de
JEUNESSE
Quelles politiques pour nos territoires ?
Colloque
CAEN
Samedi 12 septembre 2009
Quelles politiques de jeunesse pour nos territoires ?
Le titre du colloque mérite quelques remarques sur le choix de ses termes.
Quelles :
On recherche, mais on ne part pas de rien. Un travail toujours en devenir.
Politiques :
ambition, mobilisation de ressources (équipements, financières, humaines, logistiques) ce quiimplique un coût mais aussi nécessite une efficacité. Le choix aurait pu porter sur le terme « activités ». Ceque l’on propose, ce sont des activités. On aurait également pu aborder la question avec le mot contrat. Ilrenvoie très souvent à des dispositifs sectoriels et à leur superposition (CLAS, CLS, REAAP, accompagnementéducatif…). Le terme de projet n’a pas été retenu. Même si l’action est pensée en mode projet, ce dernierest difficile à mettre en place vis à vis d’une population (la jeunesse) qui a des besoins différents.Le mot politique englobe à la fois de nouvelles intentions, celle de faire mieux. Il s’agit d’une volonté dura-ble, vivante qui nécessite de la rencontre.
Jeunesse :
C’est un terme assez confus toujours en évolution de définition. La convention internationaledes droits de l’enfant évoque une population entre 0 et 18 ans. Aujourd’hui, le terme « jeunesse » tend àprendre en compte les 18/28 ans, englobant ainsi les jeunes adultes.Des distinctions se font entre la petite enfance et l’enfance, renvoyant à des publics non autonomes et despré adolescents et des adolescents en besoin d’autonomie mais aussi d’accompagnement. Autour de ces distinctions d’âge se jouent également des besoins, des pressions spécifiques. Il y a un dé-calage entre le temps de classe et le temps de travail des parents. Le besoin de garde est pressant et lescollectivités locales sont interrogées pour harmoniser les besoins sociaux.Quant aux pré adolescents et adolescents, il est noté le déficit d’actions en leur direction malgré le besoind’accompagnement afin de compenser le processus de socialisation par les pairs qui ne peut suffir.Il s’agit, pour la jeunesse de penser une politique avec un sens partagé mais avec des actions différenciées.
Nos territoires
: il faut y lire une co-responsabilité. Dire nous, c’est partager pour agir, c’est vouloir libé-rer l’énergie des acteurs locaux. Le terme « territoire » pourrait renvoyer à une approche technocratique (zonage administratif ), il renvoie plus à l’idée de pays, à savoir des lieux de vie identifiés, à la circulation despublics et à l’environnement des familles et des jeunes qui peuvent faire l’objet d’une réflexion.
Qu’en est-il aujourd’hui des politiques de jeunesse ?1. La place des différents temps et de leur interaction
Le temps scolaire : il est à la fois extrêmement concentré en France (le nombre de journées de classe leplus petit et la journée de classe la plus longue en Europe ). Il n’est pas négociable et détermine tous lesautres temps (exemple de la semaine à 4 jours). Le temps scolaire impacte le temps social.Le temps libéré est un temps qui présente des enjeux très forts : celui de compenser des inégalités socialeset éducatives, celui d’avoir pour lui des ambitions, un sens avec des valeurs référentes. C’est un temps quipermet l’exercice de la liberté et de la citoyenneté.Il y a encore beaucoup à faire pour le développer en qualité.Il est aussi facteur de dépense qu’il convient de mutualiser. Il a également un impact économique. Il estfacteur de la création d’un grand nombre d’emplois.
InterventionJoël Balavoine
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