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LA SOMME DE LA PERFECTION ou l’abrégé du magistère parfait - de GEBER-Philosophe arabe

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LA SOMME DE LA PERFECTION
ou l’abrégé du magistère parfait
- de GEBER-
Philosophe arabe
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ou l’abrégé du magistère parfait
- de GEBER-
Philosophe arabe

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GEBER LA SOMME DE LA PERFECTION 1
LA SOMME DE LA PERFECTION
ou l’abrégé du magistère parfait de
 GEBERPhilosophe arabe
 Auteur : Apocryphe latin du XIIIe siècle signé GEBER, philosophe arabe.Traduit en français au XVIIe S.
Rien n’indique qu’il s’agisse d’une transcriptionde l’œuvre
du philosophe arabe DJÂBER - VIII - IXe S. .D
IVISE EN DEUX LIVRES
.
 
GEBER LA SOMME DE LA PERFECTION 2
LIVRE PREMIER
AVANT PROPOS ET CHAPITRE I
De la manière d’enseigner l’Art de Chimie, et de ceux qui sont capables de l’apprendre.
 
‘ai réduit brièvement en cette Somme de la Perfec
tion toute la Science de
Chimie, ou de la Transmutation des Métaux. Dans mes autres Livres, j’enavais fait plusieurs Recueils que j’avais tirés et abrégés des Ecrits des Anciens
: mais en celui-
ci j’ai achevé ce que je n’avais qu’ébauché en ceux
-
là. J’
y ai
ajouté en peu de paroles ce que j’avais omis dans les autres ; j’y ai mis tout aulong ce que je n’avais dit ailleurs qu’imparfaitement, et j’y ai déclaréentièrement et aux mêmes endroits ce que j’avais celé dans mes autres Œuvres.Et je l’ai fait a
fin de découvrir aux personnes intelligentes et sages
l’accomplissement et la perfection d’une si excellente et si noble partie de laPhilosophie. Ainsi, ô mon cher Fils ! Je puis t’assurer avec vérité que dans lesChapitres généraux de ce Livre, j’ai mis
suffisamment le Procédé de cet Art toutentier et sans nulle diminution. Et je proteste devant Dieu, que quiconque
travaillera comme ce Livre enseigne de le faire, aura la satisfaction d’avoirtrouvé la véritable fin de cet Art, et d’y arriver. Mais, mon Cher, je t’avertis
aussi que celui qui ignorera les Principes naturels de la Philosophie, est fortéloigné de cette Connaissance, parce que le véritable fondement, sur lequel ildoit appuyer son dessein, lui manque ; comme au contraire en est bien prèsc
elui qui connaît déjà les Principes naturels des Minéraux. Ce n’est pas que
pour cela il ait encore la véritable racine, ni la fin profitable de cet Art très caché: mais ayant plus de facilité à en découvrir les Principes que celui qui formequelque pro
 jet de notre Œuvre sans en connaître la voie ni la manière, il estaussi moins éloigné que lui de l’entrée de cette Science. Mais que celui qui
connaîtra tous les Principes de la Nature, quelles sont les Causes des Minéraux,et de quelle manière la Nature
les forme, il n’y a que fort peu à dire qu’il nesache l’Œuvre toute entière, quoique sans ce peu là qui lui manque, il soitabsolument impossible de faire notre Magistère. Parce que l’Art ne peut pasimiter la Nature en toutes ses Opérations, mais il l’imite seulement autant qu’illui est possible. Et c’est ici un Secret que je te révèle, mon Fils, qui est que ceuxqui recherchent cet Art, et les Artistes même, manquent tous en ce qu’ilsprétendent imiter la Nature en toute l’étendue et en toutes les di
fférences et lespropriétés de son action. Applique-toi donc soigneusement à étudier nosLivres, et attache-toi surtout à celui-ci. Considère et médite mes paroles
attentivement et très souvent, afin que t’étant rendu familière notre manière de
parler, et entendant notre idiome ou langage particulier, tu puisses pénétrerdans notre véritable intention et la découvrir. Car tu trouveras dans les Livres
 
GEBER LA SOMME DE LA PERFECTION 3
sur quoi faire un Projet assuré de ce que tu cherches ; tu y apprendras à évitertoutes les erreurs, et par ce même moyen tu sauras en quoi tu peux imiter la
Nature dans l’artifice de notre Œuvre.
 CHAPITRE II
Division de ce Livre en quatre Parties. 
oici l’ordre que je tiendrai en ce livre : Premièrement, je parlerai
succinctement des obstacles qui peuvent
empêcher l’Artiste de réussiret de parvenir à la fin véritable (de l’Art). A quoi j’ajouterai les qualitésque doit avoir celui veut s’y appliquer. Secondement, je convaincrai lesIgnorants et les Sophistes, lesquels, à cause qu’ils ne peuvent comprendr
e cet
Art, et que par toutes les recherches qu’ils en font, ils n’en retirent jamaisl’avantage ni le profit qu’ils s’étaient proposés, prétendent en détruire la vérité,en soutenant que ce n’est rien du tout. Pour cet effet, je rapporterai
premièrement t
outes leurs raisons, que je détruirai si évidemment qu’il n’y apersonne de bon sens qui ne voie que tout ce qu’ils allèguent contre, n’a ni en
tout, ni en partie, nulle apparence de vérité. Troisièmement, je traiterai des
Principes naturels, c’est
-à-dire des Principes dont la Nature sert à faire ses
productions ; j’expliquerai la manière dont ils se mêlent ensemble dans lesMixtes, selon qu’il se connaît par les Ouvrages de la Nature ; et je parlerai deleurs Effets suivant l’opinion des Anciens Philosophe
s. En quatrième et dernier
lieu, je déclarerai quels sont les Principes que l’on doit employer pour la
Composition de notre Magistère, en quoi nous pouvons imiter la Nature, et la
manière de mêler et d’altérer ces Principes selon le cours et la manière d’
agir
ordinaire de la Nature ; avec leurs Causes et les Expériences manifestes qu’onen peut faire, afin de donner moyen à l’Artiste industrieux d’appliquer ceschoses, et de s’en servir à l’usage de notre Œuvre.
 
V

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