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de
JEUNESSE
Quelles politiques pour nos territoires ?
Colloque
CAEN
Samedi 12 septembre 2009
Atelier 4
Les acteurs d’une politique locale enfance jeunesseComment mener une réflexion commune avec lesfamilles, l’école, les associations, la collectivité
 Animateur :
Philippe Clément, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement du Calvados
Rapporteur :
Johann Guérard, délégué national des Francas en Basse-Normandie
Témoignages :
Martine Louveau, coordinatrice du réseau de réussite scolaire sur le plateau de Mondeville,Colombelles, GibervilleJean-Louis Lebouteiller, président de la CDC Val de SeullesArnaud Vasselin, responsable du pôle vie fédérative à la Ligue de l’enseignement du Calvados
Thématique développée :
Quelle prise de conscience des rôles respectifs ?La cohérence éducative entre les acteurs, entre les temps de l’enfant et du jeuneLe travail en commun des acteurs, la fédération des acteurs éducatifs1) Rappel rapide des facteurs économiques, sociaux et socioculturels, institutionnels qui ont diversifié et ,multiplié les acteurs au fil du temps depuis l’après seconde guerre mondiale.2) Rappel également des conceptions plus ou moins idéologiques, en tous cas des référentiels différents quidiversifient les approches par les acteurs des enjeux des politiques de l’enfance et de la jeunesse.3) La question de notre atelier : comment organiser la réflexion commune des acteurs des politiques localesd’enfance et de jeunesse ?Les fondements de la réflexion commune des acteurs résident le plus souvent dans la recherche de cohéren-ce éducative et de continuité éducative.
Quelle prise de conscience des rôles respectifs des acteurs
? : la famille (donc les parents), l’école(donc les enseignants, l’inspection de l’Education nationale, les réseaux d’éducation prioritaire), les structu-res d’accueil péri et extrascolaire, les associations sportives, les associations ou les structures d’éducationartistique et culturelle, les services sociaux ou médico-sociaux : qui fait quoi, dans quelle logique, avec quellepréoccupation dominante ? Comment développer, enraciner cette prise de conscience par chaque acteur del’existence, de la mission, du cadre et de la logique de l’autre pour parvenir à travailler ensemble?
La cohérence éducative entre les acteurs, entre les temps de l’enfant et du jeune
: pourquoi, quelest son intérêt, son sens ? Vraisemblablement la transmission des valeurs, mais lesquelles ? Vraisemblable-ment aussi, la transmissions des savoirs, des savoirs être et des savoir-faire en référence aux valeurs, maisquels savoirs? Vraisemblablement enfin l’institution du rôle de l’adulte, sa reconnaissance, sa prise en comptepar les acteurs, qu’il soit enseignant, parent, éducateur, animateur, conseiller, intervenant périscolaire, assis-tant social. Sur quoi fonder cette cohérence ? C’est la question du projet partagé, des objectifs éducatifs, desobjectifs opérationnels, des règles de vie, etc....
La continuité éducative
: pourquoi ? En quoi consiste t’elle ? Notion temporelle : diachronique (assurer
 
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une certaine continuité éducative tout au long du parcours de l’enfant ou du jeune : conquête progressivede l’autonomie, passerelles entre les tranches d’âges, appropriation par les acteurs de la notion de parcours)et synchronique (continuité entre les temps de vie de l’enfant ou du jeune pendant les périodes scolaires ounon scolaires, prise en compte des rythmes biologiques et chronobiologiques, psychologiques et chronopsy-chologiques).
Le travail en commun des acteurs, la fédération des acteurs éducatifs
: comment se construisent lacohérence et la continuité éducatives ? On parle de diagnostic de besoins, d’attentes et de projet partagés.On évoque l’appropriation par chaque acteur de la méthodologie du projet et de la notion de contrat. Onsouhaite la construction d’une culture commune : vocabulaire commun et partagé pour désigner les valeurs(citoyenneté, vivre ensemble, civilité, autonomie, responsabilité, esprit critique, droits et devoirs, participa-tion active, respect de l’environnement, etc.), les projets périscolaires (accompagnement éducatif, accompa-gnement à la scolarité, aide aux leçons, aide aux devoirs, soutien scolaire), les projets extrascolaires (accueiléducatif collectif de mineurs, camps en autonomie, information jeunesse, locaux de jeunes, junior associa-tions), les modes, critères, indicateurs et outils de l’évaluation. On hésite entre différents concepts de travailen commun, de la simple information ou consultation à la co-construction ou au partenariat en passant parla concertation, la participation.Comment instituer, animer, “gouverner” cette fédération des acteurs entre pilotage politique et conduitetechnique du projet, entre réflexion territoriale (la politique enfance / jeunesse sur le territoire avec tousses aspects “temps scolaire, temps libre et temps familial”) et réflexion thématique (parentalité, accueil despersonnes en situation de handicap, éducation contre les discriminations, éducation à l’environnement et audéveloppement durable, prévention de la délinquance, etc. selon les besoins repérés sur le terrain).
Paroles des intervenants
 1 )
Martine Louveau, coordinatrice du Réseau de réussite scolaire de Colombville
(Colombelles,Mondeville, Giberville) revendique le fait que l’enfant soit au centre de la cohérence éducative. Qu’est-ce quel’enfant ? Quel est son temps, son rythme de vie ? En quoi et comment son temps de vie contribue t-il à leconstruire ? Quel est le projet éducatif pour l’enfant ? La cohérence éducative, c’est d’abord la cohérencedu projet pour l’enfant. Ce n’est pas la cohérence du système, du dispositif et des acteurs dans le systèmequi est première. Le temps du système n’est pas le temps de l’enfant; il y a un vrai décalage entre ces deuxtemporalités. La cohérence du système l’emporte trop souvent sur la cohérence du projet pour l’enfant.Il existe notamment une problématique du temps : des représentations plus ou moins justes de l’école et dutemps de l’école. Il serait donc nécessaire avant de travailler ensemble de formaliser et partager les repré-sentations sinon la démarche est trop rapide.On ne prend pas assez de temps pour réfléchir sur le temps de vie de l’enfant, notamment le temps scolaire,et formaliser une culture commune de ce temps comme socle de travail ensemble.On ne prend pas le temps pour se dire sur quoi on est d’accord. Ou alors on peut être d’accord d’un point devue politique mais le projet éducatif, notamment scolaire, n’est pas au centre des dispositifs. Tel un simula-cre, au sein des dispositifs, on parle de l’école mais sans réellement la prendre en compte alors qu’il y a uneinjonction des acteurs institutionnels qui fonctionne comme une incantation (s’inscrire dans la « cohérence,la continuité, la complémentarité avec l’école »).Comment construire la cohérence ?La cohérence, c’est le rapport entre les moyens et les objectifs. Trop souvent, on ne prend pas le temps defaire l’analyse des enjeux, ni d’identifier des problématiques. Le plus important est de prendre le temps etd’avoir l’énergie de discuter : faire le point sur les intérêts communs et les intérêts de l’école. Il faut connaî-tre et comprendre le territoire.
 
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2)
Jean-Louis Lebouteiller, président de la Communauté de communes du Val de Seulles
, évo-que les difficultés qu’il a rencontrées avec les enseignants, par exemple des problèmes de partage deslocaux scolaires. Localement, un coordonnateur fait le lien entre l’Education Nationale et le C.E.L.Ni l’Ecole, ni la famille, ni la société ne prennent en compte vraiment le temps de l’enfant.Qui est au centre de la politique de l’enfance et de la jeunesse ? L’école, les parents, les élus qui se fontplaisir ? Pas vraiment l’enfant et le jeune.Comment se fait le lien entre le programme scolaire et l’exigence de formation du citoyen (cf. vie associativeet / ou conseils de jeunes) ? Quelle cohérence éducative car il existe un décalage entre les contenus scolai-res et les besoins de formation, notamment du citoyen ?Il y a un cloisonnement entre les temps scolaire – périscolaire et celui de la famille. Le besoin se fait sentirde décloisonner mais que faire du consumérisme des parents (véritable obstacle à la continuité éducative) ?Les acteurs éducatifs doivent-ils simplement répondre à des attentes ?Il est nécessaire de réunir des personnes compétentes dans différents domaines et de renforcer la coordina-tion et la professionnalisation des acteurs.3)
 Arnaud Vasselin, délégué «Vie fédérative / Vie associative » à la Ligue de l’enseignement duCalvados
revient sur l’importance du Projet Educatif comme référent commun des acteurs : valeurs, finali-tés éducatifs, objectifs.Les acteurs (parents et enseignants compris) ont besoin d’analyser ensemble, d’identifier ensemble des en- jeux, des problématiques à traiter, des objets communs à partager. Ce « travailler ensemble » est indispen-sable pour connaître et comprendre son territoire. Il permettra de mutualiser des intérêts différents.Il faut une volonté, une énergie, une force considérables pour travailler ensemble, partager, échanger.Les contrats engagent les acteurs, certes, mais ça ne suffit pas. Ils ne font pas, à eux seuls, les dynami-ques.La question inévitable pour les acteurs est : qu’est-ce qui fait intérêt général, quel(s) projet(s) ?Il est essentiel que les élus affirment un projet de politique éducative : des valeurs pour partager et négo-cier, pour proposer une vision de l’avenir. Il ne suffit pas de vouloir réunir les gens. Arnaud Vasselin évoque également le rôle de l’animateur du groupe d’acteurs. Comment remettre en mou-vement les acteurs pour travailler ensemble sur une volonté commune ?Pour vaincre des résistances liées aux représentations et au manque de temps pour les partager ? L’anima-teur doit être respectueux des acteurs, prendre en compte leurs logiques, leur disponibilité aussi (respecterle temps des réunions).
Contenus des débats :Premier intervenant
:Question des démarches participatives : nécessité de construire une culture participative en matière d’édu-cation afin de respecter l’engagement de chacun. La cohérence éducative est elle d’emblée et réellement unbesoin ressenti ? Il faut peut-être simplement commencer par identifier les rôles de chacun et les dénomina-teurs communs entre acteurs, ceux sur lesquels on va échanger. Par exemple, identifier les dénominateurscommuns sur la question de l’Education à la citoyenneté.
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