En France, en 2009, les femmesperçoivent des salaires inférieursde 24 % à ceux des hommes, ellesreprésentent 80 % des travailleurspauvres, assurent l’essentieldu travail ménager et de l’éducationdes enfants. 85 % des emploisà temps partiel sont occupés pardes femmes et leurs retraites sonten moyenne inférieures de 600
€
par mois. Une femme meurt tousles deux jours et demi sous lescoups de son conjoint. Une femmeest violée toutes les 10 minutes.En situation de crise…
Notre pays connait une crise sansprécédent de par sa longévitéet la brutalité de ses attaques surnos vies. Personne n’est épargné, jeunes, retraité-es, actifs, chômeurs,migrant-es… Dans cette situationd’une violence inouïe, les femmessont une fois de plus en premièreligne des mauvais coups : précarité,inégalité salariale, travail à tempspartiel imposé, chômage…D’autant plus qu’aujourd’hui,pour les retraites, le gouvernementprevoit de s’attaquer aux« bonifications » accordéesaux mères de famille salariées.Alors que celui-ci remet en causedes acquis sociaux du ConseilNational de la Résistancelargement portés par les femmes,ces dernières suppléentà la diminution des missionsde services publics.
Le respect des droits des femmesest fondamental.
La défense des droits des femmesa tendance à être reléguée ausecond plan alors qu’elle seraitune réponse sociale à la crise.Nous avons toutes et tous intérêtà l’égalité. Nous devons remettrel’égalité des droits sur le devantde la scène. La lutte contre lespréjugés sexistes et la lesbophobiedoit être au coeur des projetsdu service public de l’ÉducationNationale pour répondre pleinementaux aspirations d’une future sociétéégalitaire. Femmes et hommes,dans l’unité, nous imposeronsd’autres choix au gouvernementet à l’ordre mondial pour fairereculer la casse de tous les acquisobtenus par nos luttes au XX
e
siècle.
Prochaine mobilisation
3ème Marche Mondiale des Femmesdu 8 mars au 17 octobre 2010.www.mmf-france.fr
Nous sommes mobiliséespour :LA LIBERTÉ
de disposer de soncorps. Notre corps nous appartient :il faut garantir le droit à lacontraception, à l’avortementpartout sur le territoire, ainsi quele droit, pour toutes et pour tous,de choisir sa sexualité.
L’AUTONOMIE
financière et dutemps pour vivre : il est grand tempsque des mesures contraignantessoient prises pour rendre effectivel’égalité dans le monde du travail.Cela passe également par unerépartition égale des tâchesménagères, aujourd’hui assuméesà 70 % par les femmes.
LA DIGNITÉ
avec le vote etl’application de la loi cadre contreles violences faites aux femmes,loi déposée au Parlementpar le Collectif National Droitsdes Femmes. De nombreusesfemmes sont victimes de violences,uniquement parce qu’elles sontfemmes. 48 000 femmes sontviolées chaque année en France(source : ENVEFF) et des millierssont victimes de la prostitutionqui est une véritable violence faiteaux femmes.
LA LAÏCITÉ
est un fondementde notre société que l’on ne doitpas remettre en cause pour garantirles droits des femmes. La luttecontre le sexisme passe parla défense d’une société qui reposesur la séparation des Égliseset de l’État. Nous refusons quedes réactionnaires et intégristesde tous poils, encouragés parcertains responsables religieuxremettent en cause nos droits.
L’ÉGALITÉ
dans la vie politique,économique et sociale. Nousvoulons l’application strictedes lois régissant les mesurescontre les discriminationssexistes et lesbophobes. Alorsque les inégalités sont si fortesentre les femmes et les hommes,les services publics constituentégalement un élément déterminantpour les femmes dans l’accèsaux soins, à l’école et aux servicesde la petite enfance.
LA SOLIDARITÉ
dans la lutte pourles droits des femmes du mondeentier et égalité pour les femmesmigrantes venues en France quisubissent une double discrimination.La France doit véritablement êtreune terre d’asile pour les femmesvictimes de violences et demutilations génitales à traversla planète.
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