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PARIS FANTASTIC FILM FESTIVAL 2013.docx

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02/02/2014

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PARIS FANTASTIC FILM FESTIVAL 2013 - BILAN
Au commencement, cette semaine, de celui de Gerardmer, revenons de manière extensive sur "l'autre" festival français de genre, le PIFFF, qui soufflait une belle troisième bougie en Novembre dernier. De quoi trianguler un peu notre position de ce début d'année.
NB : Nous n'avions pu accéder à la projection du film L'Etrange Couleur des Larmes de ton Corps,
 pleine comme un œuf. L'exercice giallesque de Cattet et Forzani, prix Ciné+ Frissons, se verra donc
traité, lors de sa sortie, dans d'autres lignes.
 
"
Mon film n'est pas un bon film, je ne suis pas une bonne personne, vous n'êtes pas un bon public et
ce genre de festival n'est pas un bon genre de festival. C’est très bien qu’on puisse s’amuser entre
mauvaises personnes.
" C'est en ces termes parfaits qu'Alex de la Iglesia a présenté son dernier film délicieusement foutraque et ouvert la troisième édition du PIFFF en Novembre dernier. A vrai dire, son
Sorcières de Zugarramurdi 
 avait tout de l'ouverture idéale pour un tel évènement, tant par sa facture à la fois très moderne et discrètement référentielle, que par son esprit iconoclaste et son dynamisme à décorner les Krampus : le premier acte est fou, et les suivants haussent la mise encore et encore. Le
film vient d’avoir la bonne idée de sortir en salles. C'est en tous cas l'un des tout
meilleurs métrages à avoir été projetés cette semaine-là au Gaumont Capucines. Depuis la mise en place de ses "nuits" hors festival, le PIFFF semble avoir enfin trouvé sa formule et atteint une certaine vitesse de croisière. A la faveur de l'assurance acquise par les organisateurs, voilà derrière nous l'impression désagréable qu'on avait parfois lors des deux premières éditions, d'un festival fait un peu sur un coin de table (ah, devoir se frayer un chemin sous le regard désapprobateur des transhumants de la file d'attente pour
Intouchables
, quel beau souvenir). Bref, voilà qu'enfin on ne s'excuse plus d'être là, à bouffer un maximum avant de se faire virer du buffet par un vigile du bon goût français placé en faction comme dans un épisode des trois Stooges, ce qui est heureux. On a retrouvé cette dynamique plus sereine dans une programmation plus resserrée, moins pléthorique, laissant la place aux films de respirer à leur aise. L'éclectisme, en tous cas, était d'autant plus évident cette année que les projections étaient moins nombreuses, avec un résultat inégal mais toujours intéressant (au moins, par moments, d'un point de vue tératologique). L'équipe de bénévoles, toujours aussi volontaire, porte à bouts de bras l'évènement avec une abnégation et un désir palpables, bref une dévotion qu'on ne trouve pas forcément dans les festivals dits de prestige. La différence entre co-équipiers en t-shirt et larbins en col blanc en somme, qui paraît un cliché jusqu'à ce qu'on arpente effectivement quelques festivals...
 
 
Les Sorcières de Zugarramurdi Dans les vieux pots de la communauté
 
Les projections de patrimoine, toujours baptisées « séances culte », se sont avérées à ce titre un vrai
bonheur, soit parce qu’elles permettaient de voir des films plus ou moins inédits chez nous, soit pour le plaisir de voir en salle des films qu’on n’a que trop rarement l’occasion de regarder dans des
conditions optimales. Outre que revoir
Re-Animator 
,
Christine
,
Creepshow 
 ou
Perfect Blue
 sur grand écran constitue forcément un plaisir de gourmet, qui plus est dans des salles à l'ambiance toujours bon-enfant, les deux très gros morceaux de la sélection étaient les "inédits":
Seconds
 de John Frankenheimer et le montage définitif du
Wicker Man
 de Robin Hardy. Ce montage "définitif" pouvait être attendu ou craint (Hardy s'est rendu coupable de
Wicker Tree
 récemment) - il s'avère assez anecdotique. C'est l'aspect folk et joyeusement païen qui en sort mis en valeur, avec notamment une apparition supplémentaire de Chris Lee qui valide l'hypersexualité de Britt Ekland; on regrettera toutefois la scène de messe anglicane du début qui perd la cohérence géographique du récit, et la disparition du carton d'ouverture et de son humour à froid.
Seconds
, lui, jamais vraiment distribué officiellement en France, prouve encore la modernité du cinéma de Frankenheimer, et l'actualité des thèmes de cette vague de cinéma américain parano des 60's. S'il n'est pas interdit de voir dans le film une évocation prophétique des aventures de nos plus récents stagiaires à Wikileaks, c'est la troublante vision des désirs de l'homme occidental contemporain, et son désarroi lorsqu'il se rend compte de leur vanité impersonnelle, dictée toujours par quelqu'un d'autre, qui trouble le plus durablement devant ce film d'une logique extrêmement noire et pessimiste, et le rapproche du reste de la sélection.
 
 
Seconds Délicatesses réelles et délicatesses feintes
 Pour ce qui fut des nouveautés, on peut en effet dégager deux tendances très encourageantes de la sélection de films, courts et longs : un vrai pessimisme non seulement social mais quant à la
condition humaine en général, et une sincérité évidente des cinéastes quant à leurs œuvres (au point
 parfois de tomber dans le brouillon ou la naïveté). Soit un retour à quelque chose de plus "conscient", pour reprendre une terminologie hip hop (toi-même tu sais). Après une décennie de cynisme, entre post-moderne autophile et
 torture-porn
 paresseux, il est quand même bien agréable
de voir des gens à nouveau se piquer de propos discursif et esthétique, même s’ils ne constituent pas l’essentiel de l’espèce à l'heure actuelle, ou que certains de ces propos sont plus ou moins
recevables. Paradoxe inhérent aux festivals en général, et auquel celui-
ci ne peut pas totalement échapper, c’est dans les compétions officielles qu’on aura fait ses emplettes au rayon bêtes de festoches et pétards
mouillés (synonymes fréquents), avec des pellicules arborant fièrement tous les marqueurs sociaux
de l’exercice
 : photo soignée tendance « démo technique de 5D», rythme lancinant, détachement clinique de la mise en scène, DA arty, musique étéhérée et/ou branchouille, et fantastique convoqué honteusement du bout des lèvres. Ainsi, malgré quelques idées intrigantes,
 Animals
, avec son sosie
 juvénile de Jurgen Prochnow causant à un ours en peluche vivant, ne parvient hélas qu’à ressembler
à un
Donnie Darko
 
tabassé à mort par Larry Clark… On passera de la même man
ière sur
Love Eternal 
, exercice au final assez creux, qui fait passer son indécision pour de la délicatesse et ruine les matières pourtant hautement corrosives qu'il traite (suicide, nécrophilie) par son traitement timoré, qui répugne à affirmer quoi que ce soit. Les mètres-étalon du sujet de Jorg Buttgereit (celui de
Der Todes King
, pas des
Nekromantik 
) et Lynne Stopkewitch (
Kissed 
), restent donc bien à l'abri. Alors qu'il paraît leur ressembler de prime abord, notamment parce qu'il ressemble parfois à un extrait de blog lifestyle de hipster,
The Battery 
 de Jeremy Gardner est d'un tout autre calibre parce qu'il déborde de ce qui fait défaut aux deux autres films : l'humanité. Parfois maladroit mais couillu dans ses partis-pris,
The Battery 
 est un film aussi attachant que son auteur, dont la présentation en exergue portait peut-être aussi à toutes les indulgences.

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