LES INSCRIPTIONS DE VELEIA-IRUÑA
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les autorités politiques de la province ont procédé, sur la base de ces mêmes rapports, à la fermeturedu site archéologique, ce qui a entraîné le licenciement immédiat de l’ensemble du personneltravaillant depuis des années sur le site
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, et ont porté l’affaire devant les tribunaux.Jusqu’à présent l’observateur européen, neutre et impartial, dont nous sommes, bref l’observateurparfaitement indifférent, dont nous sommes également, aux rebondissements et aux « dessous », sitant est qu’il y en ait, de cette situation « politico-judiciaire » qui, quoique surprenante, ne concernefinalement que les autorités espagnoles, administratives, universitaires, politiques ou autres, bref l’observateur extérieur, dont nous sommes encore une fois, serait peut-être, à la rigueur extrême, endroit de faire part de son étonnement devant la tournure pour le moins inattendue et le déroulementquelque peu étrange de tous ces événements, du moins tels que les rapportent régulièrement lesmédias écrits et audio-visuels et il n’y a, semble-t-il, aucune raison de douter des récits, comptesrendus et autres explications émanant de ces moyens de communication.Vu depuis le monde de la recherche, du moins telle qu’elle se conçoit en France, tout cela pourraparaître, il est vrai, relativement étrange. Mais cela ne regarde finalement que les personnes qui sont,de près ou de loin, mêlées à cette affaire.Le fait est, pour revenir sur un terrain purement scientifique, le seul qui puisse nous concernerréellement, que ces rapports universitaires, des rapports officiels précisons-le bien, et les conclusionsqu’ils contiennent ont été rendus publics, à savoir versés officiellement dans le domaine public
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.Ces rapports étaient-ils destinés à être rendus publics ?Nous n’en savons rien.Le fait est qu’ils l’ont été et c’est là finalement le seul point qui compte.Car à partir du moment où ces conclusions universitaires (en réalité de « certains » universitaires,ce qui n’est pas la même chose comme on le verra par la suite) ont été rendues publiques, cesdernières se sont retrouvées, et se retrouvent
de facto
exposées à la critique
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, tout à fait légitime etinévitable, de l’ensemble de la communauté savante internationale versée dans ces questions.Personne ne peut sérieusement contester ce fait.Or quel n’a pas été notre étonnement
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et dans notre cas il en faut beaucoup pour provoquercelui-ci
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, à la lecture de ces rapports universitaires officiels ! Les arguments avancés par la plupartde ces auteurs, tout comme le ton et le style, fort inhabituels, parfois même familiers, de certains deces commentaires
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principalement ceux avancés par Lakarra
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, un auteur versé dans l’étude de lalangue basque, Gorrochategui
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, spécialiste des langues indo-européennes anciennes et MadameVelázquez
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, latiniste de formation
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, sont toujours étonnants, souvent inattendus, parfois tout à faitimprobables sinon absolument inexacts, voire franchement extravagants et saugrenus, alors que leursauteurs sont censés appartenir à l’élite intellectuelle de leur région ou pays, et être dans leurspécialité ce que certains sportifs sont dans leur domaine respectif, à savoir : des athlètes de hautniveau.Le principal tort de ces auteurs est en effet de présenter la plupart du temps, sinon presquetoujours, leurs explications comme des certitudes, des « certitudes » que même certains d’entre eux
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Des archéologues accusés désormais publiquement et officiellement par ces mêmes responsables politiquesprovinciaux, sur la base de ces fameux rapports qui feront longuement l’objet de nos commentaires, d’être àl’origine de la prétendue falsification.
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Tous les rapports sont consultables sur le site officiel du gouvernement provincial d’Alava.
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Des conclusions ressortant de rapports universitaires officiels à l’origine, ne l’oublions pas, de la mise auchômage d’un grand nombre de personnes. Il ne s’agit pas en conséquence d’un simple débat savant et feutréentre érudits de bonne famille discourant aimablement et savamment autour d’une tasse de thé. C’est égalementen cela que cette affaire « veleyense » est extraordinaire.
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Lakarra, J., 2008,
Informe sobre supuestas inscripciones eusquéricas antiguas de Veleia
, rapport daté du19 novembre 2008.
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Gorrochategui, J., 2008,
Dictamen a la Comisión Asesora de la Diputación de Álava sobre los hallazgosepigráficos de Iruña-Veleia
, rapport rendu public le 22 juin 2008.
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Velázquez, I., 2008,
Informe sobre los grafitos latinos de Iruña-Veleia
, rapport daté du 4 décembre 2008.
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