Comparaison des sentiments français et italiens à travers quelques témoignages.
En Italie
Témoignages
«
Quand la guerre a éclaté, j'étais petit et je n'ai pas de souvenirs très clairs, je ne merappelle pas le moment où mon père est parti en guerre en 1915 ; mais je me rappelle que nousétions très tristes parce qu’on sentait son manque.Quand je l’ai revu j’avais déjà huit ans etau premier moment il m’a semblé comme un étranger. En 1917, j’ai des souvenirs plus précis, lemoment quand quelqu’un est venu nous dire que mon oncle était mort. Mon père était un soldatde l’infanterie, j’avais trop peur pour lui.Ces années ont été très longues à passer..à cause des Autrichiens qui nous ont forcés àquitter notre maison et à s’enfuir de la ville vers le Piave. Enfin, nous étions dans une garepleine de soldats et pendant le voyage nous avions pu manger grâce à la Croix Rouge . Monpère allait chez le maire travailler comme serviteur et le maire l’aimait bien. Quand mon pèrea reçu l’ordre d’aller à la guerre, le maire aurait voulu le retenir : - Toi, tu restes ici avec moi,laisse la guerre pour les imbéciles .. - le grand homme disait.. et peut-être que c’est lui qui luia sauvé la vie.. »«
Tir de barrage sur nous. Un immense 420, les munitions non explosées, se trouvaient entravers du passage. Ici, cette fois, on ne peut pas l’éviter, il s'agit d'une féroce tempête degrêle qui détruit tout, qui soulève d'énormes colonnes de terre, de fer, des cailloux, deshommes. Si au moins cette horrible agonie pouvait bientôt se finir. »
«
Tranchée! Abominable massacre de pourriture et des selles ,que la terre se refused’absorber, que l'air chaud ne peut pas dissoudre. La puanteur du cadavre, nousl'engloutissons même avec du café, du pain, et du bouillon . »[
Bibliothèque National de Bari
]
Commentaire des Témoignages cherchés.
A travers ces différents témoignages, nous pouvons percevoir les sentiments les plusforts que les soldats de la guerre éprouvaient. Ainsi, nous pouvons voir qu’ils regrettentl’ancien temps, ils ont le souvenir d’un monde meilleur où il n’y a ni tristesse, ni peur.Les familles se dispersent, se détruisent et on ressent le manque des proches. Les temps sontdurs, il y a beaucoup de morts, des cadavres et le décor est terrifiant. C’est une abominabletuerie : l’odeur et le spectacle sont insupportables.
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