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D’UNE QUINZAINE À L’AUTRE
DU NOUVEAU AU
NOUVELOBS
Il fallait y penser mais surtout pouvoir le réaliser, ce lien qui – clic, clic – laisse-rait au critique amateur, qu’il soit biblio-thécaire, enseignant, libraire, simplecurieux, le soin de contredire le critique patenté, d’apporter son point de vue, sesinformations, son calendrier de manifes-tations,voiresesbonnesfeuillessiderriè-re l’internaute se cache un éditeur.Jérôme Garcin a décidé de lancer lesite interactif réalisant ce lien qui ouvri-ra, tous l’espèrent, non pas sur unecollection de blogs mais sur un vraidialogue. Cette expérience a pris corpsle 6 septembre, on peut la rejoindre sur http://www.bibliobs.com.
LES JOURNÉES DU PATRI-MOINE, C’EST AUSSI DULIVRE
Paris à cette occasion donne quelquesvisites guidées de ses plus belles biblio-thèques. Parmi elles, citons la « Biblio-thèque desAmis de l’Instruction », qui futfondée en 1861 par une associationd’ouvriers et d’artisans du Marais en vuede constituer la première bibliothèque populaire. Elle a collecté pas moins de 20000 volumes témoignant de l’éclectismeet du scientisme de toute une époque : àchaque savoir correspond sa petite pièce etce sur deux étages. La visite guidée gratui-te du dimanche 16 septembre (10 h-18 h)ouvre aussi sur ses coulisses : un atelier derestauration du fonds de la bibliothèque,atelier qui prend en charge la formation denéophytes (54 rue de Turenne, 75 003Paris, tél. : 01 42 71 03 43).La Bibliothèque Sainte-Genevièveconsacrera aussi une partie de sa visiteguidée du 16 septembre (10 h 30-17 h 45)à son atelier de restauration entièrementdédié à ses fonds richissimes hérités del’Abbaye de Sainte-Geneviève et à sa bibliothèque nordique commencée dès1846 par son Conservateur Xavier Marmier qui, entre 1836 et 1838, avait bénéficié d’une mission archéologiquedans les pays scandinaves (10 place duPanthéon, 75 005 Paris, tél. : 01 44 41 9797).Quant à la Bibliothèque Nationale,outre ses sites bien connus de l’Arsenal,de Richelieu et, maintenant, de François-Mitterand, tous exceptionnellement acces-sibles ce jour, elle profite de l’occasion pour inaugurer son nouveau site de Bussy-Saint-Georges. Il s’agit d’un Centre tech-nique qui regroupe plusieurs métiers de laconservation du livre et de sa sauvegarde,ainsi que l’enseignement professionnel àleur pratique. Ce même 16 septembre(10 h-17 h), le public sera conduit au cœur des laboratoires où l’on traite les ouvragesdiversement décomposés (Parc GustaveEiffel, 141 avenue Gutemberg, 77600Bussy-Saint-Georges, tél. : 01 64 76 3844).Les plus passionnés pourront courir àSaint-Denis La Plaine où l’Institut NationalduPatrimoineouvriraencejoursesateliersde restauration. La section « Artsgraphiques et Livre » de cette école noussignale par ailleurs que les travaux de find’études de leurs élèves restaurateurs du patrimoine donneront lieu à des soutenan-ces publiques le 2 octobre (INP, 2 rueVivienne, 75 002 Paris, tél. 01 44 41 1641).
QUAND LE DESSIN SE PAIELES GRANDS DE CE MONDE
Le « dessin éditorial » est une expres-sion que l’on doit à l’organe de pressequi, dès 1915, en fit l’arme contre-institutionnelle la plus célèbre des mediahexagonaux :
Le canard enchaîné
.Quarante ans plus tard, le dessinateur vedette de cet hebdomadaire satiriques’appelait Roland Moisan (1907-1987).Sa cible pour exercer ses talents de cari-caturiste fut l’âge d’or du gaullisme.Vingt ans après la disparition deMoisan, une rétrospective de son œuvre,« Les présidents de la V
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, Moisan et lesArchives nationales », ouvre ses portesle 15 septembre au Musée de l’Histoirede France et s’y tient jusqu’au 7 janvier 2008.On y découvre qu’une thématiquecommune fait lien dans ses dessins de presse. Moisan nous a légué une imagedu gaullisme reproduisant le schéma dela dynastie des Bourbons. De Gaulle, bien sûr, est campé en Louis XIV avecson « vicomte Malraux » préposé auxgrands travaux de la Culture (ancienne-ment Versailles). Pompidou fait figurede régent, Giscard de Louis XV etChirac, à la reconquête d’un trôneconfisqué par la plèbe socialiste tout enlui reconnaissant ses droits, tient du bonLouis XVI.Musée de l’Histoire de France/Hôtelde Soubise, 60 rue des Francs-Bourgeois75 003 Paris, entrée hors réduction :3 euros (livret de l’exposition compris),ouverture : 10 h-12 h 30 et 14 h-17 h 30 ;W-E : seulement l’après midi ; fermé lemardi.
DESAUTEURSÀLAVILLETTE
Inventaire/Invention,
pôle (multimé-dia) de création littéraire qui, depuis1998, a édité des textes de François Bon,Dominique Dussidour, Colette Fellous,Leslie Kaplan, Yves Pagès, JacquesRoubaud, Jacques Séréna, BernardWallet, etc., ouvre un lieu associatif afind’établir un lien autre que virtuel entreces auteurs et le public.À compter du 16 octobre, ces rencon-tres se tiendront les 3
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vendredis dechaque mois à 20 h à la « FolieInventaire/Invention », un bâtiment futu-riste de 300 m
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créé par l’architecteTschumi juste en face de la Géode, en plein cœur du Parc de la Villette.L’inauguration de ce nouveau lieu public consacré à la littérature contem- poraine est prévu le 18 septembre à 20 hen présence de bien des auteurs plus hautcités ainsi que Édith Azam, Patrick Bouvet, Pierre Desjonères, LaurentMauvignier ou encore DominiqueSigaud. Notez d’ors et déjà les prochains R-V : le 15 nov., « l’écriture du réel » avecLeslie Kaplan ; le 22 nov., « l’écriture decréation d’après témoignages » avecSonia Chiambretto et, le 29 nov., « la poésie américaine contemporaine » avecOmar Berrada.211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris,M° : Porte de Pantin ou Porte de laVillette.
LA RENTRÉE LITTÉRAIRESUÉDOISE À PARIS
Plus de cinquante ans après sa mort,la sortie d’une traduction de StigDagerman, fût-ce une réédition, estencore saluée comme un événementlittéraire. Le recueil
Tuer un enfant
deséditions Agone (140 p., 15 e), reprise partielle des nouvelles que Maurice Nadeau avait titré
Dieu rend visite à Newton
(Denoël, coll. « Lettres nouvel-les », 1976), constitue le livre vedette du« Buffet littéraire » que le Centre cultu-rel suédois offre le 19 septembre à19 h 30 autour de lectures assurées par l’actrice Anny Romand.On retrouvera également d’autresauteurs comme Kerstin Thorvall, 82 ansenfin traduite en français par Le Serpentà plume, ou la légère et cruelle KatarinaMazetti dont pas moins de deux romanssortent cet automne chez Gaïa :
Leslarmes de Tarzan
et
Entre Dieu et moi,c’est fini.
Les amateurs de polar se réjouirontde la présence entre deux tranches desaumon d’Eva-Marie Liffner éditée avecsuccès par Payot & Rivages.CCS, Hôtel de Marle, 11 rue dePayenne, 75 003 Paris M° Saint-Paul ouChemin vert, entrée libre, rens. : 01 4478 80 15.
LES DESSOUS CACHÉS DESYLVIA KRISTEL
Nue
, tel est le nom qu’aux éditions duCherche Midi la plus grande star néerlan-daise du cinéma vient de donner à ses
Mémoires
. Côté livre, elle n’en est pasnon plus à son coup d’essai puisqu’elleavait cosigné avec Roland Topor en 1992un
French Con-con
, tiré il est vrai à 26exemplaires car délibérément donnécommeunlivrepas«faitpourfaireavan-cer l’humanité ». A partir de cette expé-rience, Sylvia Kristel réalisa en 2004 uncourt métrage d’animation,
Topor et moi
.Il sera projeté au cinéma La Pagode dansle cadre du « cinéclub néerlandais » lemardi 25 septembre à 20 h en première partie du portrait filmé que le documenta-riste Michiel van Erp vient de réaliser sur cette actrice d’exception :
Sylvia Kristel,maintenant
(2007). Tous deux seront présents à la projection.La Pagode, 57 bis rue de Babylone,75007 PARIS, M° Sèvres-Babylone.Prière de réserver sur le répondeur del’Institut Néerlandais : 01 53 59 12 47.
LA RENTRÉE ÀL’UNIVERSITÉ POPULAIRE DUQUAI BRANLY
Cette université en est à sa deuxièmeannée d’existence et a déjà accueilli10 000 personnes heureuses de revenir sur les bancs de l’école pour suivre descycles d’études sur le dialogue des civi-lisations.Pour la rentrée 2007-2008, le premier trimestre sera articulé autour de la ques-tion de l’universalité et son actuelleremise en cause. Le spectre est large : – « Qu’est-ce que la sûreté de la personne ? », se demandera le mardi 18septembre à 18 h 30 la sociologueFlorence Weber accompagnée de Xavier Emmanuelli, le fondateur du Samusocial. La négation de cette sûreté feral’objet du second cours : – « L’esclavage dans le mondeactuel », un tableau noir dressé le 20septembre à la même heure par Souleymane Bachir Diagne (Universitéde Columbia).Accès libre dans la limite des 400 places du Théâtre Claude Lévi-Strauss,218 rue de l’Université, 75 007 Paris,rens. : 01 56 61 70 00.
PIERRE MICHON FAITL’OBJET DE RENCONTRES
Et pas n’importe quelles rencontres puisqu’elles réuniront : Maïssa Bey,Pierre Bergounioux, Pierre Dumayet,Jean Échenoz, Alain Nadaud, PascalQuignard, ainsi que le dessinateur HenriCueco, Rokus Hofstede, le traducteur ennéerlandais de Michon (aussi de Bartheset de Perec), ou encore l’éditeurAntoineGallimard et les acteurs JacquesBonnafé et Denis Podalydès. Tousseront réunis à Guéret, non loin deLimoges, pour s’interroger du 20 au 23septembre sur la fiction autobiogra- phique dans l’œuvre de Pierre Michon.Contact : ALMJAC/ Hugues Bache-lot 10 rue Joseph Ducouret, 23000Guéret, 05 55 52 08 07.
PLACE À LA SCIENCE DANSLES SALONS LITTÉRAIRES
Dès le premier salon national de cetterentrée littéraire, le salon qui se tient enhommage aux frères Goncourt dans leur ville natale de Nancy du 20 au 23 septem- bre, la science est à l’honneur . Et de la plus belle manière qui soit, puisque se plaçant sous la présidence du Professeur Yves Coppens. Lui aussi a des attachesfamiliales qui le lient à cette ville : son père enseigna la physique nucléaire àl’École nationale supérieure de géologiede Nancy. Ce salon en a tiré une leçon,faire siens les thèmes de la terre et del’avenir de la planète.Yves Coppens tiendra à cœur de sensi- biliser la jeunesse des écoles à ces thèmesécologiques. Ainsi, toute la 1
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matinéedu Salon, le vendredi 21 septembre, seraconsacrée aux scolaires avec une projec-tion, sous le Chapiteau du Salon, d’extraitsde ses films sur l’
Odyssée de l’Espèce
.(Renseignements auprès de laDirection des Affaires Culturelles de Nancy : 03 83 85 33 17).Ce même souci pédagogique seretrouve dans le programme de conféren-ces animées au Palais desArts de Vannes àl’occasion de son Salon du Livre (en breton : salon al levriou) dit « Celti’Vannes». Le titre de la conférence inaugurale netrompe pas : « Quel avenir pour le littoral? » en présence de deux auteurs régionaux bien conscients du problème (29 sept., 11 h30).Le point d’orgue à 15 h 30 sera,toujours avec un débat entre deux auteurs,une tentative de répondre à « Comment parler de la science aux enfants ». La jour-née se clôturera par une table ronde sur « lamédecine en Bretagne » (17 h 30) avec,entre-temps, des conférencesd’astrophysiciens et d’ingénieurs duCNRS à l’occasion de la sortie de leursderniers livres.Une sélection de documentaires scien-tifiques, la plupart produits par le CNRSImages, peut être suivie en parallèle sur lesdeux jours du Salon.(Entrée libre, rens. auprès dela Médiathèque de Vannes : 02 97 01 6269).
Des nouvelles du Milieu
SUITE P. 4 ET P. 15