et leséchanges de savoir-faire.
Figure n° 1 : Répartition géographique du portefeuille en 2006 :
Afrique 46%Carabes 1%Asie 11%Amérique latine 26%Europe de l’Est 8%
Figure 2 : charges encourues en 2006 pourl’accompagnement de nos partenaires
Total en 2006Total en 2005
K€K€Afrique 744 515Bassin Méditerranéen56 91Europe centrale 27 45Asie128 181Amérique Latine113 81Haïti120 128Appui transversal187180
TOTAL1375 1 222
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FIDSFPSFPSFPSFPCapital
9 millions d’eurosFonds de refinancementFonds d’assistancetechnique
Revenusdu FCP et du CCFD
1 million d’euros/anMobilisation de fondsauprès des alliances
OP OP
Bassin méditerranéen 8%
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