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JEUNESSE
Quelles politiques pour nos territoires ?
Colloque
CAEN
Samedi 12 septembre 2009
Synthèse écrite
: Patricia Jehanne, Conseillère d’éducation populaire et de jeunesse à la DRDJSCe temps de clôture a été l’occasion de retracer la journée, autour de grandes questions qui ont émergées età partir du témoignage des rapporteurs des ateliers et tables rondes.
La participation des jeunes et la valeur ajoutée
La valeur ajoutée s’est surtout traduite par des mots forts :Compétences acquises, développement de confiance en soi, production de citoyenneté à travers l’engage-ment dans des projets, imprégnations successives par le fait d’être partie prenante d’une politique de jeu-nesse, connaissance des mécanismes de la société.
Les apports d’une politique de jeunesse
Une politique de jeunesse permet de passer « du coup par coup », de l’éparpillement à la cohérence, à lacomplémentarité des acteurs. Plus de dynamique, plus de participation active, plus d’échanges au sein de lacommune, plus de soutien de la part des institutionnels, une optimisation des ressources locales ( humain,logistique...), un appui sur un partenariat externe ( fédérations d’Education Populaire )
Les moyens mis en œuvre, à travers les deux témoignages de collectivités locales
Deux situations différentes décrites le matin :Une collectivité qui a mûri un projet avec un partenaire associatif et qui a structuré un projet à partir d’undiagnostic partagé. Cette démarche a permis d’aboutir à un projet évolutif prenant en compte des probléma-tiques et des besoins. Elle s’est appuyée sur un réseau qui a apporté des ressources humaines, techniques etéducatives. Ce projet a nécessité la mise en place d’une coordination.Une collectivité qui est en train de remettre en place une démarche structurante et qui s’appuie sur des res-sources internes à la collectivité.La situation géographique rend les apports extérieurs difficiles mais la collectivité semble s’orienter vers unpartenariat avec une fédération d’Education Populaire.
L’organisation de l’action collectiveLes acteurs d’une politique de jeunesse
: l’Education Nationale, les parents, les élus locaux et les pro-fessionnels de terrain...Un problème repéré : la représentation des uns et des autres qu’il convient de dépasser. Des démarches deprojet qui ont du mal à avancer tant que ces représentations perdurent. Il est indispensable de créer uneculture commune, une connaissance et une reconnaissance partagée. Il faut par conséquent du temps pourse connaître.
Les freins
: le manque d’habitude des acteurs pour travailler de manière transversale. La tentation du replisur soi est forte, elle est souvent évoquée pour l’Education Nationale par exemple. Le décalage entre letemps des projets et le temps des dispositifs.
Les conditions pour faire évoluer les situations et pour aboutir au projet
: le temps, le respect desacteurs dans leur différence et leur spécificité, l’utilisation d’un vocabulaire compris de tous, une énergie àmobiliser, la nécessité pour les élus locaux d’expliciter les valeurs qu’ils souhaitent porter et l’acceptation queces valeurs soit l’objet d’un échange, d’un débat et d’une négociation.
Un décalage entre espace urbain et espace rural
? Des dispositifs existent sur les territoires urbainsalors qu’il n’y a rien dans les territoires ruraux.
Clôture animée parBertrand Tierce
 
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JEUNESSE
Quelles politiques pour nos territoires ?
Colloque
CAEN
Samedi 12 septembre 2009
La politique de jeunesse en milieu ruralComment définir le rural
? Une commune « locomotive » accompagnée de petites communes satellites.
Identification des effets de taille
: une taille limite ? Il n’y a pas de modèle type, la mise en place d’unepolitique dépend plutôt de la volonté locale.
Préconisations
: Etablir le diagnostic local. Il peut être fait appel à des structures extérieures ( type fédéra-tions, DRDJS…)Il semble indispensable que l’élu local soit accompagné d’un coordonnateur à l’interne (salarié ou d’unestructure externe). Dans ce cas, il est aussi indispensable que les ressources extérieures soient mieux con-nues et identifiées par les communes et intercommunalités.Souvent, en milieu rural, le nombre d’acteurs est multiplié (nombreux élus concernés dans le cadre de l’in-tercom par exemple) et aussi par la richesse du tissu associatif en milieu rural. Il y a nécessité de faire con-naître tout ce qui existe en milieu rural.
Des modèles
? Non, rien n’est transférable, chaque territoire présente un diagnostic différent et par consé-quent mettra en place un projet singulier.
Les modalités de mise en œuvre
Par rapport aux valeurs, le cadre administratif choisi a-t-il de l’importance?Il semble que sur le terrain, cette question n’ait pas tant d’importance que cela.Ce qui semble poser plus de difficultés, ce sont les ruptures dans la continuité éducative.Les changements, dans le cadre des marchés publics peuvent avoir des conséquence pour les animateurs(changement d’employeurs, de valeurs ...) et pour les publics eux-mêmes qui peuvent avoir du mal à seretrouver dans des fonctionnements différents.Les choix du cadre juridique peut-il peser sur l’indépendance, l’autonomie des associations? L’atelier a sur-tout échangé sur la modalité de mise en œuvre retenue, la maîtrise du projet politique des élus et la maîtrisedu projet éducatif par les porteurs. Entre les deux, il peut exister une contradiction.Il est observé que les élus font plutôt des choix « confortables », à savoir, le recours à la délégation de ser-vice public ou à la subvention annuelle allouée aux porteurs. Ce sont des cadres qui peuvent se mettre enplace rapidement et facilement. Il est plus difficile et plus long de mobiliser l’ensemble des acteurs dans unedémarche participative.Enfin, il est rappelé que le passage en marché public n’est jamais une obligation, malgré ce qui est souventdit.
Que retenir de cette journée
? (propos de clôture )Pas de projet éducatif sans une volonté politique des élus locaux. L’élu est l’élément moteur de la démarche.Le projet politique se construit en marchant.Pas de projet éducatif sans une approche méthodologique rigoureuseNécessité d’une coordination technique.Il y a besoin de travailler l’évaluation, à savoir développer une culture de l’évaluation.Le choix du territoire doit être pertinent. Même s’il n’existe pas de dogme dans le Calvados, il est observéque 70% des communes qui ont transféré les compétences éducatives à l’intercommunalité sont satisfaitesde ce choix. Sans doute est-ce le bon territoire.De nouvelles tranches d’âge doivent faire l’objet d’une prise en compte, à savoir, les 16/20 ans , voire les16/25 ans.Il y a une satisfaction à voir que de plus en plus d’élus locaux souhaitent mettre en place une politique de jeunesse car la jeunesse est devenue un enjeu fort. Il y a un débat public qui s’instaure autour de cettequestion, ce qui prouve qu’un degré de maturité émerge. C’est devenu une thématique légitime au planlocal, comme d’autres thématiques qui étaient plus habituelles.
Cloture
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