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Enquête sur le 11septembre2001-les francais en savaient long_MORT DE BIN LADEN

Enquête sur le 11septembre2001-les francais en savaient long_MORT DE BIN LADEN

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Les francais en savaient long sur les attaques du WTC et le gouvt usa reste ignorant devant les infos.Clinton etait le premier a recevoir ces infos, puis Bush...Bbbin Laden serait-il vraiment mort, ou l'est-il vraiment?
Les francais en savaient long sur les attaques du WTC et le gouvt usa reste ignorant devant les infos.Clinton etait le premier a recevoir ces infos, puis Bush...Bbbin Laden serait-il vraiment mort, ou l'est-il vraiment?

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1 - ENQUETE SUR LE 11 SEPTEMBRE 2001 ET LA MORT DE BIN LADEN
Enquête
11 septembre 2001 : les Français en savaient long
LE MONDE | 16.04.07 | 11h08
Mis à jour le 16.04.07 | 11h47
'est une impressionnante masse de documents. De loin, on croirait une thèseuniversitaire. De près, rien à voir. Des coups de tampons rouges
"confidentiel-défense" 
et
"usage strictement national" 
sur chacune des pages. En haut à gauche, un logo bleu roi :celui de la DGSE, la Direction générale des services extérieurs, les services secrets français. Au total, 328 pages classifiées. Notes, rapports, synthèses, cartes, graphiques,organigrammes, photos satellite. Le tout exclusivement consacré à Al-Qaida, ses chefs, sous-chefs, planques et camps d'entraînement. A ses soutiens financiers aussi. Rien de moins quel'essentiel des rapports de la DGSE rédigés entre juillet 2000 et octobre 2001. Une véritableencyclopédie. Au terme de plusieurs mois d'enquête sur cette documentation très spéciale, nous prenonscontact avec le quartier général de la DGSE. Et le 3 avril, l'actuel chef de cabinet, EmmanuelRenoult, nous reçoit sur place, dans l'enceinte de la caserne des Tourelles à Paris. Aprèsavoir parcouru les 328 pages que nous posons sur son bureau, il ne peut s'empêcher dedéplorer une telle fuite, tout en nous laissant entendre que ce paquet représente la quasi-intégralité des productions de la DGSE sur le sujet pour cette période cruciale. En revanche,sur le fond, impossible de lui soutirer le moindre commentaire. Trop sensible.Il est vrai que ces chroniques des services secrets sur Al-Qaida, avec leurs diversesrévélations, soulèvent quantité de questions. Et d'abord une surprise : le nombre élevé denotes uniquement consacrées aux menaces d'Al-Qaida contre les Etats-Unis, des mois avantles attaques suicides de New York et de Washington. Neuf rapports entiers sur le sujet entreseptembre 2000 et août 2001. Dont une note de synthèse de cinq pages, intitulée"Projet de
détournement d'avion par des islamistes radicaux" , et marquée d'une date… 5 janvier 2001
! Huit mois avant le 11-Septembre, la DGSE y rapporte les discussions tactiques menéesdepuis le début de l'année 2000 entre Oussama Ben Laden et ses alliés talibans, au sujetd'une opération de détournement d'avions de ligne américains.Pierre-Antoine Lorenzi, chef de cabinet du patron de la DGSE jusqu'en août 2001,aujourd'hui président d'une société spécialisée dans les stratégies de crise et d'influence(Serenus Conseil), parcourt devant nous ces 328 pages et tombe en arrêt, lui aussi, sur cettenote. Il hésite, prend le temps de la lire et admet :
"Je me souviens de celle-là." 
 
"Il faut serappeler 
, précise M. Lorenzi,
que jusqu'en 2001, le détournement d'avion n'a pas la mêmesignification qu'après le 11-Septembre. A l'époque, cela implique de forcer un appareil à se
 
2 - ENQUETE SUR LE 11 SEPTEMBRE 2001 ET LA MORT DE BIN LADEN
 poser sur un aéroport pour mener des négociations. On est habitué à gérer ça." 
Mise enperspective utile pour comprendre pourquoi cette alerte du 5 janvier n'a provoqué aucuneréaction chez ses destinataires : les piliers du pouvoir exécutif.Dès janvier 2001, la direction d'Al-Qaida se montre néanmoins transparente aux yeux
etaux oreilles
des espions français. Les rédacteurs détaillent même les désaccords entreterroristes sur les modalités pratiques du détournement envisagé. Jamais ils ne doutent deleur intention. Provisoirement, les djihadistes privilégient la capture d'un avion entreFrancfort et les Etats-Unis. Ils établissent une liste de sept compagnies possibles. Deuxseront finalement choisies par les pirates du 11-Septembre : American Airlines et United Airlines (voir fac-similé). Dans son introduction, l'auteur de la note annonce :
"Selon lesservices ouzbeks de renseignement, le projet d'un détournement d'avion semble avoir étédiscuté en début d'année 2000 lors d'une réunion à Kaboul entre des représentants de
l'organisation d'Oussama Ben Laden…" 
 Des espions ouzbeks renseignent donc les agents français. A l'époque, l'opposition desfondamentalistes musulmans au régime pro-américain de Tachkent s'est fédérée dans leMouvement islamique d'Ouzbékistan, le MIO. Une faction militaire de ce parti, emmenéepar un certain Taher Youdachev, a rejoint les camps d'Afghanistan et prêté allégeance àOussama Ben Laden, lui promettant d'exporter son djihad en Asie centrale. Des livretsmilitaires et des correspondances du MIO, trouvés dans des camps afghans d'Al-Qaida, enattestent. Alain Chouet a gardé en mémoire cet épisode. Il a dirigé jusqu'en octobre 2002 le Service derenseignement de sécurité, la subdivision de la DGSE chargée de suivre les mouvementsterroristes. Selon lui, la crédibilité du canal ouzbek trouve son origine dans les alliancespassées par le général Rachid Dostom, l'un des principaux chefs de guerre afghans, d'ethnieouzbek lui aussi, et qui combat alors les talibans. Pour plaire à ses protecteurs des servicesde sécurité de l'Ouzbékistan voisin, Dostom a infiltré certains de ses hommes au sein duMIO, jusque dans les structures de commandement des camps d'Al-Qaida. C'est ainsi qu'ilrenseigne ses amis de Tachkent, en sachant que ses informations cheminent ensuite vers Washington, Londres ou Paris.La formulation de la note française de janvier 2001 indique clairement que d'autres sourcescorroborent ces renseignements sur les plans d'Al-Qaida. Selon un dispositif bien huilé en Afghanistan, la DGSE ne se contente pas d'échanges avec des services secrets amis. Pourpercer les secrets des camps, d'une part elle manipule et
"retourne" 
des jeunes candidats audjihad originaires des banlieues des grandes villes d'Europe. D'autre part, elle envoie des
 
3 - ENQUETE SUR LE 11 SEPTEMBRE 2001 ET LA MORT DE BIN LADEN
hommes du service action auprès de l'Alliance du Nord du commandant Massoud. Sanscompter les interceptions des téléphones satellitaires.Un proche de Pierre Brochand, l'actuel patron de la DGSE, nous a assuré que le servicedisposait d'une "cellule Oussama Ben Laden" depuis au moins 1995. L'alerte du 5 janviers'appuie donc sur un système éprouvé. Alain Chouet, après nous avoir demandé de préciserqu'il ne s'exprimait pas au nom des institutions françaises, reste laconique mais clair :
"Il est rare qu'on transmette un papier sans recouper." 
D'autant que ledit papier suit et précèdede multiples rapports de la DGSE étayant la crédibilité des incantations guerrièresd'Oussama Ben Laden.Dans sa note, la DGSE estime enfin que la volonté d'Al-Qaida de concrétiser son acte depiraterie contre un appareil américain ne laisse aucun doute :
"Au mois d'octobre 2000,Oussama Ben Laden a assisté à une réunion en Afghanistan au cours de laquelle ladécision de principe de mener cette opération a été maintenue." 
Nous sommes le 5 janvier2001, les dés sont jetés, les Franç
ais le savent… Et ils ne sont pas les seuls.
 Comme toutes les informations évoquant des risques contre des intérêts américains, la notea été transmise à la CIA par le service des relations extérieures de la DGSE, responsable descoopérations entre alliés (renommé depuis service des liaisons). Son premier destinataireest le chef de poste de la CIA à Paris, Bill Murray, un francophone au physique de John Wayne, rentré depuis aux États-Unis. Nous avons pu établir le contact, mais M. Murray n'apas souhaité donner suite à nos demandes. Pierre-Antoine Lorenzi, dont les responsabilitésà la DGSE couvraient alors les questions relatives à la coopération avec les agencesétrangères, ne conçoit pas que ces renseignements-là ne lui aient pas été remis :
"Ça,typiquement, c'est le genre d'information qui est transmise à la CIA. Ce serait même une faute de ne pas l'avoir fait." 
 De l'autre côté de l'Atlantique, deux anciens agents de la CIA spécialistes d'Al-Qaida, quenous avons sollicités, ne se souviennent pas d'alertes particulières envoyées par la DGSE. NiGary Berntsen, rattaché à la direction des opérations de l'agence de 1982 à 2005, ni MichaelScheuer, ancien responsable de l'unité Ben Laden au siège de la CIA, n'ont gardé enmémoire des informations spécifiques en provenance de la DGSE. A Washington, la commission d'enquête du Congrès sur le 11-Septembre, dans son rapportfinal publié en juillet 2004, a mis l'accent sur l'incapacité du FBI, de la CIA ou des servicesd'immigration d'agréger des données éparses visant certains membres des commandos du11-Septembre. A aucun moment la commission n'a évoqué la possibilité que la CIA auraitrépercuté au pouvoir politique, dès janvier 2001, des renseignements émanant des services

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