Bulletin d’information
21 SEPTEMBRE 2009
Syndicat national des journalistes CGT (La Nouvelle République
)
RÉORGANISATION ET PLAN DE “SAUVEGARDE DE L’EMPLOI”
Une semaine décisive
A la veille d’une semaine de rencontres primordiales entre les représentants du personnel et la direction du groupe NRCO,il nous paraît plus que jamais nécessairede rappeler quelles sont les positions défendues par le SNJ-CGT et le combat que, avec vous,il mène inlassablement pour les défendre.
n lançant un plan de sauvegarde-suppressiondes emplois en plein mois de juillet, ladirection savait pertinemment ce qu’ellefaisait. Une partie du personnel était en vacances, et par voie de conséquence une partie de sesreprésentants l’était aussi. La mobilisation,immédiate, fut pourtant à la hauteur des enjeux – maintenir l’emploi, sauver l’édition du Cher,garantir un pluralisme authentique dans la Vienne –,et la grève apparut comme le seul moyen de fairereculer la direction du journal. Le dialogue entre elleet les représentants du personnel n’a cependant jamais été rompu, puisque la consultation du comitéd’entreprise s’est déroulée normalement (même sielle a pris du retard sur le programme prévu par ledirectoire), consultation à laquelle se sont ajoutées,rapidement, des rencontres avec l’intersyndicale.Élément essentiel du PSE, la fermeture del’édition du Cher a malheureusement trop vite basculé à l’arrière-plan, la disponibilité des expertsmandatés par le CE obligeant à mettre la charruedevant les bœufs en débattant des conséquencessociales du plan avant d’évoquer son aspectéconomique. Qu’importe, lors de ses rencontres avecla direction, l’intersyndicale, à chaque fois, remettaitle couvert, relançant un jour et suspendant un autre lamobilisation : l’enjeu premier restait toujours lemaintien de l’emploi, dont l’élément majeur demeurait le sauvetage de l’édition du Cher. Pour desmotifs économiques (on n’abandonne pasgratuitement et sans combattre 12.000 exemplaires àla concurrence) et pour des motifs déontologiques(les journalistes se battent pour une information pluraliste de qualité, contre les monopoles).Devant l’intransigeance de la direction, lamobilisation s’est très vite concentrée sur lesconditions dans lesquelles se feraient les suppressionsde postes : licenciements secs et départs contraints,ou départs dits “volontaires”. Dans le premier cas defigure, les jeunes étaient les premiers visés, avec desconséquences sociales désastreuses. Dans le second,une fin de carrière plutôt moche pour les plus âgésqui espéraient un départ “naturel” à la retraite, maisdes conditions financières susceptibles d’en adoucir,voire d’en annuler complètement les effets néfastes.
Aujourd’hui, un semblant d’ouverture dudirectoire pourrait laisser croire que tout est joué – dans le bon sens du terme
1
. Il n’en est rien, bien sûr.
D’abord parce que le SNJ-CGT, comme laconfédération à laquelle il est “attaché”, considèreque le vrai combat reste la défense des emplois – nonseulement pour lutter contre le chômage, mais aussi pour préserver une qualité décente aux futuresconditions de travail de ceux qui restent
2
–, pas lanégociation des conditions des licenciements, qu’ilssoient acceptés ou contraints. Ensuite, parce que ladirection n’a toujours pas donné son accord aux propositions des représentants du personnel quant auxindemnités qui seraient versées, arguant depuis le
1
Les résultats de la consultation.
Total : 117 volontaires, dont 33 aux conditions du directoire,56 aux conditions du CE, 28 aux deux conditions.Journalistes : 48 (18 + 20+ 10)Employés : 34 (1+25+8)Ouvriers : 21 (0+ 11+10)Cadres et agents de maîtrise : 14.Ce sont évidemment les plus de 55 ans qui se sont portés à la trèsgrande majorité volontaires (75% en moyenne).
2
Même si, usant et abusant d’une polyvalence débridée, ladirection et celle de la rédaction réorganisent chaque structuresurvivante, même si ces directions répartissent différemment lestâches en concentrant dans les mains et la tête du “reporter polyvalent” les fonctions du rédacteur, du photographe, du SR etd’une part supplémentaire de celles de l’ouvrier du prépresse, cestâches ne disparaîtront pas pour autant comme par enchantement.A cela, il faudra ajouter le multimédia, pour lequel la directionreconnaît, à juste titre évidemment, la nécessité d’un surcroîtd’effectif (cf. Loir-et-Cher). Comme nous ne pouvonsdécemment pas envisager une augmentation du temps de travaildes journalistes – qui, dans les faits, excède déjà largement ladurée légale –, sous peine d’en arriver à des situations proprement dramatiques, la seule solution viable est uneaugmentation des effectifs dans chacune de ces structures.
E
Add a Comment