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Le Droit à l’eau
Emergence, définition, situation actuelle et position des acteurs 
Julie AUBRIOT Chargée de Recherche Opérationnelle, Département Technique, Service EAH, ACF-France 
08/2007 Version Finale
 
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RESUME
L’eau, question multidimensionnelle et complexe, est en proie à toutes les attentions depuis unetrentaine d’années, et principalement depuis le lancement de la Décennie Internationale del’Assainissement et de l’Eau Potable (DIEPA, 1980/1990). L’urgence humanitaire est aujourd’huireconnue par tous, particulièrement dans les pays les plus vulnérables. En effet, selon les expertsenviron 460 millions de personnes (soit 8% des habitants de la planète) manquent d’eau
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, et les deuxtiers de l’humanité risquent de souffrir d’un manque d’eau modéré à grave avant 2025.Face à ce défi global, on voit émerger depuis quelques années la notion de « droit à l’eau » quidéfend clairement une approche anthropocentrique axée sur la satisfaction des besoins vitaux. C’esten 2002
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que ce droit prend une véritable ampleur avec l’adoption par le Conseil des DroitsEconomiques, Sociaux et Culturels de l'Observation Générale n°15. Celle-ci reconnaît pour lapremière fois le droit à l’eau comme l’un des droits de l'homme fondamentaux. De fait, les 145 paysqui ont ratifié le PIDESC (1966)
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sont désormais tenus de s’assurer que l'ensemble de la population aaccès à un
« approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques 
».
Ce texte, qui définitun corpus d’obligations pour les Etats en rapport avec le droit à l’eau, a eu un rôle structurant majeurdans l’émergence du concept, qui a aujourd’hui une reconnaissance claire sur la scène internationale.L’adoption des Objectifs du Millénaire (2000), engagement politique commun de 189 Nations, n’estpas étrangère à l’émergence de ce débat sur le droit à l’eau, replaçant ainsi l’eau au centre despréoccupations politiques mondiales –l’eau ayant été massivement dépolitisé dans les années 1990avec l’apparition d’une doctrine favorisant sa gestion déléguée par le secteur privé.Depuis, cette question est présente dans tous les forums internationaux : conférences au sommet,rassemblements militants, etc. Ainsi, un large spectre d’acteurs se mobilise en faveur de lareconnaissance du droit à l’eau comme droit fondamental et inaliénable ; des groupes divers fontpression pour que le droit à l’eau soit intégré dans les législations et constitutions nationales ; d’autresmilitent en faveur de l’adoption du droit à l’eau dans une convention internationale de l’ONU. Pourrenforcer cette mobilisation, le PNUD, dans son rapport 2006 sur le Développement Humain, s’estconcentré sur la question de l’accès à l’eau, et a proposé quatre recommandations générales pouratteindre des ODM, dont la reconnaissance du droit à l’eau dans les législations nationales.Les mouvements militants et activistes sont de plus en plus nombreux à investir la question de l’accèsà l’eau et à l’assainissement sous la poussée des échecs, parfois très médiatisés, des PartenariatsPublic Privé (PPP) promus par les Institutions Financières Internationales depuis le début des années1990. Néanmoins, entre dogmatisme et défense d’un droit dorénavant considéré comme fondamental,il n’y a souvent qu’un faible pas, qu’une ONG comme ACF-IN ne peut se permettre de franchir.Des initiatives émanant de diverses sphères émanent pour revendiquer conjointement l’adoptiond’une convention des Nations Unies sur l’eau, tout comme la désertification ou le changementclimatique le furent à la sortie de la Conférence de Rio (1992). Dans l’attente de telles avancées, desdémarches sont engagées auprès du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui seprononcera en septembre 2007 sur l’opportunité d’intégrer ou non le droit à l’eau dans la Conventiondes Droits de l’Homme (1948).L’étude présentée ici, et qui a été réalisée auprès de l’ensemble des acteurs impliqués dans le secteurEau Assainissement et Hygiène (Etats, bailleurs de fonds, société civile, ONG et organisationsinternationales), permet de comprendre que DFID est le bailleur le plus avancé en matière dereconnaissance du droit à l’eau et de promotion de sa mise en œuvre.
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In. Tazi Sadeq (H.),
L’incontournable question de l’eau 
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Adoption de l’Observation Générale N°15 le 26 novembre 2002 par le CDESC. Celle-ci est une interprétation du PIDESC de1966. Elle se réfère plus particulièrement aux articles 11 et 12 qui font référence de manière implicite au droit à l’eau, comme leprécise le Comité.
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La mise en œuvre du PIDESC date de 1976.
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Définition donnée par l’Observation Générale n°15
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