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Facebook : ton Ami pour la vie
 
"The Guardian" Lundi 14 janvier 2008Par Tom HodgkinsonTraduit par Marie, pour le collectif noslibertes.orgFacebook rassemblent 59 millions d'utilisateurs, et 2 millions de nouveauxutilisateurs chaque semaine. Mais vous n'attraperez pas Tom Hodgkinson, etses informations personnelles, pas maintenant qu'il connaît la politique desgens derrière ce site de réseau social.
 
 Je dédaigne Facebook. Cette réussite américaine du «business» se décrit elle-même comme « un outil social qui vous relie aux personnes autour de vous ».Mais attendez, pourquoi diable est-ce que j'aurais besoin d'un ordinateurpour me relier aux personnes autour de moi ? Pourquoi mes rapportsdevraient-ils être négociés par l'imagination d'un groupe de supergeeks enCalifornie ? Quel était le problème avec le bistrot ?Et Facebook relie-t-il vraiment des personnes ? Ne nous déconnecte-t-il pasplutôt, puisqu'au lieu de faire quelque chose d'agréable comme parler,manger, danse et boire avec mes amis, je leur envoie seulement des lignes detextes et des photos amusantes par le Cyberspace, alors que je suis enchaîné àmon bureau ? Un ami à moi m'a récemment dit qu'il avait passé un samedisoir à la maison seulement sur Facebook, passant la soirée seul à boire dansson bureau. Quelle image sombre. Loin de nous relier, Facebook nous isoleréellement, chacun à nos postes de travail.Facebook fait appel à notre vanité et notre suffisance. Si je construis uneimage flatteusement de moi avec une liste de mes objets préférés, je peuxconstruire une représentation artificielle de moi-même, afin d'obtenir du sexeou de la reconnaissance. « J'aime Facebook, » m'a dit un autre ami. « J'aiobtenu un tapis à longs poils sur ce site. » Ce site encourage également unecompétition inquiétante autour de l'amitié. Il semble qu'aujourd'hui enmatière d'amitié, la qualité ne compte pour rien, l'important étant la quantité.Plus vous avez d'amis, meilleur vous êtes. Vous êtes « populaire », au sens"populaire" comme dans les lycées américains. Regardez le titre de lacouverture du nouveau magazine papier de Facebook : « Comment multiplierpar deux le nombre de vos amis ? »Il semblerait que je sois plutôt seul dans mon hostilité à l'égard de Facebook. À l'heure où j'écris, Facebook revendique 59 millions d'utilisateurs actifs, dont7 millions au Royaume-Uni, troisième marché de Facebook après les États-Unis et le Canada. C'est 59 millions d'idiots naïfs, qui ont offert lesinformations de leur carte d'identité, leurs préférences de consommateur à un
 
 business américain, dont ils ne savent absolument rien. Actuellement, deuxmillions de personnes nouvelles rejoignent chaque semaine ce réseau. Autaux de croissance actuel, Facebook aura plus de 200 millions d'utilisateursactifs l'année prochaine (ndlr : c'est effectivement le cas). Et je prévois que, sil'on peut dire, son taux de croissance s'accélérera encore au cours des moisprochains. Comme son porte-parole Chris Hughes le dit : « Il s'est incrusté àun degré, d'où il est désormais difficile de s'en débarrasser. »Tous les faits ci-dessus auraient été suffisants pour me faire rejeter Facebook pour toujours. Mais, il y a encore plus de raisons de le détester. Beaucoupplus...Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement,sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la Silicon Valley, qui ontclairement pensé l'idéologie qu'elles souhaitent diffuser dans le monde entier.Facebook est un outil de cette idéologie. Comme PayPal avant lui, c'est uneexpérience sociale, une expression d'un genre particulier du libéralismenéoconservateur. Sur Facebook, vous pouvez être libre d'être qui vous voulezêtre, tant que vous êtes d'accord pour être bombardé par des annoncespublicitaires, pour les plus grandes multinationales. Comme avec PayPal, lesfrontières nationales sont une chose révolue.Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé Mark Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe Peter Thiel,spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans.Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook : PeterThiel, Mark Zuckerberg et Jim Breyer, appartenant au groupe de capital-risque Accel Partners. Thiel a investi 500 000 $ dans Facebook, lorsque lesétudiants de Harvard, Marck Zuckerberg, Chris Hughes et Dustin Moskowitzsont allés le rencontrer à San Francisco en juin 2004, peu après qu'ils aientlancé le site. Thiel possède maintenant 7 % de Facebook, ce quicorrespondrait à 1 milliard de dollars, au cours de 2008. Il y a eu beaucoup dediscussion sur qui étaient exactement les fondateurs au démarrage deFacebook, mais parmi eux, Marck Zuckerberg est le seul à être encore au
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