Compétition
édition du mardi
20 octobre 2009
3
- L’Algérie se prépare pourlabataille du 14 novembre…
- Tout le monde se prépare pourfaire incha Allah la fête. Tous lesingrédients sont réunis pour quel’Algérie retrouve la cour desgrands. En tous les cas, mon vœuest de voir l’EN en Afrique du Sud.
- La pression et la tension mon-tent au fil du temps. Il ne restedésormais que 26 jours avant lechoc…
- Le jour J arrive à toute allure,on espère que notre sélection seraprête pour donner la joie à ce peu-ple qui attend depuis des lustres devoir les couleurs de son pays avecles grosses cylindrées. On souhaiteque la qualification soit pour nous.De mon côté, je reste confiant.
- En 1989, vous avez affrontél’Egypte. Comme se sont pas-sés les jours qui ont précédé cerendez-vous?
- Il faut savoir qu’à l’époque, onétait amoindris psychologique-ment. On savait à l’avance quel’arbitrage allait nous léser. Pascomme aujourd’hui, le groupe seporte à merveille. Rien ne lui faitpeur.
- Pourquoi étiez-vousamoindris psycho-logiquement, est-ce à cause desEgyptiens?
- Non, ce n’estpas ça. On n’étaitpas bien morale-ment, car on venait juste d’avoir un nou-veau staff technique.Kermali est venu nous driver.Aussi, le match amical qu’on avaitperdu contre l’Italie (1-0), unesemaine avant l’Egypte nous a jouéun mauvais tour. Ce n’est pascomme aujourd’hui, on est sur unecourbe ascendante.
- 1-0 pourl’Egypte cette année-là. Un score qui arrangera sansaucun doute les affaires desVerts aujourd’hui…
- Il faut savoir que les Egyptiensn’étaient pas meilleurs que nous.Ils avaient le moral au top. Ilsavaient décroché un nul chez nous.Ils étaient, si on veut, plus motivésque nous. Malgré cela, on a fait unbon match et on aurait pu réaliserun résultat probant. Mais c’est lepassé, on ne peut le changer.Aujourd’hui, on a les moyens departir au Caire et battre lesEgyptiens chez eux.
- Pourquoi l’Algérie a rare-ment réussi au Caire ?
- Il faut savoir que la pression etce que font les Egyptiens pourvous mettre hors service sontimparables. La veille du match de1989, on a mal dormi. Des suppor-ters sont venus à l’hôtel pour fairedu bruit qui a duré jusqu’au matin.Tout cela pour vous dire que toutest permis pour mettre lesAlgériens dans des conditions exé-crables.
- Pourquoi l’affiche Algérie-Egypte est toujours passion-nante même quand l’une desdeux équipes n’est pas au top?
- C’est la presse égyptienne quifait tout pour enflammer l’opinionpublique. Car, ils savent au fondd’eux qu’ils sont inférieurs à nous.Cela dit, les rendez-vous entre cesdeux nations ont toujours eu lecachet d’un derby. Aucun descamps ne veut perdre le pari.
- Mais, on a l’impression queces rencontres sortent de leurcadre sportif…
- C’est vrai, les rencontres entreEgyptiens et Algériens prennentd’autres dimensions. Mais il fautsavoir que ce ne sont pas lesAlgériens qui font cela. Ce sont lesEgyptiens qui font leur cinéma.Car après tout, c’est un matchcomme les autres, mais eux, ilsveulent concentrer tous les projec-teurs sur eux. Cette fois, inchaAllah, c’est notre étoile qui brillerale 14 novembre pro-chain.
- La presseégyptiennes’était-elleenflam-mée à l’é-poquecommeelle le faitaujourd’hui?
- Il faut savoirune chose, les Egyptienssouffrent du complexe de supério-rité. Ils croient que le fait de dire«Misr Oum Dounia» (l’Egypte lamère du monde) voudrait direqu’ils sont les meilleurs en tout. Aufond d’eux, ils savent que noussommes meilleurs qu’eux, et c’estce qui fait qu’ils soient à l’offensi-ve à chaque rendez-vous algéro-égyptien.
- Donc, c’est la peurde perdredevant l’Algérie qui a générécette vague d’hostilités…
- La presse ou le peuple égyp-tiens, tout ce monde a peur et il estsous pression. Car ils savent qu’ilsne pourront jamais nous battre parun score lourd. Les Algériens ontl’effet de guillotine sur l’Egypte.Nous sommes plus forts etmeilleurs qu’eux et cela, ils lesavent certainement.
- On a déjà été battus parlesEgyptiens parun score lourd,de 5-2…
- C’était une erreur de parcours,mais on a rectifié le tir depuis. Ona aujourd’hui une équipe capablede battre les Egyptiens chez eux.Les Egyptiens savent très bienqu’ils n’arriveront jamais à battrel’Algérie par unscore de 3 à 0. C’estpour cela qu’ils pan-iquent.
- Donc, c’est la rai-son pourlaquelleils parlent de matchbarrage!
- Absolument! LesEgyptiens sont cons-cients qu’ils ne pourront jamais dépasser les deuxbuts devant une équipecomme celle de l’Algériequi a fait un excellent par-cours depuis le début, etce n’est pas aujourd’huique cette équipe baisserales bras. Ils savent que cerendez-vous sera très dispu-té. Anous de faire la diffé-rence et montrer à cesPharaons que nous, on neparle pas de nos exploits. Onles montre sur le carré vert. Ilfaut savoir aussi qu’un match d’ap-pui ne nous intéresse pas. Nous, onveut décrocher la qualif’au Caire.
- Vous semblez optimiste quantà l’issue de cette «tsunamique»partie…
- J’ai vu ce qu’on a dans le ven-tre. On a une équipe qui a des tri-pes et qui peut réaliser des mer-veilles. On a un groupe de joueursqui peut écrire en lettres d’or sonpassage dans ce monde footballis-tique. Le groupe est conscient et ilsait ce qui l’attend au Caire. Je suispersuadé qu’il fera en sorte de met-tre tout en œuvre pour réussir lepari.
- Pouralleren Egypte muni detous nos moyens. Avotre avis,48h avant le match suffisent-elles pournotre sélection?
- Sincèrement, je ne pense pasque ça serait suffisant. Si on comp-rend bien, le groupe sera au Cairele 12 novembre. Il va falloir passertoute la journée à l’aéroportcomme à l’accoutumée. Car, c’estce qu’on vivait à chaque fois qu’onse déplaçait là-bas. Donc, un joursera écoulé. Pas possible de récu-pérer en 24 heures. Je pense qu’ilserait préférable de partir avant,mais ça reste mon avis.
- Les spéculations vont bontrain en ce qui concerne lavariante tactique que vontappliquerles Algériens auCaire. Avotre avis, quel seraitl’idéal pourrevenirglorieux dupays du Nil?
- Il faut savoir que les Egyptiensn’ont pas d’autres solutions que de jouer leur va-tout contre nous. Lemot d’ordre sera, sans aucun doute,l’attaque à outrance. Ce qui veutdire qu’il y aura des espaces libresen arrière. Il faut profiter de cela.
- Si vous étiez le coach égyp-tien, vous opterez pourquelschéma?
- Shehata va affronter lesAlgériens avec le 3-4-3. Il mettral’attaque à outrance en haut dutableau. Il faut savoir que lesPharaons se doivent de marquer aumoins deux buts pour rester encourse. Ce n’est pas notre cas…
- Saâdane devra jouerla cartede la prudence dans ce rendez-vous, n’est-ce pas?
- Je pense qu’on jouera commeon sait le faire. On ne va pas défen-dre, c’est clair. Je pense queSaâdane appliquera le 3-5-2. Lameilleure défense, c’est bien l’at-taque. Seulement, il faut éviter leserreurs comme lors du match cont-re le Rwanda.
- On sentait un déséquilibredans l’équipe…
- Absolument! Meghni se sen-tait gêné. Il n’était pas à l’aise. Ilfaut le placer dans son poste pourqu’il donne le plus attendu. Il seraitbien de le positionner juste aprèsles attaquants. Ziani, par contre,serait mieux en arrière. C’est unpasseur de ballon de qualité. Je levois beaucoup plus dans le mêmeposte que Fergani à notre époque.
- Meghni est le 10 que recher-chait l’EN depuis des lustres.Carjustement, après vous, onn’a pas rencontré un 10. Il y aeu Saïb, mais ce n’était pas unvrai 10…
- Meghni est bourré de qualitéstechniques. Malheureusement, ilne s’est pas encore fondu dans ledécor de l’EN. Il lui faut plus detemps de jeu avec les Verts. Il fautle placer dans son poste pour avoirdes résultats. Donnez le 10 àMeghni et vous allez voir ce qu’ilpeut donner sur le terrain.
- Peut-on dire que la relève deBelloumi est Meghni?
- Il a montré qu’il est un joueurde qualité à La Lazio où il évolue.Si on le laisse évoluer dans sonposte, il est capable de faire la dif-férence. Sa grande vision de jeu luipermet de proposer un jeu de qua-lité.
- Revenons à vous. BrahimHassan ne vous apas raté dans sesinterventionsdans lesmédias égyp-tiens…
- J’en aientendu parler.Mais sincèrement, jene me prends pas la têtepar les déclarations de celui-là.Chacun a son palmarès et son his-toire. La mienne, je ne la racontepas, je laisse les gens la narrer. Parcontre, ce Brahim, Béjaïa pourraittémoigner de son attitude.Cependant, je tiens à préciser unechose…
- Laquelle?
- C’est honteux que ce Hassanqui, soi-disant est une «star égyp-tienne» évoque notre président dela République, en déclarant quec’est lui qui a tout fait pour réglermon affaire. Je lui réponds quemoi, j’ai fait mon devoir national ettoi, tu as fait quoi? Car si on suitbien, les anciens joueurs égyptiensne sont pas sollicités comme lui.Car on l’invite seulement pour sagrande gueule, c’est tout.
- Si on vous demandait unconseil pourles Fennecs. Quedirez-vous?
- Prudence, malice et surtout l’a-mour du pays. Car la qualificationsera décrochée par des guerriersqui aiment leur pays et qui sontprêts à mourir pour la mère patrie.Nos joueurs se doivent d’être plusqu’intelligents dans ce genre derencontre. Bien sûr, être prudentpour éviter de mauvaises surprises.Mais je pense que nos Verts onttout ce qu’il faut pour cette partie.Pour moi, on est qualifiés à 100%.
- Votre pronostic…
- Je ne peux pas donner le scorede la partie, mais une chose est cer-taine, on se qualifiera au Caire,c’est clair. Nos joueurs feront cequ’il faut incha Allah.
A. Z.
Généreux et sympathique, c’est comme cela qu’on peut décrire notre légende vivante qui, à chaque fois qu’on a besoin d’elle, est prête pour nous donner un coupde main. Lakhdar a bien voulu revenir en arrière, dans le temps pour nous parler desEgyptiens et bien sûr donner des conseils aux Verts avant le déplacement del’Egypte.
Entretien réalisé par Amina Z.
BELLOUMI
« D o n n e z l e 10 à M e g
Leave a Comment