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ProjetHaïtiestunemissiond’AvocatssansfrontresQuébec(Canada)(ASF)qui,depuisprèsdedeuxans,viseàrenforcerl’enseignementdesdroitshumainsàlaFacultédedroitdel’Universid’Étatd’Haïti.PourlesIndianaJonesdudroitquiprennentpartauxprojets,humani-etpéripétiessontaurendez-vous.Fruitd’unecollaborationentreplu-sieursorganismesnongouvernemen-taux,leprojets’inscritdanslecadredu
 Programmedecoopérationvolontaired’appuiàlagouvernanceenHaïti
(PCV),lui-mechapeautépal’Agencecanadiennededéveloppe-mentinternational(ACDI).Droitsdesfemmes,droitinternationaldutravail,droit pénaletdroitséconomiquesetsociauxsontaumenudurantlesminairesoffertsàdescentainesd’étudiantshaïtienspardesprofessionnelsetdesacadémicienscanadiensetquébécois.Soulignonslatoutecentemissiondeformationendroitdel’environnementàlaquelleontprispartdeuxavocatsdeMcCarthyTétrault,MeDavidE.RobergeetMeCindyVaillancourt.PourNicholasD’Aoust,coordonnateurd’ASFpourl’Universitéd’Ottawa,«cepro- jetestl’opportunitédemettrelaprimaududroitauservicedelafensedesdroitsdelapersonneetdevoirplusgrandquesoi.»
 Bâtirlacapacité,formerdesformateurs
LeprofesseurFrançoisLarocque,directeurduProgrammenational(commonlaw)delaFacultédedroitdel’Universid’Ottawa,s’estrenduenHaïtiàlafinmai2008.Ilaprésenunminairedemaîtrisesurlesrecoursoffertsparl’ONUetlesystèmeinteraméricaincontrelesviolationsdesdroitsdel’homme.«Personnen’avaitl’idéede
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CatherineBlanchard
catherine.a.blanchard@gmail.com
Premrecampagneélectoraleet,,elleestélue.Premreélectionet,,elleobtientunministère.Et pasn’importelequel;onluioffrelaJustice.Faceàcesnouveauxenjeuxprofessionnels,KathleenWeilsedéclareprêtepourcedéfi.Quepouvons-nousattendredelanouvelleministredelaJustice?,différentsprojets,commelavi-sionduCodedeprocédurecivileetl’instaurationde«maisonsdejustice»,semblents’amorcer.Entrevueavecunepueetunefemmeencoreconnuesurlascènepolitiquequébécoise.Apsl’obtention,en1978,d’unbaccalauatenHistoireetSciencespolitiquesàl’UniversiMcGill,KathleenWeilycrocheaussisesdiplômesendroitciviletencommonlawen1982.Unanplustard,elleestadmiseauBarreauduQuébec.Alorsqueplusieurss’étonnentdecenouveauvisagedanslemondepolitique,MadameWeiln’enestpasàsesbutsdanslaviepublique.Depuis2000,elleoccupaitlepostedeprésidenteetdirectricegénéraledelaFondationduGrandMontréal.Cettefondationcom-munautairerecueilledesfondspourdesorganismesœuvrantnotammentensanté,enéducation,enenvi-ronnementetenculturedanslagrandegiondelamétropole.Sonimplicationcommeprésidenteduconseild’administrationdelaRégierégionaledesser-vicesdesantéetservicessociauxdeMontalde1998à2002montreaussisontravailauprèsdelacollecti-vité.«Mafamilleatoujoursétéimpliquéedanslacommunau»,expliquelaministrelorsd’uneentre-vueaccordéeauFlagrantdélit.Pourquoiavoirquitcemilieu?«J’aiconnubeau-coupdepoliticiensdansmavieetilssontdesagentsdechangement.Onnelevoitpastoujours,carilssont prisdanslamachine,maistouslespoliticiensontle bien-êtredelacommunauàur.»MadameWeilaalorsvucenouveaumandatcommeuneopportunitédecontinuersontravaildejusticesociale.«Cefutunchoixdifficile.Lestâchesdemandentuneresponsa- bilitéadditionnelletrèsimportantepuisqu’ongèredesfondspublics.Maisfinalement,c’estvraimentlecitoyenetsesdroitsqu’onprotège.»
 Expériencepasséecontroversée
Lorsdeladernrecampagneélectorale,uneombreplanaitcependantau-dessusdeceportrait presqueparfaitdelanouvelleprocureuregénéraleduQuébec.Plusieursmédiasavaientsoulelaprésen-cedeWeilauseind’AllianceQuébecàtitredechef dupersonnel,deconseillèrejuridiqueetdedirectrice pendantplusieursannées.CedéfuntmouvementavaitcommemandatprincipallapromotiondesdroitslinguistiquesdesanglophonesauQuébec.C’estpourquoicertainsavaientvulanominationdelaministreWeilcommeuneattaqueàlalanguefran-çaise,saprotectionétantunenjeuprimordialauQuébec.Cependant,selonlaministre,ils’agitd’unemauvaiseinterprétationdumandatd’AllianceQuébec.«Lorsquej’ytravaillais,nousavonsaussiétéimpliqsdansplusieursdossiersquifendaientlesdroitslinguistiquesdesfrancophoneshorsQuébec,notammentenAlbertaetauManitoba.Cetravailm’adonuneformationvraimentimportanteetm’abeau-coupsensibiliséfaceauxminoritéslinguistiquesetàl’importancedelesappuyer.C’estapsmonpartetceluidesgensavecquijetravaillaisqu’AllianceQuébecs’estplutôtradicalisée.»
 Aumenu
Lorsqu’onluidemandesurquelsaspectsdusystè-mejudiciaireellesouhaitetravailler,c’estl’acsàla justicequeMeWeilaffirmevouloirvelopper.Ellementionnealorsletexted’opinion
 Lemondejudiciairemaladedesajustice
 parudans
 LeDevoir 
le27mars2008.«Lesystèmeesttropcoûteux,pasassezaccessi- ble.Plusieursindividusdelaclassemoyennen’ont plusrecoursauxtribunauxpourcesraisonsetrenon-centdoncàleursdroits.[…]Nousvoulonsaussifavo-riserladiationenmatièrefamiliale,puisquenousavonsdespreuvesqu’ilyaunejudiciarisationdepuislesdernièresannées»,explique-t-elle.C’estpourquoil’augmentationdel’admissibilitéàl’aidejuridiqueetl’aideauveloppementdeProBonoauQuébecserontencouragées.LaministredelaJusticeabordeaussiunprojetquiconsisteraitenl’implantationdeguichetsuniqueslescitoyens pourraientêtreorientésverslesinstancespouvantlesinformersurleursdroits.Cemodèle,dontl’applicationavaitététentéeilyaquelquesanes,estinspirédesmaisonsdejusticeenFrance.Maisle«grandchantier»sideraàentamerlepro-cessusdeformeduCodedeprocédurecivile.Elledésiremettreenœuvrecedossierqueluiaguéson prédécesseurJacquesDupuis.«Nousvoulonsréduirelenombred’articles,humaniserlesprocédurespourlesacreretlesrendremoinscoûteuses.C’estcertainqueçanesefaitpasautomatiquement,maisnousavons5anspourfaireleschangements,doncj’aurailetempsdebienpiloterlesbuts.»
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A NOUVELLE MINISTRE QUÉBÉCOISE DE LA
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ACCÈS AU SYSTÈME JUDICIAIRE
Sommaire
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La nouvelle ministre de la Justice Kathleen Weilsouhaite entamer la révision du Code de procédurecivile afin de favoriser l’accès au système judiciaire
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A
VOCATS SANS FRONTIÈRES EN MISSION EN
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Gabriel Querry
gquer073@uottawa.ca
 suite à la page 3
 
Le Flagrant Délit
Page 2
   2  -   L   E   F   L   A   G   R   A   N   T   D    É   L   I   T ,   M   A   R   S   2   0   0   9
Nouvelles
Sophie Juneau
sjune063@hotmail.com
Un vent de changement a soufflé sur l’approche française des relationsQuébec-France-Canada. Lors de la cérémonie qui éleva le Premier ministre duQuébec Jean Charest au rang de Commandeur de l’Ordre de la Légiond’Honneur, Nicolas Sarkozycrut pertinent de revenir sur les propos lancés lors du Sommetde la Francophonie en automnedernier. Il réitéra l’importancede l’unité dans le contexte fédé-ral, d’une approche qui prône le« refus de la division » et de« l’enfermement sur soi-même ».Plusieurs ont interprété quele chef d’État s’adressait impli-citement aux mouvementssécessionnistes du Québec qui,selon lui, s’opposeraient auxvaleurs universelles que projettela francophonie, dont « le refusdu sectarisme ».Indignés, Gilles Duceppe,chef du Bloc québécois, etPauline Marois, chef du Partiquébécois, ont joint leur signa-ture à une lettre adressée au Président français. Le document exprime leur désap- probation envers Sarkozy et précise qu’aucun « chef d’État étranger n’a autantmanqué de respect aux plus de deux millions de Québécois qui ont voté pour lasouveraineté ».En effet, un changement s’est produit dans la dynamique triangulaire tradi-tionnelle des relations entre le Québec, le Canada et la France. « Lorsque desrelations diplomatiques impliquent trois acteurs, il y en a toujours un de trop! »explique Me Jacques Frémont, professeur de droit constitutionnel à l’Universitéde Montréal et ancien doyen de la Faculté de droit. Ainsi, les déclarations proli-fèrent bel et bien une rupture dans la politique française du « ni-ni » (non-ingé-rence et non-indifférence) qui penchait pour une approche approbatrice enversl’indépendance du Québec.Fetze Kamdem, professeur de droit international à la Section droit civil, préci-se que le changement de cap s’opère conformément à la théorie de droit interna-tional du « parallélisme desformes et des compétences ».Selon cette dernière, tout pro- pos émis par une autorité com- pétente à une époque précise, peut être par la suite défait par la figure d’une autorité demême compétence, étant donnéque la forme dans laquelle ilsont été livrés demeure la même.Or, il faut se questionner sur la portée réelle de ces paroles etsur la pertinence au recours à lanotion d’« ingérence ». « Lesdéclarations ne créent aucuneffet juridique sur les affairesinternes du Canada, préciseJacques Frémont, elles n’ont deretombée que dans la sphère politique ». M. Kamdemappuie également de tel propos,rappelant que « l’ingérence ne peut impliquer que les relations entre États et le Québec n’a pas encore gagnéson statut d’entité étatique ».Dans une récente lettre qui tente d’apaiser les ardeurs souverainistes, le prési-dent Sarkozy réaffirme l’enthousiasme de l’Élysée envers l’évolution desaccords avec le Québec, prometteurs d’un avenir fleurissant. Le Président réitèretoutefois l’espoir que « la relation unique qui lie la France avec le Québec » puisse s’épanouir « en harmonie avec la relation que la France entretient avec leCanada dans son ensemble ».
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 Nouvelle dynamique Québec-France-Canada ?
Sophie Juneau
Gabrielle Côté
gcote099@uottawa.ca
Le 25 septembre dernier, le Barreau duQuébec a donné son aval à la fondationd’un centre pro bono et a nommé lesmembres de son Conseil d’administrationtemporaire. Ensuite, Me Michèle Moreau,dont l’accessibilité aux services juri-diques est le cheval de bataille depuis desannées, a été choisie pour diriger l’organisme. Elle se dit « excitée » par cette nouvelle aventure qui « l’emballe ».Dès le mois d’avril, le centre associeracertains clients souhaitant recevoir desservices juridiques gratuits et les avocatsfaisant du travail
 pro bono
, c’est-à-dire pour le bien public. En effet, seules lesdemandes d’individus ne pouvant accéder à l’aide juridique et assumer les fraisordinaires d’un avocat seront considérées.De plus, le cas peut relever de toutes lesmatières (pénale, familiale, civile) et doitavoir un réel intérêt juridique (soit sur une question de droit nébuleuse ou soitsur une injustice sociale flagrante) pour être sélec-tionné par un comité dont la principale priorité serala transparence.Quatorze grandes firmes montréalaises, dont la plupart contribuaient déjà à rendre la justice plusaccessible, ont accepté de collaborer avecl’organisme. Déjà 10 000 heures seront accordéesgratuitement à des personnes qui n’auraient fort probablement pas pu avoir accès à des services juri-diques autrement.Le manque d’accès aux conseils d’un avocat pour de nombreux Canadiens constitue un grave problème social. Pour Me Moreau, « ce n’est pasnormal que des gens de la classe moyenne ne puis-sent pas faire valoir leurs droits ». En effet, seu-les les personnes seules ayant un revenu annuel demoins de 12 149 $ peuvent bénéficier de l’aide juri-dique gouvernementale. Par conséquent, le CentrePro Bono Québec devrait « faire du bien à notesociété » comme le souhaite ardemment sa directri-ce générale. Il faut préciser que l’organismen’accepte pas les demandes encore : elle n’étudierades cas qu’à partir de son ouverture en avril.La mise sur pied d’un tel projet n’est pas de toutrepos. C’est pourquoi les tâches de Michèle Moreauen poste depuis le 19 janvier varient beaucoup. En
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Me Michèle Moreau devient la nouvelle directrice généra-le de Pro Bono Québec
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changer le monde, explique d’emblée M.Larocque lors d’un entretien, maisl’expérience était incroyable! Nous avons pufaire une différence dans le moment présent. »Un premier volet de son enseignement a étédispensé aux juges, fonctionnaires et avocats dePort-au-Prince, la capitale haïtienne de deuxmillions d’habitants. Un deuxième volet a pris place dans un tout autre environnement, à Cap-Haïtien, où les jeunes étudiants, à défaut d’êtrevêtus d’habits et d’être munis de téléphones cellu-laires, avaient la soif d’apprendre et de participer.« À Cap-Haïtien,c’était beaucoup plus calme. Nous pouvions nous arrê-ter et parler auxgens, sans nous sou-cier de notre sécuri-té et sans être limi-tés par un couvre-feu. »
Une aventure quin’est pas sansrisques
Le passage deM. Larocque a été ponctué de l’enlèvement de Nadia Lefebvre, cetteCanadienne de Médecins du monde qui, le tempsd’une rançon, avait attiré l’attention des médias enmai 2008. « Ma perception des risques de la mis-sion a dès lors changé, raconte M. Larocque. Il nefaut pas oublier qu’Haïti était jusqu’à tout récem-ment le pays le plus dangereux pour les étrangersaprès l’Irak et l’Afghanistan. Là-bas, l’enlèvementest une véritable activité économique. »Avocats sans frontières est une organisation nongouvernementale à but non lucratif qui œuvre à ladéfense des droits de l’homme dans les pays envoie de développement ou en crise.
A GRA NDÉ  I   ,MAR S  0  0  9 - 3 
Le Flagrant Délit
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Nouvelles
Selina Sforza
ssfor037@uottawa.ca
Plus de six mois se sont écoulés depuis le décès tragiquedu jeune Fredy Villanueva qui a succombé sous les tirsdu policier Jean-Loup Lapointe dans l’arrondissement deMontréal-Nord. Aucune accusation criminelle n’a étédéposée contre les policiers présents sur la scène. Étantdonné les réactions de colère au sein de la communauté,le ministre de la Sécurité publique Jacques Dupuis a exigéla tenue d’une enquête publique, qui sera présidée par le juge Robert Sansfaçon. À la suite de cette annonce, endécembre 2008, plusieurs organisations ont formé unecoalition et ont déclaré dans un communiqué de pressequ’une telle enquête n’était pas suffisante pour mettre finà ce problème.En effet, Dominique Peschard de la
 Ligue des droits et libertés
a déclaré que « le fait que le ministre de laSécurité publique annonce la tenue d’une enquête publique “pour rassurer la population sur le bien-fondé dela décision prise par le directeur des poursuites criminel-les” vient confirmer la nécessité que le Québec se doted’un autre processus d’enquête ». Selon cette organisa-tion, il faudrait créer une unité qui aurait comme mandatde déterminer si une poursuite criminelle est nécessairecontre des policiers. Ce qui préoccupe les organismes etla communauté, c’est que l’affaire Villanueva met ausside l’avant les problèmes d’exclusion économique etsociale qui affectent certaines couches de la population.Ceux qui espéraient qu’une enquête publique fasse lalumière sur les tensions raciales du quartier Montréal- Nord seront déçus; il a été confirmé que le juge RobertSansfaçon n’abordera pas l’aspect socio-culturel quientoure l’affaire. Il devra s’en tenir aux causes et aux cir-constances entourant le décès.
 L’enquête publique, un outil puissant 
Comme l’a affirmé le Colonel Michel Drapeau, pro-fesseur de commissions d’enquête à la Section de droitcivil, lors d’une entrevue au
 Flagrant délit 
, une enquête publique est un outil puissant pour aller chercher la vérité.Le commissaire possède un rôle inquisitoire puisque c’estlui qui contrôle l’affaire selon le mandat très précis qui luia été attribué. Son but premier est de rechercher les faits etc’est lui qui détient le pouvoir de reconnaître les person-nes qu’il qualifiera « d’intéressées » et qui pourront inter-roger les témoins et se faire entendre à la fin de l’enquête.Dans l’affaire Villanueva, plusieurs organismes et organi-sations peuvent bénéficier de ce statut. Le coroner a éga-lement le pouvoir d’obliger les gens à comparaître devantlui. Ce n’est donc pas vrai, qu’à leur discrétion, les poli-ciers vont pouvoir choisir ou non de comparaître. C’est leministre de la Sécurité publique qui est en mesure dedemander la tenue d’une enquête lorsqu’un événement prend une grande ampleur ou qu’il relève d’une impor-tance particulière pour le public. Il choisit un commissai-re, lui donne son mandat et lui accorde un certain budget.Donc, comme l’a souligné au
 Flagrant délit 
le ColonelDrapeau, le commissaire démarre avec une page blancheet c’est à lui de tout organiser puis il remettra son rapportd’enquête au pouvoir exécutif.Le processus qui mène à l’enquête est très long. Il enrésulte qu’il ne faut pas être trop critique envers une com-mission d’enquête au stade embryonnaire. En fin decompte, c’est un rapport sur le vif, comme le souligne leColonel Drapeau. Le public va former son opinion sur cequ’il entend et c’est principalement par le biais desmédias qu’il le fera. On pourrait diviser l’enquête en troisétapes. Tout d’abord, il y a la collecte et l’analysed’informations par le coroner, le procureur et les servicesde police. Ensuite, lors de l’audition publique, il devra présenter toutes les informations qu’il détient et on enten-dra l’expertise des témoins. Puis, c’est dans son rapport public, une fois l’audition terminée, qu’il va rendrecompte de son appréciation des faits et qu’il fera sesrecommandations
1
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 La Ville de Montréal et les policiers poursuivis
Par contre, il semble que tout ne s’arrête pas là dans cedossier puisque la famille de la victime, représentée par Me Peter Georges-Louis, a engagé une poursuite contre laVille de Montréal et les deux policiers qui étaient sur  place, Jean-Loup Lapointe et Stéphanie Pilotte, pour unesomme de 910 000 $ pour perte de joie de vivre dans lafamille. Rappelons aussi que Denis Meas, 18 ans, etJeffrey Sagor Metellus, 20 ans, qui ont eux aussi étéatteints par les balles du policier Lapointe le 9 août der-nier, ont engagé une poursuite de 810 000 $ contre la villeet les deux policiers, alléguant l’utilisation de force abusi-ve, excessive et brutale. Ces poursuites n’auront tout demême pas d’impact sur l’enquête qui est complètementindépendante. Par contre, l’enquête publique qui était pré-vue pour le 16 février dernier a été reportée au 25 mai prochain, puisque la famille Villanueva et certainstémoins importants ont menacé de boycotter l’audience puisque le ministre de la Sécurité publique, M. Dupuis, aindiqué que seules les factures légales de la victime et des policiers allaient être payées par l’État et non celles desdeux autres individus qui ont été blessés. Cela résulte principalement d’une question de budget puisque lescommissions d’enquête ne reçoivent qu’un financementtrès retreint, c’est au commissaire de décider comment ilen disposera. Selon le Colonel Drapeau, ce n’est pas dutout dans l’intérêt de la famille d’adopter cette attitude puisque le but d’une telle enquête c’est de rechercher lavérité, et ce, à l’abri de toute pression et devant le public.On ne cherche pas un responsable, on ne vise personne,on veut seulement avoir le cœur net et mettre les chosesau clair, souligne M. Drapeau. Donc, d’ici à ce que laquestion des frais d’avocats soit réglée, l’affaireVillanueva risque de faire encore beaucoup jaser.
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BUREAU DU CORONER DU QUÉBEC. Interventions descoroners, L’enquête publique,[http://www.msp.gouv.qc.ca/coroner/coroner.asp?txtSection=intervention&txtCategorie=enquete].
L’
AFFAIRE
F
REDY
V
ILLANUEVA
:
UNE COMMISSIONPOUR ALLER AU FOND DES CHOSES
?
 suite de la page 1
Le professeur François Larocque a contribué au renforcement de la primauté du droit lors de sa récente mission à Haïti.
effet, tout en veillant à l’ameublement des locaux, elle doitsuperviser la création d’un site Web qui sera le principal outilde communication ainsi que le recrutement d’avocats. Cela estréussi pour Montréal, mais il est plus difficile de convaincreles juristes des autres villes du Québec de collaborer au projet.C’est pourquoi les yeux de l’ancienne directrice des relationsdu travail de l’UQAM sont maintenant tournés vers lesrégions.Il est possible que cette situation soit due à l’importancede la culture
 pro bono
dans le monde anglophone. Dans la plupart des autres provinces canadiennes, des services quisystématisent le travail
 pro bono
des avocats existent déjà.D’ailleurs, l’Association du Barreau canadien incite les avo-cats canadiens à redonner à la collectivité de cette façon. De plus, dans sept états américains, il est obligatoire pour lesavocats de faire un rapport annuel de leurs heures offertesaux plus démunis.Si vous êtes intéressés à faciliter l’accès à la justice, vous pouvez contacter Michèle Moreau (mmo-reau@probonoquebec.ca) qui assure qu’elle aura des tâchesà vous confier. Par exemple, participer aux comités quisélectionnent les individus qui pourront bénéficier des servi-ces du centre. Vous pouvez aussi vous joindre au programmePro Bono Students Canda (PBSC) qui existe à l’Universitéd’Ottawa depuis 2004 pour la section de droit civil.
Photo : Courtoisie François Larocque

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