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Les TCA et l’unité Delta
Son historique et ses structures en bref 
Par Lawrence Griffin
 
Octobre 2004
 
 
Avant propos
Depuis plus de vingt ans, notre comité syndical et tous les membres de l’exécutifqui se sont succédés au fil des ans, se sont efforcés de donner le meilleurservice possible à ses membres et ce malgré toutes les embûches posées parcertains des anciens propriétaires, et tout particulièrement ceux que l’on a vusau milieu des années 1990.Ce document se veut donc un outil pour rappeler à nos membres et expliqueraux nouveaux membres en quoi consiste le syndicat des TCA à l’hôtel et lessacrifices et les embûches que les employés et les délégués syndicaux ont dûfaire face, et qu’ils ont réussi à surmonter.Bonne lecture
 
L'historique syndicale de l'hôtel Delta
 
En premier lieu, il serait bon de rappeler, qu’il existe 2 unités d’accréditation àl’hôtel : le syndicat de Métallos et le syndicat des Travailleurs canadiens del’automobile (TCA), et qui sont toutes deux affiliées à la Fédération desTravailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).Le syndicat des métallos représentent les employés de bureau , l'audition denuit et les minibars, alors que les TCA représentent tous les autres employéssyndiqués de l'hôtel.La Fraternité canadienne des cheminots, employés de transport et autresouvriers (FCCETAO) qui a longtemps été notre syndicat a vécu une grave criseen 1988 lorsqu'il y a eu un maraudage en force de la part de la CSN, mais laFCCETAO avait réussi à tenir le coup et à rester en place.À l'été de 1994 la FCCETAO qui éprouvait d’importantes difficultés financières,cherchait s’associer à un syndicat canadien afin d‘offrir un meilleur service auxmembres, ce qui amenait à sa fusion avec le syndicat des Travailleurscanadiens de l'automobile (TCA).Cette fusion devait annoncer des grands chambardements pour les employés del'Hôtel des Gouverneurs en 1994-1995, alors que le président du syndicatDaniel Lachance avait été congédié et que l'employeur à cette époque a tout faitpour "casser" le syndicat, en violant systématiquement la convention collectiveoù des dizaines et des dizaines de griefs qui avaient été déposés devaient alleren arbitrage.N'ayant pas la logistique nécessaire afin de donner le meilleur service possible
 
 
aux membres, c'est alors que sous la recommandation de l’exécutif syndical del‘hôtel, les employés acceptaient que le syndicat de l’Hôtel des Gouverneurs sefusionne avec la section locale 1044 des TCA.Durant cette même période, il y a eu une période de maraudage ou plusieurssyndicats ont tenté de déloger les TCA, dont la CSD qui a tenté sa chance maissans succès puisqu'elle avait décidé de se retirer du dossier si la CSN entraitdans le dossier et la FISA (Fédération indépendante des syndicats autonomes)un syndicat indépendant, mais encore une fois les TCA avaient tenu le coup.À l'été de 1996, alors que les négociations piétinent, les employés décidèrentd'utiliser des moyens de pression, un des moyens utilisés par les femmes dechambres consistait de faire moins des chambres, et l'employeur avait alorsdécidé de ne pas payer pour les chambres non faites, ce qui fût l'élémentdéclencheur du conflit de travail.La direction d'Hôtel des Gouverneurs refusait de négocier directement avec lecomité syndical élu et a décidé de négocier directement avec M. René Moreauqui était à l'époque directeur régional des TCA.Le retour au travail en octobre 1996 devait s'avérer difficile pour les grévistes,puisque malgré le protocole de retour au travail l'employeur faisaitdu harcèlement et de l'intimidation envers les employés qui devaient désormaisse vouvoyer et s'appeler monsieur ou madame, et la présidente de l'unitésyndicale Raymonde Tremblay avait même été congédiée sous de faux prétexte,son congédiement devait par la suite être transformé en congé sans solde pourune période d'un an, période durant laquelle, elle travaillerait pour le syndicat aurecrutement à la section locale 1044.À la veille de son retour au travail, l'employeur a essayé une nouvelle tactiqueen disant que si Mme Tremblay retournait à son poste au restaurant, l'employeurpourrait fermer le département de la restauration et de ce fait, plusieurspersonnes seraient mises à pieds.Mais les employés du département ont refusé d'écouter l'employeur et certainsont même déclaré qu'ils pouvaient fermer la restauration, cela leur permettrait dese relocaliser ailleurs, alors devant la réaction des employés l'employeur pliaitpour la première fois depuis la fin du conflit.Cependant, cela ne voulait pas dire qu'il acceptait pour autant le retour dela présidente au travail. L'employeur avait trouvé un autre moyen de lui fairesavoir qu'elle n'était pas la bienvenue, il avait décidé que dorénavant les cadresmangeant au restaurant refuseraient de se faire servir par la présidente, ce jeudevait durer environ 1 an, c'est-à-dire jusqu'à la vente de l'hôtel à CHIP à la finde1999 où les relations de travail devaient devenir plus harmonieuses.
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