Welcome to Scribd, the world's digital library. Read, publish, and share books and documents. See more ➡
Download
Standard view
Full view
of .
Add note
Save to My Library
Sync to mobile
Look up keyword
Like this
3Activity
×
0 of .
Results for:
No results containing your search query
P. 1
La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 30 septembre 2009

La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16 au 30 septembre 2009

Ratings: (0)|Views: 2,577|Likes:
Published by *FocusOnChina*
La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16-30 Septembre 2009 Cancel Spinner_small La version française du journal Epoch Times (Epoch.times.com) www.lagrandeepoque.com
La Grande Epoque Bimensuel Semaine du 16-30 Septembre 2009 Cancel Spinner_small La version française du journal Epoch Times (Epoch.times.com) www.lagrandeepoque.com

More info:

Published by: *FocusOnChina* on Sep 21, 2009
Copyright:Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See More
See less

10/15/2012

pdf

text

original

 
NOUVELLE-ZÉLANDE
NOUVELLE-ZÉLANDE
La Nouvelle-Zélande en guerrecontre la drogue « P ». 
Page 3
DUBAÏ
DUBAÏ 
Le nouveau métro de Dubaï,outil anti-ségrégation ? 
Page 3
OUTRE MER
OUTRE MER
La baisse des prix du carburantsous perfusion ne peutcontinuer dans les DFA. 
Page 12
DOSSIER GRIPPE
DOSSIER GRIPPE
Vaccins, prévention et soinsnaturels contre la grippe. 
Page 14
Page 2 ................ InternationalPage 3 ................ InternationalPage 4 ................. InternationalPage 5 .............................. ChinePage 6 .............................. ChinePage 7 ....................... ÉconomiePage 8 ................................. InsolitePage 9 .................. Nouveau regardPage 10 .................. EnvironnementPage 11 .................................. Petites annoncesPage 12 .............................................. Outre-merPage 13 ................................................... SociétéPage 14 ....... Santé et bien-êtrePage 15 ................. Art de vivrePage 16 ...................... Publicité
P. 9
Nouveau regard
Cultiver seslégumes sur dubois fragmentéLe cinéma dansl’oubli
P. 15 
Art de vivre
P. 13
Société
La crise, facteurde mutation descomportements
France/Brésil
P. 4
Chine
P. 5 
International
P. 2
Après neuf mois d’une saisonparlementaire largement domi-née par la crise budgétaire, lalégislature de l’État de Califor-nie a mis fin le 12 septembre àses débats, qui ont balayé dessujets allant du système carcé-ral à la crise de l’eau. Les par-lementaires espéraient sur cesujet pouvoir arriver à des déci-sions marquantes dans une Cali-fornie frappée chaque année unpeu plus par la sécheresse. Celan’a pas été le cas.
A
lors que démocrates et républicainspensaient pouvoir construire suffisam-ment d’unité pour s’atteler à un problèmedemeuré sans solution depuis plusieursdizaines d’années, c’est à une guerre detranchée que se sont consacrés les deuxcamps samedi 12 septembre au Sénatcalifornien, les républicains bloquant lesdémocrates – pourtant majoritaires – surtous les scrutins demandant une majoritédes deux-tiers.Les problèmes d’approvisionnementen eau de l’État – ainsi que de la rationa-lisation de sa consommation, sont le sujetde travail d’un comité spécial incluant desreprésentants aussi bien démocrates querépublicains. Le plan pour l’eau que lecomité a soumis au vote incluait la propo-sition de créer des nouveaux réservoirs,des canaux d’irrigation, et d’instaurer desmesures strictes de limitation de la con-sommation. Il prévoyait aussi la construc-tion de nouveaux barrages – malgré lesinquiétudes des écologistes, accusantde tels projets d’endommager l’environ-nement et les paysages californiens touten étant exagérément coûteux. Et enfin,la restauration du delta Sacramento-SanJoaquim, le cœur de l’approvisionnementen eau de la Californie.
Lire la suite page 2
Les Canadiensaccueillentfraîchementl’idée d’électionsà l’automne
Les conservateurs du Premierministre canadien, Stephen Har-per, ont pris une légère avancedans les sondages alors que com-mencer à souffler le vent préé-lectoral. Cependant, cela pourraitne pas avoir d’incidence en fin decourse, croit pouvoir prédire le diri-geant d’un institut de sondage.
Californie : le plan pour l’eau à sec de voix
 Ethan Miller/Getty Images
Le lac Mead Marina, dans le Nevada, à sec. Neuf années desécheresse et une augmentation des prélèvements d’eau par leshommes ont fait baisser de plus de 30 mètres le niveau du lac qui alimente Las Vegas et le Sud de la Californie.
« Le Parti au-dessus des lois »selon le chef dela Cour suprêmechinoise
Partenariatstratégique :
Au-delà des armes,une ambitionglobale
LaGrandeÉpoque
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
 
UN REGARD NOUVEAU SUR UN MONDE EN ÉVOLUTION
EpochTimes.com
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
WWW.LAGRANDEEPOQUE.COM
Epoch Times
 
Paris Genève Bruxelles Londres Berlin New York Dublin Lima Taipei Tokyo...
 
1 700 000 exemplaires
 
ÉDITION 162
16 – 30 SEPTEMBRE 2009
• BIMENSUEL
La décision de Nicolas Sarkozy de mettre en œuvre la Contribution Climat Énergie était louable. Elle respecte un engagement decampagne du candidat à la présidence de la République et les conclusions du Grenelle de l’Environnement. Cependant, la manièredont elle est prise, son prix peu incitatif et ses mesures d’allègement, la concomitance avec la suppression de la taxe profession-nelle, et la situation économique difficile l’ont déjà transformée en une « taxe carbone » incomprise et forcément impopulaire.Page 7
Taxe carbone : le rendez-vous manqué
 Boris Horvat/AFP/Getty Images
 
16 – 30 SEPTEMBRE 2009
 
LaGrandeÉpoque
2International
www.lagrandeepoque.com
Californie : le plan pour l’eauà sec de voix
Suite de la première page
Les estimations des coûts du plan pourl’eau prévoyant des dépenses dans unefourchette entre 10 à 20 milliards de dol-lars, une question majeure posée auParlement a donc été la source de finan-cement envisagée dans un contexte d’en-dettement croissant de l’État californien.Les raisons de l’opposition républi-caine sont variées. Le député Dennis Hol-lingsworth considère par exemple que lePlan est un «
dog and pony show 
» (petitcirque ambulant). D’autres doutent desrésultats et se plaignent des avancéesperçues comme hâtives du camp démo-crate, qui néglige selon eux la créationd’un accord non-partisan sur le sujet.D’autres républicains reprochentencore à la proposition de texte de rendredifficile la création de nouveaux barrages,une priorité pour le parti minoritaire. Ainsi,pour le sénateur Dave Cogdill cité parl’Associated Press,
« les propositions dela majorité n’apporteraient pas une goutted’eau à notre État. Les Républicains sont d’accord pour s’occuper de notre fragiledelta, mais nous devons voir clairement que la protection de l’environnement nedoit pas se faire aux prix de la destructionde l’économie. »
Le système d’approvisionnement eneau de la Californie n’a pas suivi l’évo-lution de la population californienne, deplus de 36 millions d’âmes aujourd’hui etse retrouve sous-dimensionné face auxbesoins. La diminution de la couvertureneigeuse dans la Sierra Nevada annoncede plus une diminution progressive del’eau descendant jusqu’en Californie, oùplus de 80 % des ressources sont utili-sées par l’agriculture, d’une façon jugéeparfois irrationnelle par le choix de cultu-res à fort besoin hydrique.Le gouverneur Schwarzenegger aenvoyé début septembre une lettre à laMaison Blanche demandant un aide fédé-rale pour faire face à la crise de l’eau -demande rejetée par Washington.Le delta Sacramento-San Joaquin, quioffre deux-tiers de ses approvisionne-ments en eau à la Californie, est un autreproblème saillant. De source officielle, lesdigues – construites il y a plus d’un siècle – sont dans un état de délabrement plusavancé que celles qui ont été brisées à laNouvelle Orléans par l’ouragan Katrina. Ily aurait plus de deux chances sur troisqu’une tempête ou un tremblement deterre dans les cinquante prochainesannées causent les mêmes dommagesqu’à la Nouvelle-Orléans, bloquant toutevoie d’évacuation aux populations.Le président du Sénat Tem DarrellSteinberg se veut pourtant rassurant :
« Tout le monde est d’accord pour direque nous nous approchons d’un accord et que nous avons fait en quelques semai-nes des progrès dignes de dix ans de tra-vail, mais il y a encore du travail à faire »
Les démocrates du Parlement etdu Sénat californien ont indiqué qu’ilsdemanderaient au gouverneur ArnoldSchwarzenegger d’appeler à l’ouver-ture d’une session spéciale pour que lesnégociations sur l’eau puissent se pour-suivre.
J
ACK
P
HILLIPSET
A
URÉLIEN
G
IRARD
 Arrosage de cultures à Stockton, en Californie, à proximité du deltaSacramento-San Joaquin.
 David McNew/Getty Images
N
ik Nanos, PDG de NanosResearch, estime que si desélections anticipées étaientdécidées, l’identité profonde de cha-que parti et la performance des chefsannuleraient toute irritation que pourraitavoir les électeurs à propos d’un scru-tin automnal.
« Il est très improbable que ce soit une question cruciale »
, indique-t-il.S’adressant aux médias le 9 sep-tembre depuis l’hôtel Hyatt au cen-tre-ville de Toronto, le chef du Partilibéral, Michael Ignatieff, s’est à nou-veau engagé à faire tomber le gou-vernement conservateur de StephenHarper. Il a mentionné que l’augmenta-tion du déficit et du chômage ont incitéson parti à se préparer pour une campa-gne électorale dès cet automne.
« Nous allons présenter une motionde non-confiance au gouvernement »
,a-t-il affirmé, ajoutant que forcer latenue d’élections anticipées était unequestion de principes pour les libéraux.Interrogé pour savoir s’il croit que lesCanadiens souhaitent des élections,Michael Ignatieff a répondu :
« Je croisque les Canadiens veulent une alterna-tive et je ne peux présenter une alter-native aux Canadiens que si je retirela confiance accordée au gouverne-ment. »
Ce mouvement des troupes libéralesvers des élections anticipées a pris decourt certains analystes qui se deman-dent pourquoi les libéraux voudraientfaire tomber le gouvernement alors queles sondages les placent, au mieux, surun pied d’égalité avec les conservateurs – et dans le pire des cas en secondeposition.Car cet équilibre est même incertain,puisque trois sondages de suite ont indi-qué que le Parti conservateur détientune légère avance sur le Parti libéral.Le plus récent, un sondage Har-ris-Decima mené pour le compte del’agence Presse canadienne, place lesconservateurs à 34 % des intentions devote, contre 31 % pour les libéraux.La même étude indique que 73 %des Canadiens ne croient pas qu’uneélection soit nécessaire cet automne,contre 21 % qui soutiennent le con-traire.Dans un autre sondage effectué parle Strategic Counsel pour la chaîne CTVet le quotidien
Globe and Mail 
après queMichael Ignatieff a promis de faire tom-ber le gouvernement, les conservateursobtiennent encore une fois 35 % contre30 % pour les libéraux.Un sondage Angus Reid publié le 4septembre donne aux conservateurs33 % contre 32 % pour les libéraux, soitune égalité statistique compte tenu de lamarge d’erreur.Dernière en date, une enquête d’opi-nion Nanos Research du 9 septembreplace les conservateurs à 37,5 % desintentions de vote contre 33,4 % auxlibéraux.Certains analystes ont interprété ceschiffres comme une punition faite auxlibéraux pour leur intention de provo-quer des élections anticipées, mais NikNanos estime que c’est exagéré et quela montée des conservateurs s’est faiteaux dépens du Parti vert et du Nouveauparti démocratique (NPD) plutôt qu’auxdépens du Parti libéral.
« L’appui aux libéraux reste relative-ment stable »
, commente-t-il.Pour lui, même si les Canadiens pou-vaient en vouloir aux libéraux d’avoirdéclenché des élections, il est peu pro-bable que cela les affecte à long terme.Tout simplement,
« alors que lesCanadiens se focalisent sur une élec-tion potentielle cet automne, l’appui aux conservateurs a augmenté. »
Le Parti libéral soulève plusieurs rai-sons pour souhaiter la tenue d’élec-tions, incluant la fermeture du réacteurnucléaire de Chalk River qui a crééune pénurie d’isotopes utilisés pour finsmédicales.Mais Nik Nanos croit que le messageprincipal que la plupart des Canadiensvont garder est que les libéraux veulentfaire chuter le gouvernement. En mêmetemps, la plupart des Canadiens vontgarder comme message principal desconservateurs qu’une élection n’est pasnécessaire.
« C’est peut-être pourquoi les chif-fres des conservateurs ont augmenté...ce message particulier – qu’une élec-tion n’est pas nécessaire – est en réso-nance avec l’opinion publique, et lesconservateurs en profitent. »
Mais au bout du compte, en raison dunombre élevé d’indécis, l’élection resteouverte et se jouera sur la performancedes camps opposés et de leurs chefs.Alors qu’il y a normalement entre 15et 18 % d’indécis avant une élection,il y en aurait actuellement 24,6 %, faitremarquer Nik Nanos. 
« Un Canadien sur quatre dit êtreindécis. »
Ces électeurs auront le der-nier mot lors d’une prochaine élection etdécideront en se basant sur la perfor-mance des partis, soutient-il.Un autre facteur clé pourrait êtrel’image de chaque parti.
« Chaque parti  possède des forces identitaires profon-des. »
Tandis qu’une élection focalisantsur les soins de santé et l’unité natio-nale pourrait favoriser les libéraux, NikNanos estime que si les électeurs vontvoter en songeant aux impôts, à la créa-tion d’emplois et à l’économie, cela pro-fitera aux conservateurs.
« Ce sera la première élection depuislongtemps dans une période où l’éco-nomie n’a pas été robuste... L’économie pourrait être un enjeu clé de la campa-gne. Ceci pourrait donner avantage aux conservateurs. »
M
ATTHEW
L
ITTLE
Les Canadiens accueillentfraîchement l’idéed’élections à l’automne
 La Grande Époque
Les conservateurs du Premier ministre canadien, StephenHarper, ont pris une légère avance sur les libéraux dans lessondages.
U
n conseiller municipal de la villede New York, Eric Gioia, crée unemini-révolution dans les bureaux de laville en proposant d’éliminer définiti-vement l’eau en bouteille. L’idée, bienaccueillie des contribuables dont la par-ticipation au budget de la ville va dimi-nuer de plusieurs millions de dollars, estl’occasion d’une campagne de publicitépour l’eau du robinet de New York.
« Il n’y a aucune raison de payer des mil-liers de fois plus pour de l’eau en bou-teille quand New York a une des eaux les plus propres et avec le meilleur goût au monde, »
scande Gioia.Le département des services adminis-tratifs de la ville (DCAS) a rapporté queles agences gouvernementales dépen-sent 2,1 millions de dollars chaqueannée en bouteilles d’eau, distribuéesgratuitement aux employés de la ville. Dans une situation oùla qualité de l’eau du robinet new-yorkaise est parmi les toutesmeilleures des États-Unis, la perte d’argent n’est pas justifiable.Les équipements des services des eaux de New York con-vertissent chaque jour plus de 4 milliards de litres d’eau en eaupotable. Dix-neuf réservoirs alimentent la ville d’une eau dontle niveau de pureté a conduit l’agence de protection de l’envi-ronnement américaine (EPA) à autoriser, il y a deux ans, dela consommer non filtrée. Le maire Michael Bloomberg avaitalors profité de l’occasion pour en fairela publicité :
« J’ai toujours dit que New York a une des meilleures eaux dis- ponibles, et c’est maintenant confirmé par Washington. Ceci est un vote deconfiance qui permettra à notre villed’économiser de l’argent, et que nousutiliserons dans nos efforts pour infor-mer les New-yorkais que boire de l’eaudu robinet est meilleur que boire d’oné-reuses eaux en bouteille »
.Ceci n’a pas empêché la ville de conti-nuer à jeter chaque année dans l’Hudsonplus de 2 millions de dollars de bouteillesd’eau, dont 40 % viennent d’une seule etmême entreprise.L’année dernière, la conférence amé-ricaine des maires a découvert que cetteeau est vendue à 4.000 fois le prix del’eau du robinet.Changer cette habitude
« fait partie du sens commun et est une action écologique qui économisera de l’argent à la ville –moins de fuite dans le budget et moins de déchets à éliminer »,
 affirme Gioia.Sa proposition est soutenue par le conseiller Simcha Fel-der, et fait partie de la « Semaine d’inspection » de Gioia, unesemaine dont le but est de pousser les administrations munici-pales à plus de rigueur budgétaire.
I
AN
R
ITZAI
L’administration new-yorkaise sans bouteille
« Il n’y a aucune raisonde payer des milliersde fois plus pour del’eau en bouteille quand New York a une deseaux les plus propres et avec le meilleur goût aumonde »
,
Eric Gioia, conseillermunicipal de la ville deNew York
D
ans les montagnes de l’Aïr au Niger et les villes du désertsituées au pied du massif, quatre jours de pluies intenses onttouché 7.000 foyers, dévasté 3.500 maisons et causé des pertesimportantes dans l’élevage et l’agriculture, principalement dans lacommune d’Agadez, d’après des responsables locaux.De fortes pluies ont provoqué la rupture d’un barrage à 7 kilo-mètres de la commune d’Agadez, d’après une évaluation prélimi-naire réalisée le 2 septembre par le gouvernement et les Nationsunies. Les tempêtes ont ravagé 400 hectares de terres cultivées etdévasté au moins sept écoles de la commune.Hamma Dilla, maire de la commune, a dit à IRIN qu’il n’avait jamais vu un phénomène aussi extrême en plus de 30 ans.
« Maismême cette inondation n’était pas aussi grave que ce à quoi nousassistons aujourd’hui. Cette [destruction] est le résultat de fortes pluies continues et du fait que l’affluent est sorti de son lit. »
Issouf Bayard, sociologue spécialiste d’Agadez a expliquéà IRIN que depuis l’indépendance, il n’existe pas de systèmed’alerte précoce permettant d’avertir les personnes vivant prèsdes différents affluents qui traversent la ville, grossis par la pluiedes montagnes, que des tempêtes se préparent.
« Quand il pleut dans les montagnes, les gens d’ici ne le savent pas. C’est seule-ment quand les affluents sont en crue que les habitants se font  prendre par surprise »
. Il a expliqué qu’avant l’indépendance, en1960, les militaires français parcouraient la ville pour prévenir lespopulations de l’arrivée des flots.D’après M. Bayard, le départ des militaires, ainsi que l’apparitiondes sécheresses dans les années 1970, ont mis fin à ce systèmed’alerte précoce.
« Ces affluents asséchés sont aujourd’hui lesendroits où s’installent les familles les plus pauvres et les migrantsrécemment arrivés »
, a indiqué le chercheur à IRIN.
« À cause del’augmentation de la population urbaine, les gens construisent sur des zones dont ils ne savent même pas qu’elles étaient autre-fois des cours d’eau. Mais, comme le dit un proverbe local, l’eauretrouve toujours son chemin. »
D’après l’estimation préliminaire officielle, le 2 septembre, unnouveau-né et un adulte avaient perdu la vie dans les inonda-tions.À Azmalam, l’une des zones les plus ravagées de la banlieuede la commune d’Agadez, Moussa Ibrah, directeur de l’école, a dità IRIN que l’estimation officielle du nombre de décès était trop fai-ble.
« Nous [les habitants], nous parlons de dizaines de morts »
.Par ailleurs, M. Ibrah a indiqué que 1.200 bêtes étaient mortes etque toutes les maisons avaient été détruites.Le Secrétaire général de la région d’Agadez et les maires descommunes ont constitué un comité de crise, qui a mis sur pied 11équipes composées de chefs de villages, chargées d’organiserdes visites d’habitations, afin d’évaluer les dégâts.
Irin News
Dans le désert, les inondations emportent habitations et bétail
 
La British Petroleum PLC baséeà Londres a déclaré avoir faitune découverte pétrolière« géante » qui pourrait conte-nir des réserves exploitables deplus d’un milliard de barils.
L
a découverte a été faite dans le Golfedu Mexique approximativement à200 kilomètres au sud-est de Houston,Texas, au Tiber Prospect de BP dans leCanyon de KeathelySelon le responsable de la plate-formepétrolière Transocean Ltd, le puits estl’un des plus profonds jamais creuséspar l’industrie, mesurant plus de 10.000mètres dans 1.200 mètres d’eau.
« Tiber représente la seconde décou-verte substantielle de BP provenant de la partie tertiaire inférieure dans le Golfe duMexique, suivant notre récente décou-verte Kaskida »
, dit Andy Inglis, directeurgénéral de l’exploitation et de la produc-tion chez BP.Le site va subir plusieurs expertisespour déterminer la quantité de pétroleprésente dans la réserve. BP pense quela découverte pourrait être plus grosseque celle de Kaskida en 2006 qui con-tient plus de trois milliards de barils depétrole. Plus de 20 % du pétrole pourraitêtre exploitable.La découverte confirme de façon évi-dente l’importance stratégique du Golfedu Mexique pour l’industrie pétrolière.Selon Inglis, ceci justifie le développe-ment d’explorations en eaux profondesdans le Golfe du Mexique.Bristish Petroleum est le plus grandproducteur aux États-Unis et le plusgrand détenteur de baux de locationdans le Golfe. La compagnie occupe62 % du terrain. Elle y a aujourd’hui neuf projets.Selon des analystes, la découvertedevrait atténuer les craintes relatives auxpics des prix du pétrole. Toutefois, il fau-dra des années avant que la zone com-mence à produire.Le Golfe du Mexique est devenu deplus en plus important pour les compa-gnies pétrolières occidentales dans lasituation où des pays riches en pétroletels que l’Arabie Saoudite, la Russie, etle Venezuela laissent de façon privilé-giée leurs gisements à des entreprisesnationales. Le Golfe offre également desmarges bénéficiaires importantes, unestabilité politique et des taxes relative-ment basses.
S
HASHAO
C
HEN
LaGrandeÉpoque
16 – 30 SEPTEMBRE 2009
 
3
3International
www.lagrandeepoque.com
DUBAÏ – Les yeux rivés à la fenêtre d’unwagon du nouveau métro de Dubaï,Humaid Al Marri a de grands espoirspour sa ville natale. Le directeur com-mercial émirati avait réservé des billetspour l’inauguration du premier métro duGolfe persique, deux semaines avantson ouverture officielle du 9 septembre2009.
«
Dubaï a été assénée de critiques en raisondes divisions entre les classes et les cultu-res, mais tout ça va changer avec le métro »
,assure-t-il.
« Peu importe que vous soyez PDG ou étudiant,tant que vous partagez le même wagon de métrovous êtes sur le même chemin de retour. »
L’inauguration en grande pompe de la nouvelleinfrastructure de transport a été faite le soir du 9septembre par le cheikh Mohammed bin Rashid al-Maktoum en personne, sous une pluie de feux d’ar-tifices et avec une télédiffusion en direct à traverstout le Golfe.
« Ceci est un accomplissement pour tous les Arabes »
, a déclaré le cheikh.Les gratte-ciel étincelants, les voitures luxueu-ses et les modes de vie libres d’impôts ont fait lacélébrité de la ville du désert. Cependant, sous lesbelles apparences vit une large population de colsbleus d’Asie du Sud, traités comme des citoyens deseconde zone, et peinant à survivre avec des salai-res d’environ 200 dollars par mois.Même si le métro est doté d’une section pre-mière classe, le coût moyen du billet
 –
seulementdeux dollars pour un parcours de 50 kilomètres
 –
 est abordable même pour les travailleurs les pluspauvres des Émirats.
« Dans un wagon de métro, personne n’est meilleur qu’un autre »
, estime Humaid Al Marri.Dubaï a été rendue célèbre avec la prétentiondémesurée qui a alimenté la construction de la tourla plus élevée au monde et de la plus grande îleartificielle, mais l’achèvement du métro survient aumoment où les Émirats sont frappés par une criseéconomique sans précédent.Dix des 29 stations de la ligne rouge du métro deDubaï ont été ouvertes le 9 septembre après qua-tre ans de travaux. Mattar Al Tayer, directeur exécu-tif de l’agence responsable du métro, l’Autorité desRoutes et du Transport (ART), a affirmé que le restedes stations ouvrirait courant de l’année 2010.M. Al Tayer a ses raisons pour ne pas annoncerla date fixe de l’inauguration des futures stations :durant les derniers mois, des médias locaux ontrapporté que l’Autorité avait reçu la permission duBureau du travail de couper aux ouvriers la pausede mi-journée, à laquelle ils ont normalement droitdurant les mois brûlant de juillet et d’août, où lesoleil du désert fait grimper le mercure à 50 °C.Les fonctionnaires de l’ART ont refusé de com-menter ces informations.Vendredi, le premier jour de la fin de semainedans l’Émirat, les stations étaient pleines de pas-sagers curieux et enthousiastes à l’idée d’essayerle métro.Le métro de Dubaï a été construit dans le cadred’un effort visant à diminuer le trafic sur les routesde l’Émirat, qui sont notoirement congestionnées.Plusieurs habitants, comme l’Australienne à laretraite Paula Kaabar, explique que ne sachant pasconduire, le coût des taxis de la ville l’avait confinéeà son domicile.
« Ce nouveau système de métro va tout changer  pour moi »,
raconte-t-elle.
« Maintenant je vais pou-voir explorer des parties de cette ville que je n’ai  jamais vues depuis quatre années que j’y habite. »
Le métro, dont le coût de construction a étéestimé à huit milliards de dollars, devrait devenirle plus long système sur rail sans conducteur aumonde.
S
TEPHEN
J
ONES
Le nouveau métro de Dubaï, outil anti-ségrégation ?
« Dans un wagon demétro, personne n’est meilleur qu’un autre »
,
Humaid Al Marri,directeur commercialdu métro de Dubai
Dubäi, reconnue pour ses rues achalandées et ses projets de construction, vient d’inaugurer un réseau de métro.
Cindy Drukier/La Grande Époque
Le géant de l’énergie britanniqueBP a annoncé une découverte pétrolière « géante » dans leGolfe du Mexique.
 Paul Ellis/AFP/Getty Images
Découverte pétrolière « géante »dans le Golfe du Mexique
U
ne série éditoriale d’une semaine dans le journal
Herald 
en Nouvelle-Zélande sur les conséquences tragiques dela drogue « P » méthamphétine semble avoir eu un effetde catalyseur dans les initiatives visant à retirer une nouvellesource disponible pour les
« pseudo-trafiquants de drogue »
.Ces derniers sont souvent des gens liés à des gangs quiachètent en pharmacie des produits à base de pseudoéphé-drine en quantité suffisante pour fabriquer ensuite de la drogue« P », une drogue synthétique psychostimulante qui provo-que une euphorie, une forte stimulation mentale et une dépen-dance lorsque prise au-delà des dosages médicinaux.Le docteur Peter Gluckman, chercheur en médecine derenommée internationale et conseiller scientifique du Premierministre John Key, s’est vu demander en mai dernier de pré-parer un rapport sur les problèmes liés à ces précurseurs chi-miques responsables de la montée en flèche de l’épidémie deméthamphétamine « P» en Nouvelle-Zélande.Dans son rapport au Premier ministre, le docteur Gluckmanrecommande d’interdire la vente de pseudoéphédrine sauf surprescription et dans le cadre des traitements médicaux.La pseudoéphédrine est un ingrédient qui rentre dans la con-fection illégale de « P », mais on la trouve également dans lesremèdes contre les rhumes et la grippe vendus dans les com-merces. Le docteur Gluckman a déclaré dans le journal
Herald 
néo-zélandais qu’il était déterminant de savoir s’il existait desalternatives à la pseudoéphédrine qui seraient aussi efficacesau niveau thérapeutique.La confédération des pharmaciens en Nouvelle-Zélandesouhaite que le gouvernement présente dans les pharma-cies un projet australien jugé très efficace et nommé « pro- jet STOP ».Cet outil en ligne a permis de suivre les ventes de pseu-doéphédrine et a contribué à une baisse de 23 % du nombrede laboratoires clandestins. Il a également permis plus de 30arrestations à Queensland, en Australie.
« La majorité des clients qui veulent ces produits ont des rai-sons légitimes et nous voudrions pouvoir continuer »
, a dit ladirectrice de la confédération, Annabel Young.
« La police néo-zélandaise pourra alors se concentrer sur d’autres sources permettant la fabrication de ‘P’, telles que la‘Contact NT’ importée de Chine »
, explique Mme Young.La lutte contre « P » bénéficie d’un soutien massif suite auxconfidences du présentateur de télévision Paul Holmes sur lecalvaire que vit sa fille toxicomane.Il a notamment confié au journal néo-zélandais
Herald :« Nous savons maintenant qu’il n’y a aucune manière sûred’utiliser la méthamphétamine « P ». C’est un problème terri-ble. C’est une tragédie pour le peuple et pour les familles »
.Le Premier ministre doit rendre sa décision ce mois-ci.
E
RIC
R
OBINSON
Manifestants dans la rue Queen, à Auckland dans la lutte contre la drogue mortelle appelée P.
 
Sandra Mu/Getty Images
La Nouvelle-Zélande en guerrecontre la drogue « P »
 www.lagrandeepoque.com
Plus d’articles sur

Activity (3)

You've already reviewed this. Edit your review.
1 hundred reads
1 thousand reads
jkashema liked this

You're Reading a Free Preview

Download
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->