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Q
UESTION
1 :
Quelle est la nature juridique de l’acte né del’échange de lettres entre la commune de Challes-les-bainset l’ASSEC ?
Réponse 1-1 : il s’agit d’une convention à portée réglementaire.
Réponse fausse.
Commentaire 1-1 : la convention se caractérise par son mode de formation dans la mesure où, étantun acte plurilatéral, elle implique la participation de plusieurs personnes à son édiction. Or, ce qui estspécifique aux conventions, c’est que leurs auteurs expriment non pas une volonté concordante maisdes volontés qui se conditionnent et concourent à un but commun. L’échange de lettres entre laCommune de Challes-les-bains et l’ASSEC constitue bien une convention puisqu’il traduit l’expressionpar ces deux parties de leurs volontés concourant à un objet commun : la construction de la piscinemunicipale.La question est ensuite de savoir si cette convention a une portée réglementaire, c’est-à-dire, si elleest susceptible d’avoir les mêmes effets qu’un acte réglementaire. Or, le régime de ce dernier peutêtre résumé à son caractère impersonnel qui implique que son destinataire ne soit pas nommémentdésigné ainsi qu’à sa généralité qui signifie que « l’acte pourra recevoir une quantité indéterminée etthéoriquement, infinie de mesures d’application. » (Cf 1
ère
leçon). Or, la convention passée entrel’ASSEC et la Commune de Challes-les-bains a des effets entre deux parties nommément désignéeset n’est censée produire que les effets que ces deux parties ont prévus.L’échange de lettres entre l’ASSEC et la Commune de Challes-les-bains ne peut être purementqualifié de convention à portée réglementaire. Reste à nuancer ce propos dès lors que si ellecomporte des clauses concernant le fonctionnement de la piscine, elle est susceptible d’avoirpartiellement des effets réglementaires à destination des usagers de cette dernière.
Réponse 1-2 : il s’agit d’un contrat.
Réponse juste.
Commentaire 1-2
:
l’échange de lettres au cours duquel les deux parties se sont engagées, l’une àconstruire la piscine, l’autre à ne pas percevoir les droits d’entrée des usagers constitue un actebilatéral. Il crée en effet, une norme qui « règle les rapports mutuels de ses auteurs », selon ladéfinition de Charles Eisenmann.Or, cet acte bilatéral vise à « faire naître une situation juridique subjective » (Duguit, Moderne etDelvolve). Il s’agit donc d’un contrat même s’il ne prend par la forme d’un écrit unique sur lequel seraitapposée la signature des deux contractants (CE, 20 mars 1996,
Commune de Saint-Céré
, Rec. 87).
Réponse 1-3 : il s’agit d’un contrat d’adhésion.
Réponse juste.
Commentaire 1-3 : le contrat d’adhésion se caractérise par sa procédure d’élaboration qui reposeentièrement sur l’une des parties qui en détermine seule, le contenu. La présence d’un cahier descharges est le signe que le contenu contractuel a été élaboré par une seule partie, celle qui l’a rédigé.En l’espèce, l’ASSEC s’est contentée de dire qu’elle acceptait les conditions fixées par le cahier descharges, il s’agit donc d’un contrat d’adhésion. Mais si elle avait exigé quelques modifications, onaurait pu parler d’un contrat négocié.
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