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[Alchimie] Georges Aurach - Le Très-Précieux Don de Dieu

[Alchimie] Georges Aurach - Le Très-Précieux Don de Dieu

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LE TRÈS-PRÉCIEUX DON DE DIEU
PR ETI O SI SSI MU M DO N U M D EI

G E O R G E S

A U R A C H

À PRO PO S

I

l y a plus de 80 manuscrits identifiés du Pretiosissimum Donum Dei. Le plus ancien date du XVe siècle. Quelques-unes des ces versions attribuent le texte à Georges Aurach d’Argentine [ou Anrach, de Strasbourg] et le datent de 1475. Georges Aurach, de Strasbourg, se fit remarquer par ses travaux alchimiques vers 1470. Il a écrit un traité sur la pierre philosophale [De Lapide philosophorum,
LE TRÈS-PRÉCIEUX DON DE DIEU
PR ETI O SI SSI MU M DO N U M D EI

G E O R G E S

A U R A C H

À PRO PO S

I

l y a plus de 80 manuscrits identifiés du Pretiosissimum Donum Dei. Le plus ancien date du XVe siècle. Quelques-unes des ces versions attribuent le texte à Georges Aurach d’Argentine [ou Anrach, de Strasbourg] et le datent de 1475. Georges Aurach, de Strasbourg, se fit remarquer par ses travaux alchimiques vers 1470. Il a écrit un traité sur la pierre philosophale [De Lapide philosophorum,

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LE TRÈS-PRÉCIEUXDON DE DIEU
PRETIOSISSIMUM DONUM DEI
GEORGES AURACH
À PROPOS
l y a plus de 80 manuscrits identifiés du
 Pretiosissimum Donum Dei
.
 
Le plus anciendate du XV
e
siècle. Quelques-unes des cesversions attribuent le texte à GeorgesAurach d’Argentine [ou Anrach, de Strasbourg] et ledatent de 1475. Georges Aurach, de Strasbourg, se fitremarquer par ses travaux alchimiques vers 1470. Il aécrit un traité sur la pierre philosophale [
De Lapide philosophorum, qui de antimonio minerali conficitur 
; Basil.,1686]. Lenglet-Dufresnoy lui attribue un Rosaire et unouvrage allégorique intitule Jardin des richesses[
Histoire de la Philosophie hermétique
]. On dénombre desversions en latin, allemand, français et italien, et une enanglais se trouvant à la British Library MS Harley 6453.
I
Fulcanelli cite Aurach dans son
 Mystère des Cathédrales
:«
…[il] montre un matras de verre, rempli à moitié d’uneliqueur verte, et ajoute que tout l’art repose sur l’acquisitionde ce seul Lion verd et que son nom même indique sacouleur. C’est le vitriol de Basile Valentin.
» [
 Myst., p. 185
]Ce n’est pas le vitriol romain [
cf. Atalanta, XXV 
]. Ils’agit là du dissolvant universel. Fulcanelli se réfèreaux planches V, V, bis, V, 4. Canseliet parle du Caputpar une citation de Georges Aurach, dans son
 AlchimieExpliquée sur ses Textes classiques
[
l’Oeuf philosophal
] :«
La première, qui représente un lyon verd, contient laveritable matiere et faict cognoistre de quelle couleur elleest ; et on l’appelle Adrop ou Azoth, Atropum ou Duenech
»et Canseliet d’ajouter : «
Il est vrai que ce n’est pas le lionvert…qui constitue directement la partie la plus importantedu vaisseau de nature, mais bien les deux sels qui endécoulent, et dont l’un vient du caput mortuum, et l’autre,un peu plus tard, de la vitreuse provision, après qu’elle alivré…le bouton de retour.
»Et Canseliet s’est bien sûr gardé de dire quel était ceCaput et quelle était la vitreuse provision [en grec,
παρασκευαστης
, a le sens de ministre ou de serviteur,en rapport direct avec le rôle du Mercure]. Mais il estfacile de faire le rapprochement, riche de cabale, entrele bouton de retour et le retour des cendres, ce que lesanciens alchimistes appellent - avec G. Aurach -
ciniscinerum
[cendre des cendres]. Il devient aisé de voiralors que le bouton de retour ne peut être que le Soufrerouge, l’expression n’étant pas employée par Canseliet,car trop exotérique, et que le sel qui provient du Caputne peut être que celui qui résulte de la décapitation dela Gorgone par Persée : du sang de la Méduse, jaillit eneffet le cheval Pégase et Chrysaor. L’étudiant n’aurapas grand’peine à trouver quel est le SEL qui se cachesous les traits de Chrysaor…Aurach est cipar Fulcanelli dans les
DemeuresPhilosophales
. Au tome II, nous trouvons, p. 112, unedigression sur le serpent Ouroboros, le grandAdepte professe que l’ésotérisme [du dragon qui semord la queue] est équivalente à certaines figuresfigurant dans le
Très précieux Don de Dieu
. On trouveencore une citation de la plume de Canseliet, qui ajouteune composition «
escript[e] par Georges Aurach et peinct[e] de sa propre main, l’an de Salut de l’Humanité rachetée, 1415
».Dans
Etudes de symbolisme alchimique
[
 Alchimie
, Pauvert,1978], Canseliet revient plusieurs fois sur Aurach, pournous présenter le début de la putréfaction : «
L’esprit etle corps entrent ensemble dans la putréfaction salutaire,laquelle, sur le plan de la vérité physique, prescrit qu’ondoive rejeter, avec horreur et indignation, l’incinération desdéfunts.
»Evidemment, si l’on suit l’envieuse recommandationde Canseliet, on n’obtiendra pas la précieuse
ciniscinerum
par laquelle l’occulte devient manifeste, d’où,des ténèbres surgit la lumière, sous la forme de cebouton de retour que les anciens alchimistes ont voiléavec leur lys, leur marguerite ou leur violette selon lestade où ils considéraient l’évolution de ce bouton.Canseliet sur le vitriol : «
Lucifer est l’étoile du matin, lanus des Sages, qui porte, sur sa couronne, ce selsmaragdin, tant précieux à l’artiste et voipar BasileValentin, sous le vocable de vitriol.
» [
 Alchimie
, p. 278]Occasion, pour nous, de revenir sur le symbolismecomplexe de Vénus [cf.
 Atalanta fugiens
]. La planèteVénus, dont Basile Valentin savait qu’elle était de«
computation difficile
» [
Choses Naturelles etSurnaturelles
] a cette double qualité, pour l’alchimiste,d’être la planète la plus visible - en dehors de la Lune et
 
de Jupiter. Et d’apparaître, à intervalle régulier, soit àl’Orient, soit à l’Occident. Les alchimistes nous onttoujours dit que le magistère avait aussi ses pointscardinaux et que le début s’opérait à l’Orient, et la fin àl’Occident. Or, si l’on combine le croissant lunaireterminal et l’hiéroglyphe de Vénus, nous obtenons leMercure des Philosophes, d’pend fortlogiquement le signe des Gémeaux. De même, si l’oncombine le premier croissant de Lune et nus àl’Occident, qui du fait de son parcours d’Aphroditequ’elle était, s’est transformée en Terre - la fameusestibine -, nous obtenons alors le signe de Neptune, quidirige le signe des Poissons. Nous avons donc, d’uncôté un signe d’eau [Gémeaux] et de l’autre côté unsigne d’air [Poissons], selon le système quaternaireréformé que nous avons proposé [cf.
 Atalanta, XXIX 
]. Sil’on tient compte que le Mercure est tout entiergouverné par
l’air et l’eau
, nous tenons dès lors le secretdu dissolvant avec les Gémeaux [le Caducée d’Hermès,emblème de la conjonction, solution de la putréfaction,comme le donne à voir la figure III] et les Poissons[signe du Soufre renaissant].Canseliet :
Quant a la grande semaine ou le Démiurge sereposa le septième jour, voici, maintenant, ce que nous dit, etqui n’est pas sans intérêt, l’adepte inconnu, auteur ducommentaire latin de strophes en langue italienne égalementanonymes, le tout traduit en français par B. de L. initialescachant a peine Bruno de Lansac, ce respectable vieillard quihabitait Paris, vers 1725, et a qui, toujours selon l’abbé Lenglet-Dufresnoy, fut dérobé, par un sieur Halluy, lemanuscrit du Jardin des Richesses par Georges Aurach deStrasbourg « Hortus Divinarum Georgio Auracho de Argentina » : « la Nature qui se plaît dans ses propresnombres est satisfaite du nombre mystérieux de sept, surtoutdans les choses qui dépendent du Globe lunaire, la Lunenous faisant voir sensiblement un nombre infinid’altérations et de vicissitudes dans ce nombre septénaire.C’est par ce nombre magique que la Nature, et tout ce qui endépend est secrètement gouverné. Mais ce mystère naturelest caché aux esprits grossiers qui ne peuvent rien voir que par les veux du corps, qui se contentent de cela et necherchent rien davantage […] »
Georges Aurach [ou Anrach] se faisait appeler aussiBruno de Lansac. Ce nom d’Aurach semble teinté decabale. Ainsi : «
Rullandus Blanchard dit qu’on a donné aunitre les noms Baurach, Algali, sel Anderone, Anatrm,Cabalatar, et que Basile Valentin l’indiquait par celui deSerpent de terre, Serpens terrenus.
» comme le rapportePernety. Outre l’aurichalque [dont on peut considérerque Aurach est l’anagramme incomplet], dontFulcanelli suppute qu’il puisse avoir quelque rapportavec le colcothar, ce qui nous rapproche du vitriolromain [
 Atalanta, XXV 
]. M. Berthelot, de son ,rapporte que l’aurichalque est synonyme du laiton[lato] : «
[…] C’est la plus vieille citation que je connaissedu mot laiton, employé comme synonyme de l’aurichalque,que l’on retrouve d’ailleurs dénommé concurremment (fol.5o v°). Le mot lato lui-même, substitué à aurichalque, estune variante du mot electrum, comme Ducange l’admettaitet comme le démontre le passage suivant de Vincent deBeauvais (Speculum naturale, liv. VIII, chap. xxxvi), lequelmet en même temps a nu l’artifice ordinaire des prétendustransmutateurs […]
» qui désigne l’homme double ignéde Basile, exact équivalent de l’image présentée sur lafigure III. Quant à «
Georgio Auracho de Argentina »,
Argentina est pris pour Strasbourg [par cabale, ville dustras, cf. notrevoie humide], voilà un joli trait. Où l’onapprend, en somme, que Latone doit non seulementêtre blanchie, mais aussi dorée [opération assurée parle bouton de retour de la vitreuse provision, c’est-à-diredu serviteur de verre - verd, vert -]. Canseliet revientune dernière fois sur Bruno de Lansac, au chapitre de
De Cyrano Bergerac
: «
Ce noir plus noir que le noir ettransparent néanmoins, regardons-le, maintenant, dansl’une des phases dont Georges Aurach de Strasbourg,illustra son petit ouvrage nno encore imprimé : Le Tre-Precieux Don de Dieu, escript et peinct de sa propre main,l’an du Salut de l’Humanité rachetée, 1415 […]
»«
La tête du corbeau, une noirceur transparente. Ce qui paraît au-dessus de la matière, n’est autre chose que desvapeurs, ou des esprits, ou de la fumée. Et cette terre noire, jaunâtre et bourbeuse des fèces, qui se tient au-dessus del’eau, descendra et il naîtra des vers
»Notez que par perspective, on peut tout aussi bien voirdans le vase, un sédiment au-dessus duquel surnageune liqueur blanche qu’un bandeau blanc, se situant aumilieu du vaisseau.Dans son
 Alchimie
[Dervy, 1986], J. Van Lennep écritque Canseliet publia le texte du
Très précieux don deDieu
, un mss. du XVII
e
siècle qu’il avait pu recopier en1920 et dont il affirma qu’il différait sensiblement d’unautre exemplaire, postérieur d’un siècle et conservé à labibliothèque nationale [in
La Tour Saint-Jacques
, mars-avril 1957, pp. 62-78 ; pp. 85-90 ; pp. 62-77]. Il s’agitd’une traduction d’un original latin qui est proche dutexte, également illustré, contenu dans un recueil duBritish Museum. On y trouve le texte de JohannesAndreae et le
Donum Dei
de Georges Aurach. Il estdaté, nous dit Van Lennep, du dernier quart du XV
e
siècle. A noter que Thorndike, dans son
History of  Magic and Experimental Science
[New-York, 1934, vol.III, p. 101], signale un
Donum Dei
au nom de JohnDastin à la Bibl. Univ. de Bologne. Il lui partidentique à un texte attribué à Lulle et ayant le mêmetitre. Quoi qu’il en soit, le manuscrit du BritishMuseum est le premier qui développe la quencethématique des vases à figures retraçant les étapes dumagistère. De tels vases étaient déjà apparus dans lestraités de Gratheus [Grasseus ?], puis dans l’
 AuroraConsurgens
.Adam McLean signale : « This famous work has aseries of flasks in which the evolution of the white andred stones is described. It first appears in the 15thcentury and is sometimes ascribed to George Aurachand dated 1475. I have been able to find over 60manuscripts of this work. There are 12 (or sometimes13) small watercoloured drawings in the original Latintext. »Le texte ci-dessous provient probablement del’exemplaire de la BNF. Il est illustré de gravures duesà J. D. Mylius,
 Anatomia Auri
, 1628.
GEORGES AURACH2 PRETIOSISSIMUM DONUM DEI
 
PRETIOSISSIMUMDONUM DEI
LE TRÈS-PRÉCIEUX DON DE DIEU
GEORGES AURACH
’ai eu la science de cet Artuniquement par l’InspirationDivine, qui a permis à sonserviteur de déclarer les raisonsvéritables de juger et discerner, lui donnantla force à la moindre occasion, et son pardoncomme il n’a donné à aucun homme. Parconséquent si je ne craignais pas le jour du Jugement je ne dévoilerai ou publierai riende cette science. Mais je veux rendre mondevoir aux hommes fidèles comme leurAncre de croyance qu’il m'a donné. Celuiqui ne connaît pas les principes en lui-mêmeest très loin de l’art de la philosophie car iln’a pas le vrai livre sur lequel il doit fondersa détermination. Mais si vous connaissezavant tout et principalement ses causesnaturelles et point les autres, alors vous avezle chemin du chemin des principes de cetArt. Et bien qu’un homme connaisse lamatière il demeure à accomplir plusieurschoses. Il est nécessaire que notre pierre soittirée des natures de deux corps avant quel’Elixir puisse être effect, il est parconséquent très vrai de dire : ô Eau de formePontique, ou aigre qui dissous les Eléments,ô Nature très grande, créature de la Naturequi contient la Nature, et domine la naturede tous ceux qui viennent avec la lumière etsont engendrés par la lumière et dont detous elle est la mère, quel un nuage noir estsorti d’elle.
J
GEORGES AURACH3 PRETIOSISSIMUM DONUM DEI

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