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Actes du Colloque 2008 de la Fondation Rue Principale

Actes du Colloque 2008 de la Fondation Rue Principale

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Published by Claude-Jean Harel
Conférences d'ouverture de Claude-Jean Harel et Doug Loescher
Conférences d'ouverture de Claude-Jean Harel et Doug Loescher

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Thème du prochain colloque
Habiter le centre : des solutions payantes
 
 Actes du colloque 2008Fondation Rues principales
Partenaire majeur :
« Miser sur saculture! »
21
e
colloqueannuel
 
 
Source de fierté et d’identité, la culture est au centrede l’affirmation d’une municipalité. Depuis près de 25ans, la Fondation Rues principales accompagne lesmunicipalités dans leur démarche de mise en valeur de leurs particularités locales. Ce patrimoine, cespaysages, ces traditions, ces savoir-faire, lorsqu’ilssont préservés et diffusés, deviennent des vecteursde développement pour les communautés et aug-mentent leur pouvoir d’attraction.Une culture fièrement exprimée est à la base d’unsentiment d’appartenance fort de la communautépour son milieu de vie, qui se traduit par une plusgrande implication locale, une mobilisation généralepour assurer le développement durable de ce terri-toire. Au cours du 21
e
colloque annuel de la Fonda-tion Rues principales, qui s’est tenu le 24 septembre2008 au Capitole de Québec, 400 participants ont puéchanger sur le thème « Miser sur sa culture! ».Cette journée a été riche en expériences et témoi-gnages qui ont démontré que la culture est un outilessentiel pour entretenir et tisser des liens humains,sociaux et économiques à l’échelle d’un cœur deville ou de village, d’une municipalité, d’une régionou plus largement encore.
Introduction
 
Colloque 2008 2
Conférences d’ouverture :Monsieur Claude-Jean Harel et Monsieur Doug Loescher 
 
M. Harel a amorcé la réflexion de la journée.
Messieurs Harel et Loescher ont débuté cette jour-née en évoquant le rôle central que peut jouer laculture dans le développement local.
Monsieur Claude-Jean Harel, président-fondateur de Société Great Excursions, consul-tant spécialisé en tourisme patrimonial, Régina,Saskatchewan.Monsieur Doug Loescher, directeur général,Main Street USA, Washington D.C., États-Unis.
 En commençant, M. Harel a expliqué dans quellemesure la culture locale est un avantage compétitif pour une municipalité.Il a précisé que l’aménagement urbain, le patri-moine, le cadre bâti sont des éléments de cetteculture locale qui contribuent à distinguer une com-munauté ou un quartier des autres milieux.En partageant cette culture locale il devient alorspossible de changer les perceptions négatives quepeuvent entretenir les gens sur un centre-ville ouune municipalité. De plus, la mise en valeur de laculture est généralement un moyen de regrouper lesélus et artistes qui ont souvent des priorités diffé-rentes de développement. En intégrant la culturedans un projet de développement local, l’ensembledes acteurs trouvent un intérêt commun à participer au développement de leur collectivité.L’exemple du Fire and Ice Carnival est éloquent àce sujet. Cet événement a rassemblé des artistes,des entrepreneurs locaux pour faire redécouvrir lecentre-ville de Regina aux résidents. L’engouementpopulaire du premier événement est devenu un ar-gument de masse pour inviter de nouveaux acteursà s’impliquer. L’événement est aujourd’hui un suc-cès retentissant.Les organisateurs du Fire and Ice Carnival ont cons-taté que la réussite d’une démarche culturelle passenécessairement par de bons partenariats. Des par-tenariats traditionnels, soit avec des partenaires
 
 
« classiques » (par exemple des artistes et desgaleries d’art), mais également des partenariats nontraditionnels, soit entre acteurs qui n’ont pasd’affinité naturelle mais qui peuvent avoir des viséessimilaires (par exemple des artistes et des gensd’affaires qui veulent un centre-ville plus animé).Il est également primordial que les élémentsculturels que l’on veut mettre en valeur soientauthentiques, c’est-à-dire qu’ils renvoient à uneréalité locale. Toutefois, l’évolution d’un milieu peutfaire évoluer ces références culturelles, par exempleavec l’arrivée de nouvelles personnes qui ont destraditions différentes.M. Loescher a appuyé ces idées en disant que tousles cœurs de ville ou de village ont la vocation d’atti-rer les gens.Pour cela, ils doivent miser sur les éléments qui fontleur identité soit:
les paysages;
le cadre bâti;
l’histoire locale;
l’économie locale, les traditions économiques;
les activités locales, les événements;
les arts;
les habitants.Ce sont ces mêmes éléments qui sont recherchéspar les touristes. La mise en valeur de la culture lo-cale peut ainsi devenir un moteur économique. Rienqu’aux États-Unis, le tourisme patrimonial emploie10 millions de personnes.Pour encourager l’activité culturelle, la planificationet la promotion sont essentielles. Les outils d’amé-nagement du territoire peuvent aussi contribuer à cedynamisme, notamment par le biais du zonage quipeut guider l’installation d’établissements culturels.Paducah, ville de 20 000 habitants a instauré unepolitique culturelle innovante et est devenue un mo-dèle à l’échelle des États-Unis.L’organisme
Paducah arts
a diffusé sur un site inter-net les locaux disponibles pour les artistes au cen-tre-ville, ce qui a entraîné l’installation de plus de 70artistes et de leurs familles provenant de 16 étatsdifférents ainsi que l’apparition de nombreux ate-liers, studios, galeries d’art, cafés qui représententplus de 20 millions d’investissements privés. La Villea également massivement investi dans lapréservation de bâtiments patrimoniaux et leur transformation en ateliers d’artistes. Ce nouveaudynamisme a favorisé l’apparition de nouveauxcommerces quiprofitent à l’ensemble de la population.Il faut garder à l’esprit certaines notions essentiellespour faire de la mise en valeur de la culture un vec-teur de développement:
faire vivre des expériences authentiques;
être honnête et réaliste dans la promotion;
miser sur la communauté locale;
les leaders locaux doivent s’engager et pren-dre des risques;
avoir une approche à long terme.La valorisation de la culture locale peut égalementse faire à l’échelle d’une région.
L’Arkansas Delta
est un bel exemple à cet égard,avec le lancement d’une campagne de promotion« Soil and Soul » faisant référence à la traditionagricole et à la tradition de la musique Blues de larégion. Cette démarche a permis d’améliorer lavente de produits locaux, a entraîné une recrudes-cence des groupes de musique traditionnelle, et aattiré l’attention des pouvoirs publics sur la préser-vation du patrimoine bâti.M. Loescher a conclu en présentant des initiativesnationales qui facilitent la mise en valeur de laculture et du développement local.Il a présenté d’une part, l’OSBL américain
 Artspace
 qui aide les artistes à trouver des ateliers et des es-paces où vivre et exprimer leur art et d’autre part,US Main street qui remplit, aux États-Unis, sensible-ment la même mission que la Fondation Ruesprincipales au Québec.
Colloque 2008
3
 
M. Doug Loescher a démontré comment la culture pou-vait jouer un rôle moteur dans le développement local.

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