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Tome 5 MIDNIGHT SUNChapitre 1. Premier regardC'était le moment de la journée pendant lequel je souhaitais le plus êtrecapable de dormir.Le lycée.Ou était-ce purgatoire le bon mot ? S'il existait une quelconque façond'expier mes péchés, cela devait peser assez lourd dans la balance. L'ennuin'était pas une chose à laquelle je m'habituais ; chaque jour semblaitincroyablement plus monotone que le précédent.Je suppose que c'était ma forme de sommeil – si le sommeil était définicomme l'état d'inertie entre deux périodes actives.Je contemplais les fissures qui couraient le long du mur dans le coinopposé de la cafétéria, imaginant des motifs qui n'existaient pas. C'était unefaçon d'affaiblir les voix qui formaient un brouhaha, comme le flot d'unerivière, à l'intérieur de ma tête.J'ignorais plusieur centaines de ces voix par pur ennui.En ce qui concernait l'esprit humain, j'avais déjà tout entendu.Aujourd'hui, toutes les pensées étaient tournées vers l'insignifiant dramed'un nouvel ajout au petit corps étudiant du lycée.Il en fallait si peu pour les exciter tous. J'avais vu le nouveau visage répété,pensée après pensée, sous tous les angles. Rien d'autre qu'une humaine ordinaire. L'excitation à propos de sonarrivée était péniblement prévisible – comme si l'on montrait un objetbrillant à un enfant. La moitié des garçons, se comportant comme desmoutons, s'imaginaient déjà amoureux d'elle, simplement parce qu'elle étaitquelque chose de nouveau à regarder. J'essayais encore plus de faire lasourde oreille.Il n'y avait que quatre voix que je bloquais par courtoisie plus que pardégoût : ma famille, mes deux frères et mes deux sœurs, qui étaienttellement habitués au manque d'intimité en ma présence qu'ils y pensaientrarement. Je leurs donnais autant d'intimité que possible. J'essayais de nepas écouter si je pouvais m'en empêcher.J'essayais tant que je pouvais, n'empêche que… je savais.Rosalie pensait, comme d'habitude, à elle-même. Elle avait aperçu lereflet de son profil dans les lunettes de quelqu'un et méditait à présent sursa propre perfection. Son esprit était une mare peu profonde, sans
 
beaucoup de surprises.Emmett rageait à propos d'un match de catch qu'il avait perdu la nuitprécédente contre Jasper. Il lui faudrait toute sa patience limitée pourattendre la fin de la journée afin d'organiser une revanche. Je ne m'étais jamais senti gêné en entendant les pensées d'Emmett, car il ne pensait à rienqu'il ne dise ensuite à voix haute ou ne mette en œuvre.Peut-être me sentai-je coupable de lire les pensées des autres seulementparce que je savais qu'ils contenaient des choses qu'ils n'avaient pas envieque je sache. Si l'esprit de Rosalie était une mare peu profonde, celuid'Emmett était un lac sans zones d'ombre, parfaitement limpide.Et Jasper… souffrait. Je réprimais un soupir.Edward. Alice avait pensée mon prénom, et obtint immédiatement monattention.C'était comme si elle m'avait appelé à voix haute. J'étais heureux que monprénom ne soit plus à la mode – ça aurait étè agaçant. A chaque fois quequelqu'un aurait pensé à un quelconque Edward, ma tête aurait pivotéautomatiquement…Pourtant cette fois-là, je ne tournai pas la tête. Alice et moi étions douéspour ces conversations privées. Il était rare que quelqu'un nous surprenne.Je gardais les yeux fixés sur les lignes du mur.Comment va-t-il ? demanda-t-elle.Je grimaçais, seulement une petite altération au coin de ma bouche. Rienqui pourrait interpeller les autres. Je pouvais très bien grimacer d'ennui.La voix mental d'Alice était alarmée à présent, et je vis dans son espritqu'elle surveillait Jasper de sa vision périphérique.Y a-t-il un danger ?Elle cherchait dans le futur immédiat, survolant les visions de monotoniepour découvrir la raison de ma grimace.Je tournais lentement la tête vers la gauche, comme si je regardais lesbriques au mur, soupirai, et revins vers la droite en fixant les fissures duplafond. Seule Alice savait que j'étais en train de secouer la tête.Elle se relaxa.Dis-moi s'il va trop mal.
 
Je ne bougeai que les yeux, vers le plafond au-dessus de moi, puis lesbaissaient.Merci de faire ça.J'étais heureux de ne pas avoir à répondre à voix haute. Qu'aurai-je dit ?"Tout le plaisir est pour moi"? Ce n'était pas le cas. Je n'aimais pas avoir àécouter les luttes internes de Jasper. Etait-il vraiment nécessaire de le testerainsi ? Le chemin le plus sûr ne serait-il pas d'admettre simplement qu'il neserait jamais capable de contrôler sa soif comme nous, et de ne pas sepousser dans ses retranchements?Pourquoi flirter avec le désastre ?Cela faisait deux semaines que nous n'avions pas chassé. Ce n'était pasune période trop longue pour le reste d'entre nous. Un peu incommode detemps en temps – si un humain marchait trop près, si le vent soufflait dansla mauvaise direction. Mais les humains marchaient rarement trop près.Leur instinct leur disait ce que leur esprit conscient n'admettrait jamais :nous étions dangereux.Jasper était très dangereux à cet instant précis.A ce moment, une fille de petite taille s'arrêta au bout de la table la plusproche de la nôtre, parlant à une amie. Elle ébouriffa ses cheveux courts,couleur sable, en passant ses doigts dedans. Les ventilateurs envoyèrent sonparfum dans notre direction. J'avais l'habitude des effets que cette odeuravait sur moi – la douleur sèche dans ma gorge, le creux languissant dansmon estomac, la contraction automatique de mes muscles, l'afflux de venindans ma bouche…Tout cela était normal, habituellement facile à ignorer. C'était plus dur àprésent, avec des sensations plus fortes, doublées, puisque je ressentais laréaction de Jasper. Deux soifs, au lieu de la mienne seule.Jasper laissait son imagination l'emporter. Il se le représentait – sereprésentait se levant de sa chaise près d'Alice pour se placer près de lafille. Il pensait à se pencher vers elle, comme s'il allait lui murmurer àl'oreille, à laisser ses lèvres toucher la courbe de sa gorge. Imaginant quelgoût aurait le flot chaud du pouls qui battait sous la peau fine une fois danssa bouche…Je donnai un coup dans sa chaise.Il me regarda dans les yeux un instant avant de baisser le regard. Jepouvais entendre la honte le disputer à la rébellion dans sa tête.- Désolé, marmonna-t-il.Je haussai les épaules.- Tu n'allais rien faire, lui murmura Alice, apaisant son chagrin. Je
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08 / 12 / 2010<span class="translation_missing">en_US, this_document_made_it_onto_the</span>Rising List!

merci mais y a pas la tome 4 ???

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