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Érudit 
est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l'Université de Montréal, l'Université Laval et l'Université du Québec àMontréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche.
Érudit 
offre des services d'édition numérique de documentsscientifiques depuis 1998.Pour communiquer avec les responsables d'Érudit :erudit@umontreal.ca
 
Article
 Daniel Paquette, Mark Zoccolillo et Marc Bigras
Santé mentale au Québec 
, vol. 32, n° 2, 2007, p. 37-58. Pour citer la version numérique de cet article, utiliser l'adresse suivante :http://id.erudit.org/iderudit/017796ar 
Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir.Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politiqued'utilisation que vous pouvez consulter à l'URIhttp://www.erudit.org/documentation/eruditPolitiqueUtilisation.pdf 
Document téléchargé le16 septembre 2009
« Prévalence et cooccurrence de cinq formes de maltraitance en lien avec la dépression et letrouble de la conduite chez les mères adolescentes »
 
Prévalence et cooccurrence de cinqformes de maltraitance en lien avec ladépression et le trouble de la conduitechez les mères adolescentes
Daniel Paquette*Mark Zoccolillo**Marc Bigras***
Dans cet article, les auteurs s’interrogent sur la cooccurrence des différentes formes demaltraitance subie par les mères adolescentes durant leur enfance, dans le but de mieuxcomprendre la transmission intergénérationnelle de la maltraitance. Ils soulignent que lesétudes sur la maltraitance subie par des adultes ou des adolescents durant leur enfance netiennent généralement pas compte de la cooccurrence des différentes formes de maltraitance.Les auteurs vérifient dans un premier temps, si les mères adolescentes se distinguent desfemmes de la population générale pour la prévalence et la cooccurrence des différentesformes de maltraitance subie durant leur propre développement. Ils établissent ensuite laprévalence et la cooccurrence des formes de maltraitance en fonction des diagnostics dedépression majeure et du trouble de la conduite chez les mères adolescentes.
L
es études spécifiques sur la prévalence des différentes formes demaltraitance subies durant l’enfance et l’adolescence, et rapportéespar les adolescents et les adultes de la population générale, demeurentrares. La grande majorité de la recherche a plutôt porté sur des popula-tions cliniques ou encore d’étudiants universitaires (Brown et al., 1998).Aussi, les études sur les causes ou les conséquences de la maltraitancene tiennent généralement pas compte de la cooccurrence des différentesformes de maltraitance, c’est-à-dire de la présence de plus d’une formede mauvais traitement dans un même épisode de maltraitance ou de lasuccession de différentes formes de mauvais traitement lors d’épisodesdistincts à propos du me enfant (Larrie, 2005). Pourtant, lesadultes, victimes durant leur enfance de formes multiples de mauvais
Santé mentale au Québec, 2007, XXXII, 2, 37-58
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* Institut de Recherche pour le Développement Social des jeunes, Centre jeunesse deMontréal- Institut Universitaire.** pital de Montal pour enfants.*** Universidu Québec à Montréal.
 
traitement, rapportent significativement plus de problèmes d’ajustementà l’âge adulte que les victimes d’une seule forme de maltraitance(Higgins et McCrabe, 2001). De plus, certains chercheurs soutiennentque le phénomène des mauvais traitements multiples serait répandu.Dans une étude auprès d’un échantillon de convenance de la populationgénérale, Paquette et al. (2004) ont démontré que parmi les femmes quiont vécu de la maltraitance durant leur jeunesse (soit 110 sur 280), 50 %des 110 avaient vécu au moins deux formes de maltraitance. Selon cettemême étude, l’abus physique, l’abus émotionnel et la négligence phy-sique sont plus souvent associés aux autres formes de maltraitancecontrairement à la négligence émotionnelle et à l’abus sexuel.La présente étude descriptive vérifie dans un premier temps, si lesmères adolescentes se distinguent des femmes de la population généralequant à la prévalence et à la cooccurrence des différentes formes demaltraitance subies durant leur développement. Comparativement auxenfants des mères adultes, les enfants de mères adolescentes auraient unrisque plus élevé (1) de mortalité/morbidité périnatale, (2) de problèmescognitifs (par exemple, faible QI), (3) de problèmes socio-affectifs (parexemple, agressivité), (4) d’abus ou de négligence, (5) d’avoir deséchecs scolaires, et (6) de devenir eux-mêmes des parents adolescents(Shapiro et Mangelsdorf, 1994). Les recherches montrent que les mèresadolescentes seraient moins sensibles aux signaux de leur enfant que lesmères adultes (Culp et al., 1988; Roosa et al., 1982). L’insensibilitématernelle vis-à-vis du nourrisson revêt une grande importance puis-qu’elle est associée à un attachement insécurisant des enfants âgés de 12à 18 mois (van den Boom, 1994; de Wolff et van IJzendoorn, 1997), etau développement de comportements extériorisés chez les enfants âgésentre 24 et 42 mois (Shaw et al., 1998). Les enfants des mères adoles-centes auraient aussi un attachement insécurisant dans une proportionsurieure à un échantillon normatif de la population (Egeland etSroufe, 1981; Lamb et al., 1987; Ward et Carlson, 1995).Les études suggèrent généralement que les mères adolescentesseraient plus passives que les res adultes (Elster et al., 1983;Hofferth, 1987). Elles seraient moins expressives, parleraient moins àl’enfant, feraient moins de comportements parentaux positifs etrépondraient moins aux signaux des enfants que les mères adultes(Comfort et al., 1987; Culp et al., 1991; Garcia Coll et al., 1987; Hannet al., 1994; Jones et al., 1980; Kotagal, 1993; Landy et al., 1983;Roosa et al., 1982; Stevenson Barratt et Roach, 1995). Certains auteursont montré que les mères adolescentes sont plus négatives, restrictives etpunitives que les mères adultes (Field et al., 1980; Hann et al., 1994;38
Santé mentale au Québec

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