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la lettredroit public et de l'entreprisedu
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Yves CLAISSEVincent CORNELOUPPierre MOREAUGuillaume NOELYves CLAISSEVincent CORNELOUPPierre MOREAUGuillaume NOELAvocats au Barreau de ParisSCP CLAISSE & ASSOCIÉSAvocats au Barreau de ParisSCP CLAISSE & ASSOCIÉS
Claisse
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LDPE N°15 - Mars 2003
ON EN PARLEON A VUON PUBLIEAu sommaire de ce numéroContrats :1- Contrats :
 
COMMENT QUALIFIER UN CONTRAT CONCLU ENTREPERSONNES PUBLIQUES ?
Par sa décision UAP, du 21 mars 1983 (Voir en 
le Tribunal des Conflits a posé une présomption d’administrativité des contrats conclus entre personnes publiques.Outil de simplification destiné à faciliter le travail d’identification du juge, ou nouveau critère du contrat administratif (rapports relevant par nature du droit privé, cette présomption est fragilisée et contestée par le tribunal des conflits lui-même, tant elle paraît incertaine dans sa nature.Vingt ans après, il paraît utile de s’interroger sur la postérité de l’arrêt UAP .
S’il est possible de faire remonter l’existence des conventions entre personnespubliques aux chartes de l’Ancien régime, leur essor contemporain est lié à deuxphénomènes :D’une part l’évolution générale du droit administratif qui tend à promouvoir lemécanisme contractuel jugé moins autoritaire, plus souple, mieux accepté et doncplus efficace que le procédé unilatéral (voir en ce sens André de Laubadère, FranckModerne, Pierre Delvolvé, Traité des contrats administratifs, LGDJ, 2ème édition,1983, p 8 ; Michel Guibal, Lucien Rapp Contrats des collectivités locales, n° 2202, p95 éditions Francis Lefevre 1995).D’autre part, l’interventionnisme économique puis la décentralisation ont favorisé etmultiplié les rapports de coopération : contrats de plan Etat- région, contrats de ville,contrats de mise à disposition de services et de moyens, délégation de service publicau profit d’un établissement public (Laurent Richer, droit des contratsadministratifs, 53 à 60, LGDJ 2ème édition).Le développement des relations contractuelles entre personnes publiques supposela détermination d’un cadre juridique adapté.Le choix se résume, en dépit des dénominations (marché, convention, délégation)à une alternative : contrat administratif ou contrat de droit privé.Face à l’inadaptation des critères traditionnels de qualification, il est apparu utile defaire bénéficier les contrats conclus entre personnes publiques d’un mécanismespécifique d’identification : la présomption (1°), présomption à la postérité incertaine(2°).
L’UTILITE D’UN CRITERE SPECIFIQUE DE QUALIFICATION : LAPRESOMPTION UAP
 
A. L’inadaptation des critères traditionnels d’identification
Jusqu’à une époque récente, les contrats conclus entre deux personnes publiquesétaient soumis aux règles traditionnelles d’identification des contrats passés parl’administration.La (double) présence de l’élément organique ne présumait pas la natureadministrative du contrat.En effet, à l’instar des contrats conclus entre une personne publique et unepersonne privée, les contrats passés entre deux personnes publiques devaient pourêtre qualifiés d’administratifs inclure l’élément matériel alternatif : critère du servicepublic, soit que le contrat associe directement le cocontractant à l’exécution duservice public (CE 20 avril 1956 Bertin, GAJA p 527), soit que le contrat constitueune modalité d’exécution du service public (CE 20 avril 1956 Bertin, GAJA p 528),ou présence d’une clause exorbitante du droit commun, présentée brevitis causacomme une clause interdite, inusuelle en droit privé voire simplement une clauseinégalitaire (CE 31 juillet 1912 Société des granits porphyroïdes des Vosges, GAJA27, rec p 909 Concl Blum ).Cette solution pouvait sembler choquante puisque à l'inverse les contrats passésentre deux personnes privées étaient présumés de droit privé (TC 3 avril 1969Société interprofessionnelle du lait et de ses dérivés AJDA 1969, p 307).En outre, l’utilisation des critères traditionnels d’identification des contratsadministratifs apparaît comme inadaptée.Celui de la clause exorbitante de droit commun qui postule des rapports inégalitairesentre les co-contractants est difficilement transposable dans les rapports entrepersonnes publiques, notamment au regard du principe de libre administration descollectivités locales.Par ailleurs, la rareté d’une telle clause dans les contrats entre personnes publiquesconduirait paradoxalement à les qualifier, le plus souvent, de contrats de droit privé.A l’inverse, le recours au critère du service public, s’agissant de la fourniture d’uneprestation d’une personne publique à une autre aboutirait à qualifiersystématiquement le contrat de droit public.Or, il est des hypothèses dans lesquelles les personnes publiques souhaitent placerleurs relations sous l’empire du droit privé, plus égalitaire que le droit administratif,d’où le danger d’une qualification trop systématique.
B. La présomption d’administrativité de la jurisprudence UAP
 Le Centre national pour l’exploitation des Océans ( établissement public industriel etcommercial) avait confié par convention à l’Etat la gestion administrative etlogistique d’un navire d’exploration océanographique lui appartenant. Lors d’unecampagne d’exploration, le navire détériore un câble sous-marin.La nature du contrat déterminait l’ordre juridictionnel pour connaître de l’action enresponsabilité.
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07 / 08 / 2011This doucment made it onto the Rising List!

it is very good merci

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