Le processus de tutelle
: Dans l’approche constructiviste du développementcognitif de VYGOTSKI, le processus de tutelle rend compte des
interactionsasymétriques
entre un apprenant qui fait novice et un tuteur qui fait expert. Cetuteur qui est pris comme
le médiateur de la culture
, est chargé de mettre à ladisposition de l’apprenant, des instruments, des outils techniques ou des signes,adaptés aux possibilités du novice.
Ce processus d’interactions du tuteur expert,avec le’’ tutoré ‘’novice dans la réalisation d’une
tâche
ou d’une notion àacquérir
est aussi appelé
« interaction de tutorat ou de guidage »
. C’est ce mêmeprocessus que J. Bruner a appelé
« étayage ».
Le travail de groupe
: En nous appuyant sur le vocabulaire depsychopédagogie de R. Lafon, nous pouvons définir
le groupe
comme étant
unensemble de personnes, en nombre limité, poursuivant les mêmes buts etayant conscience d’appartenir à ce même ensemble
.Les objectifs de formation poursuivis par les petits groupes sont variés et ilexiste autant de groupes que d’activités humaines.En situation de classe, lorsque le but de l’enseignant est de faire réaliser destâches en petits groupes par les élèves eux-mêmes pour développer en eux leur capacité de production, de facilitation, de régulation et de socialisation,
la stratégied’enseignement
mise en œuvre est appelé
le
travail de groupe
.Ici encore, la richesse du vocabulaire lié au groupe, définit comme cadre derecherche en classe, mérite quelque précision car nous avons vite fait de confondre
travail
de groupe, travail en groupe
et
enseignement par groupe
.Le travail de groupe
réuni quelques élèves autour de la tâche à réaliser,chaque membre apportant ses possibilités personnelles pour les mettre auservice de la réussite collective. La performance produite ici est celle dugroupe dans son ensemble mais pas celle des membres prisindividuellement. Exemple des exposés en classe : quand la rédaction finaleest présentée on ne sait pas qui est l’auteur de telle ou telle partie.Dans
le travail en groupe
, la production collective est une juxtaposition, unesimple addition de travaux individuels. La structure organisationnellecorrespond à celle d’un atelier, chacun s’enfermant dans son domaine et neprofitant pas immédiatement de l’effort des autres. Exemple du relais enEPS : la victoire finale n’est qu’une simple addition d’efforts individuels,chaque membre ne pouvant apporter de l’aide à un autre en difficulté.
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