Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more
Download
Standard view
Full view
of .
Look up keyword
Like this
2Activity
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
Summary of Coroner's recommendations on bike safety

Summary of Coroner's recommendations on bike safety

Ratings: (0)|Views: 264|Likes:
Published by Global_Montreal
Summary of Quebec coroner's report on bike safety
Summary of Quebec coroner's report on bike safety

More info:

Published by: Global_Montreal on Nov 13, 2013
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/20/2014

pdf

text

original

 
 
Communiqué de presse
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE CNW QUÉBEC, CODE 01 + HEBDOS
Décès accidentels de cyclistes à Montréal
N’OUVREZ PAS LA PORTE AUX BLESSURES OU À LA MORT!
Québec, le 13 novembre 2013.
 
Le Bureau du coroner présente aujourd’hui les conclusions des rapports des coroners, D
r
 Jean Brochu et D
re
 Jocelyne Tessier, à la suite des investigations menées pour éclaircir les causes et les circonstances des décès de M. Christian Brulotte, 42 ans, décédé le 4 avril 2013, de M. Marc-André Fontaine, 35 ans, décédé le 6 juillet 2013 et de Mme Suzanne Châtelain, 55 ans, décédée le 25 juillet 2013. Tous trois sont décédés des suites d’accidents de vélos survenus à Montréal.
Exposé des faits
Le décès de M. Christian Brulotte
Le 3 avril 2013, peu avant 16 h, M. Brulotte circule à vélo en direction est sur la rue Wellington à Montréal. En tentant de passer entre une file de voitures et un camion-remorque immobilisés à un feu rouge, le cycliste heurte l’arrière d’une automobile placée dans la voie de droite. Il tombe sur la chaussée, devant les roues de la remorque, au moment où celle-ci commence à avancer. Écrasé par le véhicule lourd, M. Brulotte décède sur le coup à l’intersection des rues Wellington et Murray. Trois éléments sont notamment à considérer comme ayant contribué à ce décès, rapporte le coroner Brochu : l’absence de trottoir ou de piste cyclable à cet endroit, le fait que cette section de rue est balisée d’une bordure de béton à laquelle s’ajoute une glissière de sécurité, confinant les cyclistes à la rue, et la témérité du cycliste.
Le décès de M. Marc-André Fontaine
Le 28 juin 2013, peu après 21 h, M. Fontaine circule à vélo sur le boulevard Rosemont à Montréal. Légèrement à l’ouest de la rue de Lorimier, il percute la portière d’un véhicule qui s’est soudainement ouverte devant lui. À l’arrivée des ambulanciers, M. Fontaine est conscient et se plaint d’un mal de cou, sans mentionner ses problèmes d’asthme. Son état se détériore rapidement durant son transport à l’Hôpital général de Montréal en raison de difficultés respiratoires. Il décède le 6 juillet 2013.
 
 
Le décès de Mme Suzanne Châtelain
Le 18 juillet 2013, peu avant 19 h, Mme Châtelain circule à vélo en direction nord sur l’avenue du Parc à Montréal. Elle longe des véhicules stationnés en bordure de la rue lorsque le conducteur d’une fourgonnette ouvre sa portière. La cycliste se déplace vers le centre de la rue pour éviter la collision mais tombe sur la chaussée. Le conducteur d’un autobus qui circulait dans la même direction tente vainement de l’éviter. Mme Châtelain décède une semaine plus tard.
La popularité croissante du vélo
La pratique du vélo et des déplacements actifs ne cesse d’augmenter au Québec, et ce, quelle que soit la saison. Des statistiques de Vélo Québec révèlent qu’on compte maintenant 4 millions de cyclistes sur nos routes, soit 500 000 de plus qu’en 1995. Les aménagements cyclables n’ont cependant pas connu le même essor et n’offrent actuellement pas une alternative optimale et sécuritaire à ceux qui préconisent les déplacements non motorisés. Les cyclistes sont autorisés à circuler partout sur les voies publiques, sauf sur les autoroutes, et les conducteurs de véhicules motorisés doivent le comprendre et l’accepter, affirme le coroner Brochu. Néanmoins, à peu près personne ne dispose d’une voie cyclable en face de son domicile et le menant à destination, si bien que chaque cycliste doit éventuellement quitter la voie cyclable pour circuler dans la rue, traversant à l’occasion des environnements inhospitaliers comme ce fut le cas pour M. Brulotte. La Ville de Montréal devrait identifier rapidement les endroits dangereux pour les cyclistes et y faire les aménagements requis visant à assurer la sécurité des cyclistes. Entre autres, le concept de sas vélo, déjà implanté à quelques endroits à Montréal, pourrait être répandu, car il est simple à réaliser; il identifie une zone où peut se placer le cycliste devant les autos à une intersection. Il est ainsi plus facile pour le cycliste d’effectuer un virage à gauche sécuritaire, par exemple.
Le danger sous-estimé des portières de véhicules
Les circonstances des décès de M. Fontaine et de Mme Châtelain ne sont malheureusement pas des cas isolés. Selon des données provenant du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), 60 collisions de cyclistes avec la portière ouverte d’un véhicule ont été répertoriées en 2012 et 92 en 2013. De ce nombre, deux personnes sont décédées en 2013 et une en 2011, et plusieurs ont été blessées. Ouvrir la portière d’une voiture sans s’assurer que c’est sécuritaire pour autrui – cycliste ou piéton – constitue une infraction au Code de la sécurité routière, dont l’article 430 stipule que « nul ne peut ouvrir la portière d’un véhicule à moins que ce véhicule ne soit immobilisé et sans s’être assuré qu’il peut effectuer cette manœuvre sans danger ». Cette infraction entraîne une amende de 30$, une sanction certainement insuffisante pour être dissuasive. Or, l’accident ayant coûté la vie à Mme Châtelain résulte de l’ouverture inopinée d’une portière de voiture devant une cycliste qui arrivait par derrière. Déresponsabiliser les automobilistes face
 
 
à cet enjeu et avancer que les cyclistes n’ont qu’à se protéger quand ils circulent sur la voie publique constituerait une aberration et une dangereuse illusion, estime D
r
 Brochu.
La vétusté de certains articles du Code de la sécurité routière
Certaines dispositions du Code de la sécurité routière ne tiennent pas compte de la réalité de 2013. Elles sont irréalistes, ne protègent pas vraiment les cyclistes ou sont carrément impossibles à respecter (ex : l’obligation de circuler assis sur le siège en tout temps ou d’équiper son vélo de réflecteurs dans les roues et sur les pédales alors qu’il est impossible de fixer un réflecteur sur plusieurs types de pédales). Et certains comportements de cyclistes ne méritent pas toujours d’être bannis (ex : rouler sur le trottoir dans un endroit dangereux), statuent les coroners.
La vulnérabilité des cyclistes
Les difficultés de cohabitation des automobilistes avec les cyclistes sont souvent au détriment de ces derniers. Cette vulnérabilité confère aux décideurs la responsabilité de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des plus vulnérables. Dans le même ordre d’idées, un cycliste a tout avantage à réaliser sa vulnérabilité sur la voie publique et à adopter des comportements qui ne compromettent jamais sa propre sécurité. Les comportements téméraires, voire dangereux seraient probablement moins nombreux si les cyclistes disposaient d’un réseau de voies aménagées convenablement.
Recommandations
À la lumière des nombreux enjeux à prendre en compte dans l’implantation d’une cohabitation harmonieuse, efficace et sécuritaire des véhicules motorisés et des vélos sur les voies publiques, les coroners, D
r
 Jean Brochu et D
re
 Jocelyne Tessier, recommandent :
À LA
S
OCIÉTÉ DE L
ASSURANCE AUTOMOBILE DU
Q
UÉBEC
 :
 de mettre au programme de ses campagnes de sensibilisation au partage de la route un volet rappelant aux occupants d’un véhicule routier le danger d’ouvrir une portière sans s’assurer que la manœuvre est sécuritaire pour les cyclistes et les piétons;
 de prendre les mesures pour qu’une insistance particulière soit mise sur l’article 430 du Code de la sécurité routière dans le Programme d’éducation à la sécurité routière (PERS);
 de procéder à une révision en profondeur du Code de la sécurité routière dans le but de le moderniser et de l’adapter à la réalité actuelle des déplacements actifs;
 d’actualiser le Code de la sécurité routière quant à la sévérité des sanctions encourues par les conduites les plus dangereuses pour les autres usagers de la route, notamment quant aux sanctions prévues pour une infraction à l’article 430.

You're Reading a Free Preview

Download
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->