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#HAITI: BILAN 2013 Par Michel Soukar

#HAITI: BILAN 2013 Par Michel Soukar

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Revue de l'annee 2013
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12/29/2013

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MICHEL SOUKAR©2013
1
par Michel Soukar
L’année 2013 est marquée par la
dislocation des trois (3) Pouvoirs de
l’Etat, par une série de crises, de
scandales et par quelques réalisations  gouvernementales.
I. PLAN POLITIQUE
Les trois (3) Pouvoirs de l’Etat sont en désaccord sur bien des points. A la base, la sempiternelle question des élections et l’épineuse question de la formation du Co
nseil Electoral Permanent (CEP).
 
A.La Sempiternelle question des Élections
 
L’année 2013 était en principe une année électorale. Depuis l’accession du Président Michel
Martelly au Pouvoir en mai 2011, les mandats des cartels des Mairies et du 1/3 du Sénat arrivaient à expiration. Le Pouvoir avait préféré remplacer les cartels élus par des agents intérimaires, une
façon d’entretenir sa clientèle politique. Alors, 2013 débutait avec un accord bancal signé le 24
décembre 2012 entre un des conseillers du Président Martelly, Mr. Grégory Mayard-Paul et des représentants du Pouvoir Législatif, en vue de la mise en place du Conseil Transitoire du Conseil Électoral Permanent (CTCEP), grâce à la médiation de « Religion Pour la Paix ».
Ce Conseil serait chargé d’organiser, à la fin de l’année 2013, les élections en retard depuis deux
(2) ans pour le renouvellement du tiers (1/3) du Sénat et des Collectivités Territoriales au niveau des communes et des Sections Communales. Car, le remplacement des cartels élus à la tête des Mairies par des Agents intérimaires agaçait les Parlementaires, les Partis politiques et les organisations de la Société Civile. En dépit des préoccupations sur la validité juridique du dit Accord, la Communauté Internationale et la Société Civile se félicitaient de sa signature.
1.Conseil Électoral Provisoire ou Permanent (CEP)
 
MICHEL SOUKAR©2013
2
La première crise éclatait avec la contestation ayant suivi la désignation des représentants du Pouvoir Exécutif, de ceux du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), la constitution et
l’installation d’un CEP à six (6) membres par le Président de la République
. Alors que le choix
des représentants de l’Exécutif était critiqué pour n’avoir pas reçu la sanction du Conseil des
Ministres, ceux du CSPJ, présidé par Me. Anel Alexis Joseph également Président de la Cour de
Cassation de la République, l’était parce qu’il résultait d’un vote sans majorité, contesté et
dénoncé par quatre (4) des neuf (9) Membres du CSPJ.
En conséquence, la Fédération des Barreaux d’Haïti et les Organisations des Droits Humains
avaient procédé au retrait de leurs représentants, Me Néhémy Joseph et Me Dilia Lemaire, au sein du CSPJ et conditionnaient leur retour à la reprise du vote dans des conditions régulières et transparentes. Coup de théâtre, suite à une correspondance du Ministre de la Justice, la Fédération des Barreaux
d’Haïti remett
ait en question la légitimité du mandat de Me Néhémy Joseph au sein du CSPJ, dont
le mandat comme Bâtonnier de l’Ordre des Avocats des Gonaïves avait expiré. Les échanges et les
débats radiophoniques sur la question de la fin du mandat de Me Néhémy Joseph se terminaient
par le retrait de ce dernier. La Fédération des Barreaux d’Haïti désignait alors un autre Bâtonnier
pour le remplacer au sein du CSPJ en la personne de Me. Jacques Letang. De son côté, le Sénat de la République faisait monter les enchères en contestant, à travers une Résolution, le choix des Magistrats Anel Alexis Joseph et Michel Kesner Thermezi comme juges à la Cour de Cassation de la République ; le premier en raison de son âge avancé et le second ne figurant pas apparemment sur la liste initiale des noms de Magistrats soumis par le Sénat à
l’Exécutif pour compléter la composition de ladite Cour.
 Aussi, le Pouvoir Législatif conditionnait-il le choix de ses représentants au retrait de ceux du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Yves Benoit Jean-Mary, Salnave Exantus et Patrick
Metellus, installés au Conseil Electoral Permanent à six (6) membres. Ces derniers juraient qu’ils
ne démissionneraient pour rien au monde et mettaient le Pouvoir Exécutif dans ses petits souliers. Subiteme
nt, on se souvint qu’Il fallait intégrer des femmes dans le CTCEP.
 Le premier scandale éclatait, suite à la plainte portée contre un des représentants du Pouvoir
Exécutif, en l’occurrence Me. Josué Pierre
-Louis, Président du CEP contesté, pour viol présumé sur la personne de son assistante, Mlle Marie Danielle Bernardin. Cette plainte était supportée, à grand renfort de publicité, par deux des principales organisations de promotion et de défense des Droits Humains dans le pays, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et la
Solidarité Famm Ayisien (SOFA). Des lors, l’image et la réputation du Président du CTCEP contesté s’en trouvaient sérieusement entamées.
 Suite à des pressions de toutes sortes, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) avait fini
par designer de nouveaux représentants au cours d’un vote régulièrement organisé. Les noms des
nouveaux représentants du CSPJ, Léopold Berlanger, Marie Carole Innocent Duclervil et Applys Félix, étaient communiqués au Pouvoir Exécutif aux fins de publication. Après maintes tractations,
le Pouvoir Exécutif s’était résolu à designer de nouveaux représentants au CTCEP. Il suffisait
simplement de dédommager les 6 membres du CEP contesté. Ce qui était fait. Avec la désignation des représentants du Pouvoir Législatif, Marie Clunie Dumay Miracles, Pierre Simon Georges et Néhémy Joseph, le CTCEP affichait complet. Cependant, leur installation avait
 
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lieu, quatre mois après la signature de l’accord du 24 décembre 2012, en l’absence du Président
de la R
épublique et du Premier Ministre, alors en voyage à l’étranger. Le CTCEP est présidé, sans surprise, par l’un des représentants de l’Exécutif en la personne de Me. Emmanuel Ménard, ancien Directeur de la Radio Télévision Nationale d’Haïti (RTNH).
 Après un
rapide état des lieux, le CTCEP n’avait pas tardé à lancer les débats autour de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale pour remplacer celle de 2008. Un avant
-projet de loi
électorale a été préparé et soumis à l’Exécutif pour être soumis à la sanction
du Parlement.
Cependant, apparemment déterminé à réduire d’un an le mandat du deuxième tiers du Sénat et à constater la caducité du Parlement le deuxième lundi de janvier 2014, en application de l’article
211 de la loi électorale de 2008, le Président de la République faisait passer le temps avant de
transmettre l’avant
-projet de loi électorale au Parlement.
2. La Fin du Mandat du 2e Tiers du Sénat
 
Une deuxième crise allait assombrir l’horizon politique à partir du débat lancé sur la fin du mandat du
deuxième tiers du Sénat. Fallait-il privilégier, dans ce cas, la loi électorale de 2008 dans ses dispositions transitoires ou la Constitution de 1987 amendée qui fixe à six (6) ans le mandat des Sénateurs? Après deux mois de tergiversation, le Pouvoir Exécutif soumettait le projet de loi électorale revue, augmentée, corrigée, à la sanction du Parlement. Cette fois, le débat portait, entres autres, sur
l’existence au sein du CTCEP soit d’une Direction générale dont le titulaire serait nommé par le Président
de la
 
R
épublique, soit d’une Direction Exécutive dont le titulaire serait nommé par le CEP.
 
La Chambre des députés s’était empressée de voter le projet de loi avant son ajournement le deuxième lundi du mois d’août 2013. Arrivé au Sénat, le projet de loi avait sub
i de sérieuses modifications. Pour devenir une loi, ce projet de loi devait non seulement être voté dans les
mêmes termes par les deux branches du Parlement mais aussi être transmis à l’Exécutif pour être
revêtu du sceau de la République avant sa publication dans le Journal officiel « Le Moniteur ».
Ayant d’autres chats à fouetter, l’Exécutif prenait tout son temps avant de convoquer la Chambre des Députés en session extraordinaire. Entre temps, la situation politique s’envenimait. L’opposition, regroupée au sein du Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique (MOPOD) réclamait l’organisation des élections à la fin de l’année 2013 ou la démission du Président de la
République. Elections ou démission était le slogan. La contestation ne tardait pas à prendre la
forme de manifestations de rues dans plusieurs villes du pays. C’est dans cette atmosphère
mouvementée que le Président Martelly allait commémorer le deuxième anniversaire de son accession à la Présidence de la République.
B.Deuxième Année au Pouvoir
C’est dans un contexte de crise politique aigue que le Président Martelly commémorait au Champ
de Mars, le 14 mai 2013, le deuxième anniversaire de son accession à la Présidence. Quel est le bil
an de l’action gouvernementale?
 
1. De petits « ».
Pour dresser le bilan des deux années du Président Martelly au Pouvoir, il suffit de revisiter les cinq (5) E de son programme initial. À la fin de 2012, ils étaient vides. À la fin de 2013, ils commencent avec peine à éclore.

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