de plusieurs grottes à stalactites, non encore visitées jusqu'à leur extrémité. Enfin laquatrième partie a consisté dans l'examen des sources échelonnées au pied des falaisesdu causse, tant le long du Gélé et du Lot (au sud), que le long de la rive gauche de laDordogne (au nord), à Gintrac, Floirac, Montvalent (source Saint-Georges), Mayronne(gouffres du Limon), Meyraguet, etc.Tout cela ne nous a pas demandé moins de quatre mois de travaux, effectués-tant parnous-mêmes, que par nos amis et collaborateurs MM. Rupin, Lalande et Pons, et répartis à diverses époques sur les quatre années 1890 à 1893.Il s'agissait de savoir jusqu'où permettraient de pénétrer, sous terre, les huit véri
tables
goules du nord-est; quels abîmes ou grottes mèneraient à Peau courante souterraine, et enfin, si les sources seraient siphonantes comme celles des grands causses.C'est par les goules, et toujours selon l'ordre topographique, que je commencerail'exposé de cette étude, que je considère comme à peuprès terminée, sous réservedes travaux artificiels dont je parlerai.
Gouffre de Roque deCorn.
— Au nord de la station de Rocamadour (5 kilom.), c'est un « cirquetrès profond et dont les cavités sont habitées par desrenards. Un ruisseau s'yengouffre, en temps degrandes pluies, par unecascade, et va se perdresous une voûte basse. »(Delpon.) Ce ruisseau estcelui de Cazelle (et non dela Gazelle comme l'écriventcertaines cartes); il naîttout près du village de Padirac, passe entre ceux de Miers et d'Alvignac, à côté d'une fontaine minérale purgativefréquentée par de nombreux
baigneurs
(eaux de
Miers,
petit Carlsbad français '), et, après8 kilomètres de cours, se précipite en effet (quand il coule) dans le gouffre de Roque deCorn, tout contre et au pied même de la voie ferrée, à mi-distance entre les stations deRocamadour et de Montvalent. C'est une scène superbe que cet immense trou, plus vasteencore que Padirac (70 met. de diamètre), mais moins creux (38 met. de profondeur) ;cirque presque rond, aux parois verticales, aussi large en bas qu'en haut. Du bord, lavue est magnifique sur tout le causse de Gramat, qui élève en pente douce ses croupesondulées, clairsemées de bois verts, jusqu'à la ligne droite et infinie de l'horizon ; legouffre béant semble troué en pleine terre par un emporte-pièce colossal !
1.
Eaux sulfatées sodiques : faible débit, 100 litres à l'heure, température 15°, origine dans le terrainschisteux. — Près de Miers un sieur Parrot aurait trouvé, en 1890, une fissure du sol, longue, et remplie d'ossements d'animaux quaternaires: quelque brèche osseuse sans doute.
GOUFFRE DE ROQUE DE CORX.
Dessin de Vuillier, d'après une photographie Gaupillat. — Communiqué par le Club alpin
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