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OBJETS SONORES, PHÉNOMÉNOLOGIE ET SCIENCES COGNITIVES

OBJETS SONORES, PHÉNOMÉNOLOGIE ET SCIENCES COGNITIVES

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On envisage dans cet essai de tisser quelques lignes interdisciplinaires afin d’analyser le fonctionnement de certains aspects des structures de notre perception auditive. Le but est d'aborder et de développer certaines questions fondamentales à la modélisation informatique de la perception auditive et musicale.
On envisage dans cet essai de tisser quelques lignes interdisciplinaires afin d’analyser le fonctionnement de certains aspects des structures de notre perception auditive. Le but est d'aborder et de développer certaines questions fondamentales à la modélisation informatique de la perception auditive et musicale.

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Categories:Types, Research, Science
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OBJETS SONORES, PHÉNOMÉNOLOGIE ET SCIENCES COGNITIVESQuestions sur la modélisation de la perception auditive et musicale
André VillaCICM – Université de Paris 8villaandre@hotmail.com 
RESUME
On envisage dans cet essai de tisser quelqueslignes interdisciplinaires afin d’analyser lefonctionnement de certains aspects des structures denotre perception auditive. Le but est d'aborder et dedévelopper certaines questions fondamentales à lamodélisation informatique de la perception auditive etmusicale.L’idée conductrice de la recherche est de diviserles structures de la perception en trois niveaux qui se«
corrélationnent 
» par des projections d’isomorphismesstructurels. Ensuite, notre recherche vise à appliquerl’approche la plus appropriée à la modélisation dechacun des niveaux. Finalement nous abordons certainsessais qui nous ont déjà présenté les possibilitésd’interconnexion (voire
corrélation
) entre les modèles.Les trois niveaux en question sont : 1) le niveaudes objets physiques « dans le monde » (qui sont les« données » de notre perception du monde extérieur), 2)le niveau des structures appelées de
bas niveau
(dessystèmes sensoriels jusqu’aux cortex primaires), et 3) leniveau
cognitif 
qui, « appliqué » aux « données » dumonde extérieur, construit - saisit leurs significationspour la conscience percevante.On finit par vérifier les contraintes et lespossibilités d’une modélisation informatique mixte de laperception auditive et musicale. Notre recherche abordeprincipalement les niveaux 2 et 3 supra cités. On proposeune approche dynamique connexionniste(subsymbolique) appliquée au
bas niveau
et uneapproche computationnelle (symbolique) appliquée auniveau
cognitif 
.
1. INTRODUCTION
Dans cette intervention, nous allons vérifierquelques points du fonctionnement de la perceptionauditive et des
« représentations mentales » des objetssonores
1
. Entre les différents points de ce sujet
1
La notion d’objet sonore utilisé ici est basée sur le concept proposépar Pierre Schaeffer [22]. C’est-à-dire, l'objet sonore est le corrélat del’acte perceptif qui le constitue : l'
écoute réduite
.
Selon Schaeffer,l'écoute est une
activité 
qui peut se tourner vers une des trois possibilités de perceptions extérieures : 1) la perception de l'origine duson (les
indices
). 2) La perception du sens du son (ses
valeurs
relativesà un langage sonore déterminé). 3) La perception associée à la pratiquede l'
audition acousmatique
– en se débarrassant du complexeaudiovisuel qui est l'origine du son l'intention d'écoute est tournée
versle son lui-même
. Schaeffer appelle cette écoute en situationacousmatique d'
écoute réduite
. L’objet sonore
est donc constitué dansl’action de percevoir un percept sonore spécifique dans une situationd’écoute acousmatique [1].
complexe, nous allons donner la priorité aux questionssuivantes. Comment pouvons-nous modéliser lareprésentation de la morphologie d’un objet dynamiquecomme l’objet sonore ? Comment les ondes de pressionacoustiques encodées par le système auditif périphériquepeuvent être décodées en structures porteuses (enpuissance) de signification et reconnaissables par laconscience percevante ? Comment pouvons-nous essayerde modéliser les relations d’isomorphisme entre lesobjets sonores « dans le monde », les structures internesde l’encodage neuronal du cortex auditif et lesreprésentations mentales du son perçu ? Autrement dit,comment peut-on modéliser le traitement des signauxsonores dans notre perception ?Quelques questions analogues à celles-ci sontau cœur des plusieurs essais récents de naturalisation dela phénoménologie de la perception
2
. Bien évidemment,l’espace que nous allons consacrer ici aux possiblesréponses est assez restreint et nous oblige à rester à lasuperficie du problème. Néanmoins, nous croyons quecela n’empêche pas que cette analyse puisse avoir unevaleur heuristique pour les recherches en informatiqueappliquée à la perception auditive et musicale. Nousallons donc, dans un premier moment, orienter cet essaivers une analyse philosophique de la problématique.Ensuite nous allons aborder certains essais récents demodélisation informatique de la perception musicale.À titre méthodologique, nous allons utiliserquatre approches interpolées : la phénoménologie, lapragmatique, les théories neo-gestaltiques et les donnéesexpérimentales issues des sciences cognitives. Nousallons séparer (et interconnecter) trois niveaux derelations entre les structures qui caractérisent lephénomène de la perception des objets sonores. 1) Lesstructures du percept dans le « monde réel », c’est-à-dire,la partie physique du phénomène. Celle-ci nous estaccessible par des rapports de continuité / discontinuité,stabilité / instabilité, singularité / multiplicité. L’objet quise donne à la perception est à ce niveau composé, parexemple, par des ondes de pression d’air. L’objectif iciest de donner des indices pour une future investigationsur comment arrivons-nous à extraire et à percevoir desdiscontinuités, voire des singularités dans l’océan dephénomènes physiques qui baignent nos systèmessensoriels. Ce niveau, dans la limite de ce texte
3
, ne sera
2
Cf. par exemple les divers essais dans
les ouvrages «
 Naturaliser la phénoménologie
» (op. cit. in [27]) et «
Philosophies de la perception
»(op. cit. in [21]). Cf. aussi l’ouvrage «
Physique du Sens
» [20].
 
3
Au cours du texte nous feront quelques citations des théoriesimpliquées dans les analyses de ce niveau 1. Cependant pour avoir unabordage ponctuel dans ce domaine, cf. [3], [18], [20], [21], [24] et[25].
 
pas traité de façon approfondie. 2) Le niveau d’encodageet le traitement du signal (décodage) à
bas niveau
. Nousferons une analyse des certains aspects des structures dessystèmes sensoriels mais principalement au niveau dudécodage dans le cortex primaire (e.g. A1 pour l’auditionou V1 pour la vision). Nous allons aborder quelquesévidences d’une relation d’isomorphismepsychoneuronal à ce niveau (i.e. la similarité purementstructurelle entre les morphologies de l’objet-percept etl’objet qui émerge de l’encodage dans la structure neuro-corticalle) et leurs implications dans le traitement desdonnés au niveau cognitif. 3) Le niveau des processuscognitifs. Ce processus à
haut niveau
« construit et saisitla signification » en décodant le sens des structures« émergentes » des cortex sensoriels primairesimpliquées dans le traitement des informations pendantle processus de la perception des objets sonores. Notrebut est de vérifier les possibilités et les impossibilités(théoriques et empiriques) d’application d’une méthodequi combine les approches subsymboliques etsymboliques pour les modélisations de la perceptionauditive et musicale.
2. LES BASES PHÉNOMÉNOLOGIQUES
Dans les
 Recherches Logiques
[9], Husserltravaille et développe le concept de
remplissement 
d'unesignification. Si je dis : « la table rouge », je n'ai pasbesoin de voir une table rouge pour comprendre lasignification de la phrase. La signification n'est pas unobjet dans le monde, elle est immanente à la proposition.Mais si je vois la table rouge en question, il y a un
remplissement 
. C'est ce
remplissement 
qui m'assurequ'un être réel correspond bien à cette « visée » qu'est lasignification. Cette vérification des propositions et ceremplissage deviennent possibles grâce à une mise enprésence de l'objet. Tandis que si un objet « du mondeextérieur » est donné à ma perception, je ne « le »retrouve pas dans ma conscience. Il n'est pas un objetmental, immanent à ma conscience. Cependant il estindissociable des impressions contenues dans maconscience. La conscience « vise » la signification del'objet aperçu. Husserl appelle cette « visée »d'
intentionnalité 
et l'objet de cette visée d'
objet intentionnel 
.L'
objet intentionnel 
tout comme la signification
n'appartient pas au monde extérieur
. Évidemment, jepeux
imaginer
quelque chose qui n'existe pas dans lemonde extérieur. Je peux ainsi avoir la même structured'objet intentionnel soit visé à travers des contenus desensation (de voir une « table rouge », objet du mondeextérieur), soit visé dans l'
acte
d'imaginer une « tablerouge ». L'
acte de conscience
a donc deux dimensionsqui sont : 1) l'objet intentionnel contenu en lui-même,lequel nous fournit la « matière » de l'acte ; 2) l'acte lui-même que vise cette matière. Cet acte lui-même peut êtreune perception mais aussi une imagination un jugement,un souvenir, etc. On peut donc faire une
analogie
 
heuristique
dans un sens de naturalisation de laphénoménologie entre 1) l’objet intentionnel et les
 patterns
d’activations neuronales à
bas niveau
de notrecortex, et entre 2) l’acte lui-même et les fonctionscognitives, voire les activations à
haut niveau
de notrecerveau.
2.1. Choses et vécus : les deux perceptions.
Une des distinctions essentielles de laphénoménologie est basée sur la différence des modesd'apparition de l’objet pour l’esprit percevant. PourHusserl, le dualisme
 pensé - choses matérielles
neconcene plus des différences entre deux substancesfermées sur elles-mêmes (le dualisme cartésien) maisdeux façons d'exister : «
être comme vécu et d'êtrecomme chose
» ! [7]. Il y a donc pour Husserl
deuxmodes de perceptions
. L'une
immanente
qui perçoit lesvécus, et l'autre
transcendante
qui perçoit les choses. Ens'opposant, elles distinguent les deux régions auxquelleselles se rapportent. Le
vécu
est
immanent 
à la consciencecar il n'y a rien en lui qui soit hors de la conscience qui levise et, dans ce sens, il est «
indubitable
». Tandis que lachose qui est l'objet de la perception se présente à nouspar esquisses : elle a toujours une face cachée, une notequi était masquée, etc. Telle
chose
est par essence
transcendante
, puisqu'elle n'est jamais intégralementaccessible en une seule fois à la conscience. Elle estdonc, dans ce sens, «
douteuse
».Cette distinction est aussi une caractéristiqueessentielle de la méthode propre à la phénoménologiqueproposée par Husserl. Il ne s'agit pas de définir laconstitution de l'objet
en-soi
 – comme le ferait unacousticien pour les signaux sonores – mais de
décrireles structures qui caractérisent la manière dont lesobjets se présentent
. En autres mots, laphénoménologie analyse les structures qui font le lienentre les deux instances fondamentales, voir les deuxfaçons d’exister, d’un même phénomène. Ce phénomènequi apparaît comme la corrélation entre une intention (la
noèse
, à la fois un acte donateur de
sens
et une visée àvide d’un objet) et le corrélat de cette intention (le
noème
, à la fois subordonné à la
noèse
mais indépendantcar il est l’unité objective des déterminations).Cependant les phénomènes ne « parlent » qu’une foistransformés en objets. Cette objectivation étant uneconstruction, constituée à partir d’un donné commeobjet, dans la corrélation
noème-noèse.
Comme nous faitremarquer Jean-Luc Marion – même si à l’évidenceHusserl n’était pas tout à fait d’accord – l'acquisfondamental de la phénoménologie husserlienne est :
phénomène (
 Erscheinung
)
ne se dit pas d'abord, niseulement, de l'objet qui apparaît, mais bien du vécudans lequel et selon lequel il apparaît
[16].
 2.2. La phénoménologie de la conscience du temps.
Husserl a placé la temporalité comme un axefondationnel et au centre de ses recherches enphénoménologie. Toutes les autres formes d’activitésmentales en dépendent. Nous allons utiliser quelques-unes de ses remarques pour analyser deux aspectsfondamentaux de notre recherche. 1) La question de
 
l’unité de l’objet sonore et 2) la modélisationconnexionniste de la perception de l’objet sonore à
basniveau
.
 
Chez Husserl, la question de la « conscience dutemps » ne concerne pas (seulement) la conscience dutemps lui-même ou du fait que la conscience a lieu dansle temps. L’aspect qui l’intéresse est la conscience desobjets temporels en tant que temporels. Évidemment unetable, une maison ou une mélodie sont des objets qui ontune durée et donc temporels. Mais la conscience dutemps qui nous intéresse ici (phénoménologique) est uneconscience d’un objet temporel spécifique (l’objetsonore) pendant sa durée simultanément physique etpsychique. Autrement dit, pendant le processus deperception du phénomène qui constitue l’« objetsonore », le corrélat d’une écoute orientée et spécifique :l’
écoute réduite
schaefferienne [22]. Cela implique qu’ilsoit aussi une structure qui transcende le flux desperceptions (i.e. la multiplicité des instants de laperception d’un objet dynamique comme un son) del’écoute réduite dans son propre flux (i.e. le flux
continuum
de l’acte perceptif). Autrement dit, l’objetsonore consiste dans la permanence d’une forme – laforme du
 Jetzt 
– associée à une matière qui se remplacecontinuellement et continûment. C’est la définitionmême de la notion de durée appliquée aux vécus chezHusserl [2]. Ce qui dure (de forme intentionnelle) dans laperception auditive ne peut être rien d’autre que l’objetsonore. La matière qui se remplace ne peut être que lacorrélation entre les changements de l’onde de pressiond’air, dans le monde réel, et les instants ponctuels(discrets) qui forment le flux des impressions, la« multiplicité continue », dans notre perception. Il fautremarquer qu’on peut essayer de modéliser cette notiond’instants ponctuels dans un système dynamique nonlinéaire subsymbolique en faisant appel, par exemple, àla théorie morphodynamique [20].Husserl nous fait les remarques suivantes.«
Que plusieurs sons successifs donnent une mélodie,c’est possible seulement parce que la succession des processus psychiques s’unifie « sans plus » pour formerun ensemble. Ils sont l’un après l’autre dans laconscience, mais ils tombent à l’intérieur d’un seul et même acte d’ensemble
» [8]. Le philosophe fait encore ladistinction entre le « son qui dure » (remplacé dans notrerecherche par l’expression
objet sonore
) et « phénomènedu son » (le flux des perceptions de notre
écouteréduite
). Il cite : le son que j’entends, «
il lui appartient le « maintenant », le temps phénoménologique, la durée,etc. Distinction en outre entre le son qui dure et le« phénomène du son » comme flux du temps dans lequel le son est identiquement le même
». Cette distinction sefait nécessaire car l’objet sonore dans le monde est undonné par opposition à la
représentation symbolique
4
quile vise et le construit mais qui ne le « donne » pas. Cetteconstruction se fait à partir d’une donnée. Cette donnée
4
L’expression
représentation symbolique
est l’expression utilisée parHusserl [11]. Dans notre recherche, elle fonctionne comme unsynonyme d’
écoute réduite
. On a préféré la garder car elle invoquedéjà l’approche computationnelle abordée plus bas.
est la donnée de la discipline phénoménologique et donc,on a déjà dit, une donnée phénoménale. CependantHusserl, en évitant de possibles interprétations dualistesde ces distinctions, nous réaffirme : «
nous ne prenons pas les contenus que nous vivons comme signes pourautre chose mais nous les prenons tels que nous lestrouvons devant nous
» [11].
2.3 La structure tripartite de la temporalité.
En faisant une analyse de la perception desobjets temporels, Husserl a développé la notion de la« structure tripartite de la temporalité » :
rétention,impression originaire et protention
. Par exemple, quandon écoute une mélodie, on n’a pas besoin d’attendrequ’elle soit finie pour la percevoir comme une mélodie.Pendant qu’on écoute une note au milieu de la mélodie,on garde dans l’esprit les notes que viennent toute justede passer. Si ce n’était pas le cas, on entendrait note parnote de forme isolée et pas la mélodie comme unestructure – une
Gestalt 
– qui forme une unité. Ces notesqui restent dans l’esprit c’est ce qu’Husserl appelle de
rétention
. Ce n’est pas du souvenir (ou de la mémoire)car ce sont des impressions qui sont
encore présentées àl’esprit, même que sur la forme d’absence
. Larétention a lieu « maintenant », pendant la perception dela mélodie. On n’a pas besoin d’y aller chercher cesdonnés ailleurs dans notre esprit comme dans le casd’une «
working memory
». La rétention, différemmentdu souvenir, n’est pas objectivante (souvenir en tant quiréflexion immédiate sur ce qui vient d’être vécu). Lesouvenir, Husserl nous le fait remarquer, différemmentde la rétention, est une saisie « en réflexion » [7], [9] et[10].Dans un autre sens, Husserl nous montre qu’ona aussi une « chose intuitivement attendue » et qu’en ona conscience par anticipation comme « à venir ». Parexemple, dans le même cas de la note au milieu de lamélodie, pour les notes qui vont arriver. Cela est validemême dans le cas d’une mélodie inconnue. C’est ce qu’ilappelle de
 protention
. La protention estfondamentalement présentée par Husserl comme unesorte d’opposée symétrique de la rétention, dirigée plutôtvers le futur que vers le passé. Bien évidemment,différemment de la rétention, la protection n’a pas encoreeu lieu et ce future est encore ouvert. D’ailleurs c’estquelque part aussi avec cette attente que lescompositeurs travaillent leurs compositions vis-à-vis del’auditeur. Parfois casser l’attente avec l’inespéré est unebonne forme de rendre une œuvre « créative »,« originelle ». Parfois rendre l’espéré est une bonneforme d’affirmer, voir confirmer, la qualité d’uneécriture (e.g. un accord de septième de dominante – de lasensible – a la fonction de générer une tension etproduire chez l'auditeur une "attente" de repos, ou unegamme « correctement » appliquée confirme un certainstyle d’harmonisation ou une certaine cadence, etc.).Cependant la question que si pose ici n’est pas d’ordreesthétique mais plutôt : comment est-il possible que laprotention soit d’une certaine façon à la fois déterminéeet ouverte ? On y reviendra.

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