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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 19 octobre – Volume LXXVII N
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SPORTSARTS ET CULTURE
Hippocampe
Hockey
Faux départ
Photo Jessica RosePhoto Yanick Macdonald
Le présent conjuguéau passé
Dossier spécial :
La droguedans tous ses états
P. 6-9, 14, 15,18, 19, 23
 
Actualités
Ariane MarcotteIsabelle Laroseactualites@larotonde.ca
le 19 octobre 2009actualites@larotonde.ca
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www.larotonde.ca
 Philippe Teisceira-Lessard 
C
’est finalement AlexandreChaput qui a remportél’élection partielle pour leposte de vice-président auxactivités sociales. Avec 38,3 % des voix exprimées, l’actuel coordonna-teur des Productions Zoom succèdede justesse à Jean Guillaume, le der-nier v-p qui avait démissionné dansla controverse.« J’aurai beaucoup de travail à fairepour organiser de bons événementssur le campus. C’est ma premièrepriorité », a-t-il fait part à
 La Rotonde
 
quelques minutes après le vote. Avec moins de 3 % de participa-tion, cette élection partielle peutdifficilement avoir la même crédibi-lité que l’élection générale de févrierdernier.« C’est une question difficile », ac-corde Seamus Wolfe, président de laFÉUO et du comité électoral. « Onsait que dans toutes les électionspartielles, les taux de participationne sont jamais hauts. Pour un pos-te de v-p social, dans une périoded’examen, je suis confortable avec letaux de participation. Heureux, non,mais confortable, oui. Ça va. » Wolfe a aussi une réponse touteprête pour ceux qui osent accuserla méthode de scrutin traditionnellepour la participation anémique.« L’idée que le vote électroniqueait augmenté le taux de participa-tion l’année dernière est trompeuse.Oui, c’est une partie de la raison, ab-solument. Mais la vraie raison pourexpliquer ce taux, c’est qu’il y avait beaucoup de candidats, avec beau-coup d’idées. C’était vraiment enga-geant pour tout le campus. » Avec seulement huit votes de re-tard sur le gagnant, Bruce Landry a pour sa part recueilli 37,4 % des voix, un score plus qu’honorablepour celui qui en était à sa premièretentative électorale au niveau fé-dératif. Iain Campbell, quant à lui,a fini avec 24,2 % d’appui, malgréce qui fut considéré par plusieurscomme la meilleure campagne de lacourse.Chaput se fait bon joueur avecanciens opposants : « J’aimeraism’asseoir avec Bruce et Iain pour voir leur vision de la FÉUO et duposte de v-p social, parce que j’aiseulement gagné par huit votes. Il y a donc beaucoup d’étudiants qui ont voté pour eux. Je respecte le fait que beaucoup d’étudiants ont donc votépour leur plateforme. »
Les conséquencesde la contestation
Peu de gens présents au 1848
Celui qui contestatait une grande partie de l’exécutif actuel iramaintenant les rejoindre dans les bureaux de la FÉUO.
Chaput élu de justesse avec une participation anémique
ÉLECTION PARTIELLE 2009
« J’ai appris commenttravailler avec toutl’exécutif et tout lemonde de la FÉUOpendant l’été »
- Alexandre Chaput
pour l’annonce des résultats avaientcependant oublié les relations beau-coup plus tendues entre Chaput etune partie de l’actuel exécutif, nom-mément Seamus Wolfe, RoxanneDubois et Julie Séguin. On se sou- viendra que l’hiver dernier avaitété le théâtre d’une tumultueusecontestation de la réélection de cesexécutifs de la FÉUO, ainsi que del’élection de Jean Guillaume, à quiChaput succède. À cette occasion, lenouvel élu était au premier rang descontestataires.« J’ai appris comment travailleravec tout l’exécutif et tout le mondede la FÉUO pendant l’été », tempèrele principal intéressé. « Juste aprèsle dévoilement des résultats, j’ai eudes félicitations des membres del’exécutif présents. Jusqu’à date, laréception a été chaleureuse. J’ar-rive tout de même à mon poste avecmes propres opinions, mes propresfaçons de voir comment les chosesdevraient fonctionner. »Cette vision des choses diffère-t-elle de celle de Wolfe, par exemple?« Je peux seulement critiquer avecce que j’ai vécu comme employé àZoom, répond Chaput. Il y a certai-nes choses dont je n’aimerais pasqu’elles se répètent, donc c’est cer-tain que je vais travailler fort pourqu’il y ait des choses à l’interne quis’améliorent. Mais mon but pourma rentrée dans l’exécutif n’est pasde recommencer une grosse guerreentre les différentes visions. » Wolfe aussi semble prêt à passerà autre chose : « Je ne vis pas dansle passé. Ce n’est pas comme ça que je travaille, ce n’est pas utile. […]Pour lui, je pense que ce n’était pas vraiment une contestation de toutle groupe, mais qu’elle concernaitplus l’autre candidat aux [activités]sociales. »
Directeurs de faculté
Du côté des directeurs de faculté,trois étudiants ont été élus. Arrivétroisième dans la course pour la pré-sidence de la FÉUO l’hiver dernier,Tyler Steeves a été élu directeur de lafaculté de Gestion, avec un écrasant87 % des voix exprimées, battant dumême coup deux de ses collègues.La section de Common Law,déjà représentée par Dennis Stark au Conseil d’administration, a éluGuillaume Pelegrin pour compléterla délégation. Avec 54 % du vote,celui-ci a terminé la course avec sixélecteurs de plus que Matthew Ar-mindo Joseph, son rival, un ancien vice-président aux activités socialesde la FÉUO. Des sifflets et des quoli- bets se sont fait entendre à l’annoncede la victoire de Pelegrin, bien connupour ses prises de position souventcontraires à celles de la FÉUO.Finalement, la faculté d’Édu-cation a élu MacArthur Millencomme directrice pour succéder àMyriam Bérubé. Sans aucun adver-saire sur le bulletin, la candidatea vu l’ensemble des huit votes deses collègues lui revenir. « On saitqu’éducation est un cas spécial. Ilsrentrent en septembre pour seule-ment un an, ils sont isolés dans leurfaculté, les cours sont organisés defaçon différente. C’est complète-ment différent. On ne peut appli-quer les mêmes critères d’analyse »a objecté Wolfe lorsque
 La Rotonde
a remis en doute la representativitéde cette élue.
Alexandre Chaput et Tyler Steeves étaient tout sourire suite à l’annonce des résultats.
Photo Mathieu Langlois
Chaput 357
votes
Landry 349
votes
Campbell 226
votes
V-P SOCIALCOMMON LAW
Pelegrin 44
votes
Joseph 38
votes
ÉDUCATION
Millen 8
oui
0
non
GESTION
Steeves 155
votes
Huranchyk 17
votes
Mackie 5
votes
TAUX DE PARTICIPATIOND’ENVIRON
3%
 
Actualités
actualites@larotonde.cale 19 octobre 2009
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 Philippe Teisceira-Lessard 
Des visions opposées sont entréesen collision au matin du 9 octobredernier, à l’occasion d’un panel-dis-cussion sur la commercialisation ducampus.Devant une audience relativementdense, quatre panélistes ont pris laparole pour exposer leur vision dela problématique et des actions àposer, et pour répondre aux ques-tions des étudiants. Cette initiativeconjointe de l’administration, de laFédération étudiante (FÉUO) et del’Association des étudiants diplômés(GSAÉD) faisait suite à une activitésemblable portant sur l’indépen-dance de la recherche qui s’était te-nue au mois d’octobre dernier. Uneaudience assez nombreuse pour cegenre d’événement était assise dansles gradins, visiblement à l’affût desarguments des intervenants.Le nom même de cette activiténe faisait pas l’unanimité. Alors queles deux associations étudiantes ducampus parlaient clairement d’unediscussion sur la commercialisationdu campus, l’administration, elle,organisait un panel sur la recon-naissance des donateurs. Cette dif-férence de point de vue illustre bienla principale pomme de discordequi animait les quatre hommes dis-cutant sur la scène de l’Agora.Un syndicaliste, un banquier, uncandidat au doctorat en pensée po-litique et un professeur en étudesukrainiennes ont exposé leurs pointsde vue sur ces questions, points de vue ancrés dans leur réalité respecti- ve et alimentés par leur expérience.Éric Martin, le doctorant en pen-sée politique, avait sans aucun doutela position la plus radicale des qua-tre intervenants. Pour lui, la ques-tion de la dénomination d’édificesou de programmes avec des nomsde donateurs (entreprises ou en-trepreneurs) n’est que la pointe del’iceberg, qu’une partie d’un problè-me beaucoup plus grand : l’immix-tion des entreprises privées dans demultiples secteurs, dont l’éducationsupérieure, qui lui étaient traditon-nellement interdits.Pour sa part, Glen Tugman, em-ployé par la Banque Scotia pour gérerses programmes d’appui et de dons, aplutôt plaidé une position contraire.Il a exposé aux étudiants que les en-treprises donatrices comme la siennedonnaient réellement de bonne foi etpour jouer un rôle d’exemple dans lacommunauté. « En termes de poli-tique, l’Université est prise avec un beau problème : comment gérer desgens qui veulent aider? » a-t-il décla-ré à propos de l’élaboration possibled’une politique de dons. Au centre de cet affrontement bien pacifique se trouvaient Domi-nique Arel, professeur en étudesukrainiennes, et Robert Johnson,représentant de l’Association cana-dienne des professeurs d’université.Si tous les deux semblaient recon-naître la contribution essentielledes donateurs pour les universités,ils souhaitaient aussi qu’une politi-que d’encadrement soit clairementmise de l’avant.
Des résultats sous peu?
 Allan Rock, recteur de l’Univer-sité d’Ottawa, était présent pendantpresque tout l’événement, restanttotalement impassible à la seuleoccasion où il a été interpellé direc-tement. On se souviendra que c’està la première activité de cette série,l’an dernier, que le recteur avait étéagressivement interpellé par MarcKelly, activiste radical bien connu.« L’objectif, aujourd’hui, c’est desolliciter des réactions, des perspec-tives diverses pour pouvoir exami-ner les points saillants et élaborerune politique », a rappelé Rock.« On a des lignes directrices, maispas de politique », poursuit-il avantd’affirmer souhaiter voir une politi-que « dans les prochains mois ».Questionné sur la possibilité quel’U d’O adopte le modèle de l’Univer-sité du Québec à Montréal (UQAM), Allan Rock échappe un sourire.« C’est une approche possible, c’esttôt pour en parler. Les gens en ontparlé. » Le modèle en question pré- voit l’interdiction de tout baptêmeen l’honneur de donateurs ainsi quela mise sur pied d’un comité chargéde choisir des personnalités impor-tantes pour la communauté.
Politique-cadre pour les donsattendue « dans les prochainsmois »
À la suite du panel-discussion sur la commercialisation ducampus, Allan Rock veut voir une politique d’encadrementà moyen terme.
COMMERCIALISATION DU CAMPUS
 Ariane Marcotte
Le 19 octobre aura lieu au pavillonDesmarais le premier colloque dela Chaire conjointe en Études desfemmes de l’Université d’Ottawaet de l’Université de Carleton. Lethème de la journée portera sur« Les droits des femmes sur l’échi-quier politique ». Le rassemblementa pour but de donner l’heure justesur la situation féminine en milieupolitique, de proposer des solutionset de conscientiser les individus quiévoluent dans ce milieu.
Des noms de marque
Le colloque réunira pour l’occa-sion plusieurs conférencières : desdéputées, des représentantes d’or-ganismes de femmes ainsi que deschercheuses, afin d’examiner lesstratégies à adopter pour faire avan-cer les droits des femmes dans lemilieu politique canadien.Parmi les nombreuses confé-rencières invitées, on retrouvera ladocteure Leslie Wolfe, présidentedu Centre for Women’s Policy Stu-dies à Washington D.C., qui a réussiun parcours impressionnant. Seloncelle-ci, malgré les nombreuses per-cées dans le domaine des droits desfemmes au cours des dernières dé-cennies, la bataille pour l’égalité dessexes n’est pas tout à fait terminée.« Je trouve choquant d’entendreque le viol et la violence conjugaleexistent encore de nos jours », s’in-digne-t-elle. « Oui, il y a des lois, oui,les gouvernements ont prévu deslois pour contrer le problème, maisil ne faut pas que ces lois restent surpapier; elles doivent être appliquéeset respectées. »
Ignorance
Toujours selon Wolfe, la croyancepopulaire selon laquelle les jeunesfemmes des générations X et Y nes’intéressent pas ou s’intéressentpeu aux enjeux féministes est faus-se : « Les gens ont certains préjugésenvers ces femmes. Tant les hom-mes que les femmes croient que les jeunes [filles] sont indifférentes faceà ces enjeux et croient que le com- bat du féminisme est derrière [el-les]. Pourtant, je ne vois pas que desfemmes carriéristes et ignorantesde leur passé, ce n’est pas ce que je vois sur le terrain. » Wolfe animeraune conférence sur le leadership fé-ministe dans la politique nord-amé-ricaine.
Conférences gratuites etouvertes au public
Une douzaine de conférenciè-res prendront la parole le 19 octo- bre. Agnès Whitfield, l’instigatricedu colloque, en partenariat avecl’Alliance féministe de l’action in-ternationale (AFAI) et l’Institutcanadien de recherche sur les fem-mes (ICREF), s’attend à une bonneparticipation de la part du public :« Je suis confiante que l’on va cer-tainement atteindre notre objectif d’environ 70 personnes. »Le budget opérationnel pourl’événement permettra aux orga-nisateurs d’offrir l’entrée libre auxparticipants. Dans un souci d’acces-sibilité à tous, l’ensemble du collo-que se déroulera moitié en français,moitié en anglais dans la journée.Pour vous inscrire gratuitement, veuillez communiquer avec NathalieBlanchard à l’adresse suivante : scs-comm@uottawa.ca ou par téléphoneau 613-562-5800, poste 2642.Le colloque de la Chaire conjoin-te en Études des femmes a lieuaujourd’hui, 19 octobre, de 9h à17h30, dans la pièce 3120 du pa- villon Desmarais.
En vedette : « Les droits des femmes sur l’échiquier politique ».
Colloque de la Chaire conjointe en Études des femmes
DROITS DES FEMMES
« En termes de politique, l’Université estprise avec un beau problème : commentgérer des gens qui veulent aider? »
Allan Rock suivait attentivement le panel-discussion sur la commercialisationdu campus.
Photo Mathieu Langlois
- Glen Tugman
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